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	<title>Ettighoffer Digital Campus &#187; Chronophagie &amp; Stress</title>
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	<description>L&#039;homme connait le monde, non point par ce qu&#039;il y dérobe, mais par ce qu&#039;il y ajoute. (Paul Claudel)</description>
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		<title>Anti stress : De vieilles recettes qui marchent encore !</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 07:39:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronophagie & Stress]]></category>
		<category><![CDATA[Vie Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[antistress]]></category>
		<category><![CDATA[bonnes pratiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Connaissez-vous de bonnes pratiques que nous pourrions recommander à nos collaborateurs ? C’est à peu près en ces termes que l’on me demande de trouver les solutions à ce sentiment épouvantable que le temps nous file entre les doigts et que notre goût au travail, nos 12 à 13 heures par jour n’arrivent pas à combler [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></strong><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-2408" title="geek-quotidien-humour" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/geek-quotidien-humour-300x125.png" alt="" width="300" height="125" />Connaissez-vous de bonnes pratiques que nous pourrions recommander à nos collaborateurs ?</strong> C’est à peu près en ces termes que l’on me demande de trouver les solutions à ce sentiment épouvantable que le temps nous file entre les doigts et que notre goût au travail, nos 12 à 13 heures par jour n’arrivent pas à combler ni notre vie professionnelle, ni notre vie personnelle. Pour dire vrai, j’ai peu de goût pour les recettes de bonne femme. J’ai écris des livres sur le <a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/trop_trop.html">stress du aux NTIC</a> en étant moi même sous des pressions les plus extrêmes. Mais cela m’amuse de vous dire mes bonnes pratiques, vous constaterez vous même qu’elles non rien de géniales. C’est pour cela peut-être qu’elles marchent. J’ai réussi à soulager la pression en deux temps.<span id="more-2407"></span></p>
<p><strong>La prise de conscience d’abord.</strong> En prenant de l’âge nous devenons plus fragiles face au stress. Nous prenons aussi conscience qu’il existe une écologie du temps au moins aussi importante que la pollution sonore ou atmosphérique. Pour moi, cela a émergé au fur et à mesure que j’écrivais et j’étudiais le sujet. Des trucs idiots parfois… exercez vous, ça marchera peut-être pour vous aussi :</p>
<ul>
<li>Retrouvez un vieux carnet d’adresses et face aux multiples rendez-vous et problèmes que vous vous êtes imposé de voir cette année là interrogez-vous de savoir si vous avez réussi à les résoudre et si vous avez bien utilisé un temps si surchargé… inutile de vous dire que le résultat est rarement brillant. Bref beaucoup d’agitations pour pas grand chose. Ça réduit notre boulimie.</li>
</ul>
<ul>
<li>Vous avez de moins à moins de temps à consacrer à vos enfants et à vos amis et pire encore, lorsque vous y consacrez du temps s’est à la va vite… votre vie sociale ressemble plus à une vie mondaine qu’à une vie remplit d’amitiés. Pire. Vous les sur occuper, y compris durant leurs temps de loisirs, pour ne pas avoir à vous en occuper vous même.</li>
</ul>
<ul>
<li>Vous avez échappé de peu à quelques crises cardiaques chaque fois que votre PC s’enguirlandait de messages type « votre application a un problème et doit fermer » ou « un virus est installé sur le programme xxx «  ou encore de voir votre écran envahit par des pubs entrées à votre insu sur  votre navigateur pourtant protégé par des tas d’antivirus et autres parafoutaises.</li>
</ul>
<ul>
<li>Vous prenez conscience que vos enfants se débrouillent mieux avec ces outils que vous même de vos outils professionnels qui vous énervent.</li>
</ul>
<ul>
<li>Vous n’échappez plus aux sollicitations les plus diverses. Au début s’était pas marrant de voir que votre numéro en liste rouge était connu de tout le monde, de même que celui de votre portable, d’ailleurs cela n’amuse pas du tout non plus votre moitié d’être réveillé(e) en pleine nuit parce que vous ne savez pas protéger votre intimité.</li>
</ul>
<ul>
<li>Et si, autrefois, vous pratiquiez des sports régulièrement, aujourd’hui, vous vous rendez compte que vous avez perdu masse musculaire, que votre corps s’habillait de raideurs et que le cal de vos mains devient du cal au fesses à force de travailler assis.</li>
