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	<title>Ettighoffer Digital Campus &#187; Ressources humaines</title>
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	<description>L&#039;homme connait le monde, non point par ce qu&#039;il y dérobe, mais par ce qu&#039;il y ajoute. (Paul Claudel)</description>
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		<title>Militarisation des réseaux et risque de la nationalisation des savoirs</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Sep 2011 09:35:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>websolos</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-2451" href="http://www.ettighoffer.fr/2450/2450/marin-mersenne"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2451" title="marin mersenne" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/marin-mersenne-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Marin Mersenne (1588-1648) fut un des plus grands médiateurs des savoirs de l’histoire. Né d’une famille paysanne, formé par l’ordre franciscain, il s’installera à Paris au couvent des Minimes, proche à l’époque de la place des Vosges. Bien que voyageant très peu, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marin_Mersenne">Marin Mersenne</a> va contribuer à faire de Paris un des foyers de la vie scientifique française et le centre intellectuel de l’Europe. Il va devenir la clé de voûte d’un immense réseau d’échanges scientifiques. <span id="more-2450"></span>Ses conférences réunissent à Paris les esprits les plus curieux et les plus originaux de son époque, Pierre Gassendi, Descartes, Pascal relayés par des correspondances qui reliaient les intellectuels et les chercheurs de plusieurs nations. Sa grande qualité était de pouvoir faire cohabiter des scientifiques qui pouvaient défendre des idées très divergentes en se gardant de prendre partie et en ne servant que d’intermédiaire entre des courants de pensées parfois très opposés. Ce rôle de relais lui permettait de faire passer en Angleterre une série de travaux développés en Italie ou inversement. Il fut un formidable contributeur à la recherche scientifique de son époque notamment <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_premier_de_Mersenne">mathématique</a>. Un jour il communiquait des informations sur les études des systèmes de mesures en Italie et un autre il faisait parvenir à l’un de ses correspondants les dernières recherches sur les pyramides d’Egypte. <a href="http://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2006-4-page-601.htm">Mersenne</a> fut un formidable propagateur des innovations et inventions qui ici ou là dans le monde pouvait intéresser ses correspondants. Ses initiatives allaient jusqu’à favoriser les échanges d’ouvrages et de traités scientifiques édités un peu partout en Europe. Le rayonnement de Paris de l’époque lui doit beaucoup alors qu’elle reste une ville de congrès scientifique mondial encore reconnue aujourd’hui. Pas une sommité scientifique qui ne lui fasse visite lors d’un passage dans la capitale française. Bien sur les échanges ne sont pas toujours aussi sereins : Voltaire toujours mauvais coucheur se plaignait des sollicitations de Mersenne qui faisaient part à ses relais anglais des différentes approches des français en matière de transfusion sanguine qui inspira leur médecine. L’influence de Mersenne sur les communautés scientifiques n’échappa pas aux hommes de pouvoir, tel Richelieu qui encouragea en 1635, Henri<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Louis_Habert_de_Montmor">-Louis Habert de Montmort</a> à créer une académie concurrente à celle de Mersenne.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-2456" href="http://www.ettighoffer.fr/2450/2450/descartes-mersenne"><img class="alignleft size-medium wp-image-2456" title="Descartes Mersenne" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/Descartes-Mersenne-300x246.jpg" alt="" width="300" height="246" /></a>Mais le succès et la notoriété grandissante de la démarche de Mersenne donnera des idées à d’autres pays qui s’avisèrent de constituer des académies scientifiques afin d’attirer à leur tour les meilleures savoirs, les plus beaux talents. Il sera indirectement à l’origine du fameux « collège invisible » qui servira de fondement à la création de la <em>Royal   Society</em>. A l’origine un collège informel de savants de toutes origines et de riches lettrés animé par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Boyle">Robert Boyle</a> en Angleterre. Un autre médiateur scientifique lui emboitera le pas : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Oldenburg">Henry Oldenburg</a>, extraordinairement doué pour les langues. Originaire de Brême, il se fit l’ambassadeur de la création des communautés scientifiques après qu’il eut la chance de rencontrer en Angleterre la propre sœur de Robert Boyle, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lady_Ranelagh">Lady Ranelagh</a>. Son frère, lord Ranelagh va être entraîné par Oldenburg dans les réunions comme celles organisées par Habert de Montmort en France. La puissance des concepts et des problèmes nouveaux qui se posent à l’univers déjà connu enflamment les esprits. Les centres des communautés scientifiques s’organisent afin de gagner en notoriété et pour attirer – déjà – les plus grands esprits. De la même façon que les communautés virtuelles d’aujourd’hui des « collèges invisibles » associant chercheurs, penseurs et intellectuels de toutes sortes se constituèrent sous l’impulsion d’hommes politiques<a href="#_ftn1">[1]</a>. C’est ainsi que la 28 novembre 1660, quelques années après la mort de Martin Mersenne, le roi d’Angleterre réunit un groupe de savants pour lancer la Royal Society.  