bfuturLes Centres d’Affaires et de services partagés: le bureau_du_futur

 Pour Denis Ettighoffer, le coût de l’emploi dans le tertiaire, additionné à une explosion des tarifs dans l’immobilier de bureau, favorisent indubitablement le travail hors des murs de l’entreprise. C’est à dire essentiellement dans des Centres d’Affaires et de Services Partagés (CASP) qu’il nomme « hôtelleries » ou « haltes d’entreprises ». Au nombre de 600 en France ces centres d’affaires offrent de nombreux avantages en terme de flexibilité opérationnelle, d’économie de coût ou d’investissement, de disponibilité horaire, etc. Denis Ettighoffer regrette que pour l’instant, les principaux utilisateurs de ces CASP ne sont que des entrepreneurs individuels et que les PME-PMI restent majoritairement absentes de cette formule présentée comme incontournable. Cette analyse socio-économique de la façon dont fonctionnera le bureau de demain a contribué à faire avancer le débat sur les nouvelles formes d’organisation du travail.Alors qu’on l’imagine «high-tech», le bureau du futur sera surtout un centre d’affaires et de services partagés offrant une panoplie de services intégrés utilisables à façon dans des conditions tarifaires variables et adaptées à l’usage réel qui en est fait. Parmi ces services dominera l’offre de supports bureautiques, de secrétariat et de communication pluri média. Le bureau du futur passe d’une logique de surface à une logique de services. L’émergence de tels centres de services mutualisés est due à la conjonction de trois phénomènes structurels : la démassification du secteur tertiaire, l’obligation de réduire les migrations quotidiennes, et le besoin de maintenir des activités multiservices dans les zones économiquement fragiles alors qu’en l’an 2000, 40% de la population française vivra en habitat isolé ou rural contre 29% en 1982.

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