travailLe Travail au XXIe siècle, : mutations de l’économie et de la société à l’ère des autoroutes de l’information » (Dunod, 1995) Télécharger: Travail au XXIeme siècle

Jusqu’alors fondées sur le rendement de la fabrication, les industries s’intéressent maintenant à devenir des organisations globalement efficaces bâties sur l’augmentation de la valeur ajoutée. Les sociétés modernes sont désormais caractérisées par une forte interdépendance économique, sociale et industrielle que renforcent les télécommunications. Alors que l’homme agit de plus en plus, à distance, sur des représentations du réel grâce à l’électronique, le travail s’installe dans des réseaux. Une part croissante de la population actuelle passe d’une logique de distribution du travail (des bassins d’emploi) à une logique de réseaux de distribution et d’échanges de savoirs. Cet ouvrage montre une société en mutation, en renaissance, encore en conflit avec les anciens systèmes. Il propose une analyse impressionnante et originale des impacts des inforoutes sur le monde du travail, sans s’abstraire du contexte économique, social et politique des temps à venir.

Quelle est l’influence des réseaux d’ordinateurs sur le monde du travail? Les experts d’Eurotechnopolis Institut, réunis par Denis Ettighoffer, nous ouvrent sous la direction de Gérard Blanc, des perspectives plus prometteuses qu’on ne l’imagine aujourd’hui. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, lorqu’elles sont associées à des formes modernes d’organisation du travail et des services, n’engendrent pas le chômage. En favorisant l’industrialisation et la diminution du coût des services, les réseaux informatiques créent de nouveaux besoins marchands et donc de nouveaux emplois. Avec le Temps Partiel Pluriel, émerge une génération de travailleurs polyactifs. La mutualisation des compétences devient une clé de la gestion des ressources humaines, gestion qui sera prise en charge par des organisations spécialisées dans le soutien à la mobilité professionnelle. L’homme au travail, lui aussi, s’émancipe de l’entreprise en organisant de nouvelles solidarités professionnelles. Nomades électroniques, dans un monde sans frontières, les travailleurs à distance inventent le travail du futur avec des machines à simuler le réel. Ils deviennent aussi les acteurs d’entreprises virtuelles, les citoyens d’un réseau, à l’instar des networks américains, une communauté virtuelle qui forgera des nouvelles régulations en matière d’emplois, de commerce et de partage des richesses.