Oldenburg, à l’exemple de Mersenne, fut un infatigable animateur et surtout un formidable promoteur de la généralisation de la fertilisation des idées à tous les niveaux de la société anglaise. On pouvait y exposer des questions d’ordre arboricole, échanger les meilleures pratiques pour fabriquer du cidre ou pour se défendre des maladies agricoles. Astronomie, biologie, géologie, les correspondances échangées un peu partout dans le monde aboutissaient à un moment ou à un autre à la Royal Society. Ces correspondances avaient par ailleurs l’avantage sur les livres d’être plus simples et faciles à suivre et de pouvoir échapper à la censure de pays souvent en conflits. Afin de garder actives ses sources, Oldenburg n’hésitait pas à relancer ses contacts susceptibles de détenir ou de pouvoir lui fournir une information scientifique. Son activisme permis que soit connu et diffusé, par exemple, les travaux de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Johannes_Hevelius">Johann Hevelius</a>, brasseur de son métier, sur les éclipses du soleil. Cet homme avait fait construire à ses frais un observatoire et édité une carte de la lune. En contrepartie de cet échange Oldenburg pu faire parvenir à Helvelius des lentilles spéciales pour son observatoire.  Mais, alors que les initiatives se multipliaient afin d’élargir et de « vulgariser » la science, les cercles scientifiques subissaient la pression d’un nationalisme exacerbé. Sous prétexte de sécurité nationale, les échanges se tarissaient sous l’influence de la militarisation des connaissances. Oldenburg, d’origine allemande, eut l’audace de créer un service d’échange de courriers par la valise diplomatique. Ce qui était loin d’être neutre vis à vis du pouvoir politique qui s’avisait de l’importance stratégique des connaissances et qui n’hésita pas à l’emprisonner à Londres. <a rel="attachment wp-att-2470" href="http://www.ettighoffer.fr/2450/2450/welcome-internet"><img class="alignright size-medium wp-image-2470" title="welcome Internet" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/welcome-Internet-300x166.jpg" alt="" width="300" height="166" /></a> Les grandes écoles se renfermaient sur elles mêmes, les entreprises devenaient des champions nationaux et les espaces de savoir investis par les connaissances guerrières : La R&amp;D comme les innovations passait dans le giron des armées dans la plupart des pays. L’industrialisation cavalait à toute allure. La concurrence entre nations et ses champions qu’étaient les manufactures s’exacerbait. Chacun des pays enferma la matière grise devenu ressource stratégique. Le modèle nationaliste de la science prenait la main. Le ciel nous préparait les guerres où chaque nation pu tester ses capacités d’innovation à massacrer ses semblables. Aujourd’hui, et pour d’autres raisons, les nations sont en train de militariser les réseaux d’information devenus stratégiques. Ils sont &#8211; faut-il le rappeler à ceux qui ne cessent de les diaboliser ? &#8211; devenus des vecteurs d’échange de connaissances, sources de bien être social et levier de l’économie numérique mondiale.</p>
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<hr size="1" />
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> On y trouvera les communautés constituées par les Francs Maçons</p>
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		<title>Saurons-nous préserver notre identité dans les espaces sociaux virtuels ?</title>
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		<pubDate>Wed, 18 May 2011 14:01:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ressources humaines]]></category>
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		<description><![CDATA[Rien ne m’apparait plus faux et artificiel que les analyses de certains spécialistes énonçant que la Toile nous emporte vers l’uniformité de la pensée et des cultures. Je ne partage pas l’inquiétude qu’exprime Michel Boyon du CSA sur le risque d’uniformité culturelle dans l’Internet[1].  Au contraire, la Toile nous offre des horizons nouveaux pour nous découvrir différents et singuliers. A vrai dire, le vrai problème est de savoir défendre nos singularités tout en évitant de nous enfermer dans un communautarisme d’exception.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/more-seniors.jpg"><br />
</a></p>