</ul>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-2409" title="sjeemz" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/sjeemz-300x295.jpg" alt="" width="300" height="295" />Bref moins de disponibilités, moins d’activités physiques et le sentiment que le travail vous bouffe la vie quand il ne vous la gâche pas. Il faut réagir. Comment ?</p>
<p><strong>La reprise en main.</strong> Lorsque l’on travaille beaucoup, il ne faut pas bien longtemps pour réaliser que nous avons des rythmes de travail propres. Chaque fois que nous chahutons ces rythmes pour de bonnes ou mauvaises raisons ça se paie.</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Discipliner le temps.</span> Ne travailler que quatre ou cinq jours au choix. Mais aussi spécialiser les jours. Celui où l’on travaille pour soi, celui ou l’on rencontre d’autres professionnels ou l’on se forme et ou l’on se maintien en forme.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Savoir se reposer</span>. Défendre l’idée d’une vraie pose dans la journée éventuellement sous la forme d’une sieste de quelques dizaines de minutes paraît une bonne sauvegarde de sa santé.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Savoir déléguer</span>. Pourquoi accepter les appels ou autres sollicitations professionnelles alors que pour quelques euros il est possible de bénéficier d’un accueil téléphonique sous traité et efficace.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Savoir se former.</span> D’accord vous êtes de grands spécialistes et de bons professionnels. Mais reconnaissez-le : vous êtes nuls avec votre informatique et ses possibilités. Apprenez à vous faire aider et prenez le temps de vous former pour avoir de bons réflexes cela vous évitera quelques émotions inutiles.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse. </span>Ne harcelez pas votre secrétaire ou autres personnels au téléphone ou pour des modifications incessantes de votre prose sous prétextes qu’ils y ont maintenant des outils performants. Ils risquent d’aller consulter vos confrères.</li>
</ul>
<ul>
<li><a href="../../../../../1192/le-fun-et-si-on-utilisait-le-fun">Et surtout. Gardez le sens de l’humour</a><span style="text-decoration: underline;">.</span> Souvenez-vous des années d’études et des blagues épouvantables que vous avez faites ou les bons moments passés à partager avec vos potes, les soucis et la pression quotidienne. N’hésitez pas à connaître les écoles du rire et ses bienfaits thérapeutiques. Peut-être cela fera t-il évoluer l’idée que vous vous faites de votre métier, et je doute que vos collègues et vos clients auront à la regretter.</li>
</ul>
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		<title>Le fun, et si on utilisait le fun ?!</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 08:02:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronophagie & Stress]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[antistress]]></category>
		<category><![CDATA[fun]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
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		<category><![CDATA[Technostress]]></category>

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		<description><![CDATA[Le fun est un mot difficile à traduire en français : ambiance, rire, détente ou rigolade ? Un peu de ce mélange sans doute. Le fun joue dans l’entreprise un rôle équivalent au sexe dans les familles coincées. On sait qu’il existe. Qu’il faut faire avec. Et que lorsqu’on en parle, il faut avoir l’air de trouver [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/golds3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1665" title="golds3" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/golds3-267x350.jpg" alt="golds3" width="267" height="350" /></a>Le <em>fun</em> est un mot difficile à traduire en français : ambiance, rire, détente ou rigolade ? Un peu de ce mélange sans doute. Le fun joue dans l’entreprise un rôle équivalent au sexe dans les familles coincées. On sait qu’il existe. Qu’il faut faire avec. Et que lorsqu’on en parle, il faut avoir l’air de trouver ça formidable… en y touchant le moins possible. Voilà pourquoi on s’e… dans une majeure partie des entreprises françaises… qui seraient bien avisées d’investir sur ce bien très immatériel et très précieux, l’ambiance, le rire. Le meilleur remède connu contre l’angoisse et le stress. <span id="more-1192"></span>Lorsqu’il n’est pas un mot vide de sens, le fun est un formidable levier pour travailler et vivre ensemble. Certes, une entreprise ne doit pas se prendre pour le Disney Club, mais à force d’en rajouter dans la gestion « jugulaire-jugulaire », on se trouve devant des situations burlesques. En 1988, une société de services n’ayant pu se développer de façon satisfaisante et désireuse de préserver le ratio chiffre d’affaires/salariés, engage une procédure d’évaluation de fin d’année féroce pour les cadres n’ayant pas