<p><em><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2254" title="130123437561s" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/130123437561s-150x141.jpg" alt="130123437561s" width="150" height="141" />Rien ne m’apparait plus faux et artificiel que les analyses de certains spécialistes énonçant que la Toile nous emporte vers l’uniformité de la pensée et des cultures. Je ne partage pas l’inquiétude qu’exprime Michel Boyon du CSA sur le risque d’uniformité culturelle dans l’Internet<a href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a>.  Au contraire, la Toile nous offre des horizons nouveaux pour nous découvrir différents et singuliers. A vrai dire, le vrai problème est de savoir défendre nos singularités tout en évitant de nous enfermer dans un communautarisme d’exception.<span id="more-2248"></span></em></p>
<p><strong>Les réseaux sont devenus le moyen privilégié pour partager de l&#8217;information, donc du pouvoir</strong><strong>. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis toujours, les diasporas culturelles, ethniques, scientifiques et marchandes constituent des communautés répondant au besoin historique de préserver l&#8217;identité de peuples éparpillés. Internet leur a offert un formidable instrument de cohésion, de partage de valeurs et d&#8217;émotions. Après les Bretons, les Luxembourgeois, les Corses mais aussi les Mexicains, les Chinois ou les Israéliens, ce sont des corporations entières qui, en se retrouvant sur le réseau Internet, envisagent désormais, pragmatiques, de faire des affaires entre elles, puis de proposer leurs services et leurs produits ailleurs, y compris auprès d&#8217;autres communautés. Ces communautés professionnelles ont toujours existé sous forme de corporations plus ou moins bien organisées, potiers, charpentiers, menuisiers, forgerons. Elles constituaient de puissantes fédérations qui avaient leurs saints patrons et des ramifications géographiques d’autant plus conséquentes que leurs apprentis devaient faire leur tour de France et bien au-delà parfois pour devenir compagnons. Ces communautés partageant des ressources en savoirs pratiquent des échanges sous toutes sortes de formes et de prétextes. Les entreprises l’ont bien compris qui ont repris le terme de « communautés de pratiques » pour se fédérer autour de leurs métiers fondamentaux. La vitalité de leur développement nous interpelle : les communautés virtuelles seraient-elles le modèle social de l’avenir ? Des communautés virtuelles qui ont pour première particularité de s’agréger en réseaux d’affinités et d’intérêts partagés<a href="#_ftn2">[2]</a>. Est ce encore le cas dans les espaces territoriaux historiques ? Je me suis interrogé de savoir quel parallèle on pouvait trouver entre les modes d’organisation traditionnels &#8211; caractérisés par des interactions sociales le plus souvent imposées par la proximité &#8211; et ceux des membres des communautés virtuelles – plutôt caractérisés par des relations choisies par affinités. Existe-t-il une cohésion sociale faible ou forte selon que l’on vit et travaille dans le monde réel ou le monde virtuel ? Peuvent-elles maintenir cette cohésion dans le tintamarre des échanges numériques ?</p>
<p><strong>La Toile favorise la réinvention des liens sociaux</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-2253" title="slsmall1[3]" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/slsmall13-300x157.jpg" alt="slsmall1[3]" width="300" height="157" />Après avoir constaté l’inanité de compter sur des communautés (au sens communautariste) <em>qui multiplient et renforcent leurs spécificités en constituant ainsi autant de murs entre elles,</em> les individus les plus ouverts préfèrent la recherche de relations d’affinités rendues plus faciles par internet. Je pense à cette citation populaire «  on ne choisit pas sa famille, mais on peut choisir ses amis » dans un modèle social qui fonctionne par la libre circulation des idées et des connaissances. Sur notre nouvelle planète, la relation virtuelle, moins engageante physiquement, le groupe social minimise les « freins », idéalise la conscience collective et décrète ses propres normes, lois ou règles tout en libérant (moins d’autocensure) ses transactions interindividuelles. Il définit plus ou moins explicitement les compétences ou les expertises confiées à tel ou tel intervenant. Ici aussi, on trouve le cyber-cuistot, le cyber-gendarme, la cyber-infirmière, le cyber-professeur ou le cyber-médiateur. Comme dans la vie réelle, cette communauté est en danger permanent de se voir envahie par des prédateurs, des perturbateurs, qui menacent sa cohésion. Là encore la solidarité pourra s’exprimer ou non selon que les membres du réseau se sentent intégrés ou pas, qu’ils ont su percevoir leur utilité dans la communauté, ou pas. La cohésion sociale pourra alors s’incarner par des liens de loyauté, de solidarité et de confiance réciproque ouvrant des possibilités d’actions coopératives, sociales, économiques et politiques. Cet investissement relationnel quel qu’en soit la nature, les objectifs et les ressources, constituera un capital social que fera fructifier le groupe. Les foules numériques, rendues plus savantes, vont être issues de ces réseaux de relations. Agrégées selon des schémas, en partie identifiés, ces foules coopèrent pour défendre leurs intérêts, pour prendre un avantage ou défendre une cause qui les mobilisent. Par exemple, <em>OneWorld</em> en ouvrant son portail du Web sur les questions de justice