atteint leurs objectifs. Deux d’entre eux se sentant injustement évalués demandent à la direction générale de revoir leur copie. Refus de cette dernière. Les deux compères, qui ont aujourd’hui des postes importants, démissionnent. Le problème est qu’ils avaient à eux deux, grâce à leur dévouement, leur humour et leur gentillesse, constitué une excellente animation du service dans lequel ils travaillaient. Ce dernier devra être refondu complètement deux ans plus tard, faute de pouvoir retrouver l’ambiance de travail qu’ils avaient su créer. Combien coûte une ambiance de travail pour un contrôleur de gestion ? Le fun des managers semble avoir surtout disparu avec l’éradication des coûts inutiles. Comme le dit la chanson : « <em>J’ai perdu l’humour depuis que j’ai acquis le sens des affaires</em><a href="#_ftn1">[1]</a>. » Aujourd’hui, on chercherait en vain ces profils dans les bureaux de bon nombre d’entreprises. Ce qui donne raison à cet homme qui constatait : « <em>On ne fait plus beaucoup de pots au bureau. Qui a envie d’embrasser un ordinateur ?</em> » La propension de certaines compagnies à privilégier les résultats individuels fait qu’elles se sont séparées de certains hommes peut-être moins doués que d’autres pour faire du chiffre ou pour abattre une besogne irréprochable mais capables de mettre une ambiance formidable. Sérieusement. La crise de l’entreprise française serait-elle due à sa culture de la tristesse et du catastrophisme dans ses états-majors ? Rire de soi alors que l’on manque de recul n’est pas toujours facile. Fréquemment, on se trouve trop immergé dans un problème pour y trouver quelque drôlerie. Rechercher la fréquentation de gens qui ont un flair particulier pour déceler le côté drôle d’une situation, utiliser ce talent pour parvenir à en rire apporte souvent une aide appréciable. Quel meilleur remède que cette capacité à se moquer de soi ? Comme cet homme toujours pressé qui constatait, laconique : <em>« Si je n’arrive pas à l’heure chez mon psy, il commence sans moi !</em> » Pourquoi l’humour ne servirait-il pas d’antidote au stress ou à un état de dépression collectif ? L’humour est une qualité de perception qui fait ressentir de la joie même lorsqu’on se trouve face à l’adversité. Trouver de l’humour dans une situation et en rire librement avec d’autres personnes agit souvent comme un puissant antidote au stress en permettant de relâcher la tension. <a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/1196768602_1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1650" title="1196768602_1" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/1196768602_1.jpg" alt="1196768602_1" width="200" height="274" /></a>En 1979, Norman Cousins a attiré l’attention de la communauté médicale sur les effets thérapeutiques potentiels de l’humour et du rire lorsqu’il décrivit l’utilisation du rire au cours d’un traitement de la spondylite ankylosante, une inflammation des vertèbres<a href="#_ftn2">[2]</a>. Pensant que les émotions négatives avaient un impact négatif sur la santé, il a émis l’hypothèse que le contraire devait être vrai, que les émotions positives auraient un effet positif. Il passa la fin de sa vie à explorer les preuves scientifiques de son hypothèse et créa la <em>Humor Research Task Force</em> pour coordonner et soutenir la recherche clinique sur l’humour dans le monde entier. Des preuves existent maintenant pour affirmer que le rire crée des effets opposés à ceux du stress. Il apparaît comme l’antidote parfait. Le rire abaisse les niveaux d’hydrocortisone dans le sang, augmente la quantité de lymphocytes T actifs, augmente le nombre et l’activité des cellules tueuses naturelles et le nombre de cellules T qui peuvent aider ou supprimer les récepteurs. En bref, le rire stimule le système immunitaire et réduit les effets immunodépressifs du stress. Cette recherche fait partie d’un domaine en expansion rapide de la psycho-neuro-immunologie, qui définit les liens entre l’expérience émotionnelle et la réponse immunitaire transmise par le système neurologique. Comme aime le dire le comique Bill Crosby, <em>« si vous pouvez en rire, alors vous pourrez y survivre</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Extrait de « <a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/syndrome.html" target="_blank"><em>Du Mal travailler au mal Vivre</em></a> » Eyrolles. 2003</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> « Le blues du businessman », extrait de la comédie musicale <em>Starmania.</em></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Norman Cousins, <em>Anatomy of an Illness</em>, New York, W. W. Norton, 1979 et <em>Head First. The Biology of Hope</em>, New York, Dutton, 1989.</p>
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