sociale encourage les gens à intervenir là où les médias traditionnels ne sont pas assez déterminés pour traiter certaines questions importantes qui ne sont pas dans l’actualité du jour<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p><strong>Internet, nouveau médiateur social et économique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La Toile devient un médiateur social d’un type tout à fait nouveau qui désenclave l’individu tout en lui offrant une palette considérable de possibilités pour entrer en relation avec autrui. L’intensification des échanges sociaux est générale. Se déplacer pour voir des amis ou se réunir demande des efforts rendus inutiles grâce à tous les outils de communication. Si pour une entreprise on parle de « diminution du coût des transactions », pour un particulier on parlera d’une facilité incomparable pour se constituer un réseau personnel de relations, pour se désenclaver, se téléréunir, se tenir informé ou partager des idées et des émotions. <img class="alignright size-medium wp-image-2264" title="http://www.good.is/post/pew-report-more-seniors-use-facebook-no-one-uses-second-life/" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/more-seniors-300x300.jpg" alt="http://www.good.is/post/pew-report-more-seniors-use-facebook-no-one-uses-second-life/" width="300" height="300" />Du coup, un réseau social sur internet peut être beaucoup plus vaste et fourni, beaucoup plus vivace et actif qu’un groupe social de proximité. Une étude récente de <em>Pew Internet &amp; American Life</em> démolit (une fois de plus) le mythe de l&#8217;internaute solitaire.<strong> </strong>Dans cette enquête intitulée <em>The Strength of Internet Ties</em> (la force des liens sur Internet), Pew Internet indique qu&#8217;«<em>Internet et le courriel jouent un rôle important dans le maintien des réseaux sociaux dispersés ».</em> Ceux-ci viendraient compléter les communications téléphoniques et les rencontres en face à face au lieu de les concurrencer. L&#8217;étude américaine souligne également que les communications en ligne et le Web seraient couramment utilisés pour la résolution de problèmes personnels ou professionnels. Quelques 60 millions d&#8217;Américains auraient déjà employé Internet dans ce but au cours des deux dernières années. En outre, Internet et le courriel pourraient aussi augmenter le nombre des liens sociaux significatifs. C&#8217;est du moins ce qu&#8217;affirment 31% des interviewés (contre 2% qui déclarent le contraire). A mesure que l’internaute comprend les particularités et les richesses de la planète numérique, l&#8217;utilisateur s&#8217;enhardit. D’abord il apprend à consommer mieux, certes, mais aussi à mieux s’informer. Puis, il devient plus actif et interactif. Il participe à des groupes de discussions, s’engage parfois, s’informe toujours. Enfin, il devient acteur, crée son personnage, construit son image, personnalise les contenus de son blog à souhait, prenant de-ci de-là des éléments qui retiennent son attention. Le voilà producteur d’idées, d’avis. Ecoutant, il récoltait. Maintenant, il s’exprime : il sème !</p>
<p><strong>Entre uniformité et singularité les internautes s’enrichissent de leurs échanges</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-2259" title="image 1 (549)" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/image-1-549-300x225.jpg" alt="image 1 (549)" width="300" height="225" />Internet ne signe pas seulement la fin historique des territoires sociaux, il favorise, avec les sites personnels, avec les blogs, la création d’une identité qui échappe à l’empreinte traditionnelle du curriculum vitae. Plusieurs millions d’avatars circulent déjà sur la Toile. Ce pourraient être des roses, comme ci contre, mais comme elles, si différentes néanmoins, aucun ne sera pareil. Sous leur vrai nom ou sous des noms d’emprunts, les internautes modifient les territoires sociaux traditionnels. Sur cette planète numérique nous assistons à la modification du périmètre de la socialisation avec d’un coté la résistance à une certaine promiscuité et, de l’autre, la recherche nouvelle d’intégration distante dans des tribus liées par les mêmes affinités. L’avantage de ces hyper rencontres est celui d’une fécondation mutuelle des valeurs, des connaissances. Le choc des cultures et des savoirs laisse à penser qu’il sera sans doute difficile aux individus, tout comme aux entreprises, de préserver leur identité originelle si, ils ou elles, manquent de relief et de singularités propres. Le prétendu risque d’uniformisation culturelle de la Toile offre au contraire à chaque internaute une plus grande capacité d’accès à de multiples cultures et, face sombre, le risque de se voir incapable de faire des choix qui structurent ses valeurs. Les agrégats se feront par affinités où l’expression « exception culturelle » ne sera plus qu’un mot grossier qui sera sans doute remplacée par l’expression « singularité culturelle ». Singularité constituée – n’en doutons pas – par la capacité d’un individu à s’enrichir des autres plus qu’à s’enfermer dans une exception culturelle qui se voudrait originale alors qu’elle n’est que fossilisée. Ce danger de l’exception est permanent dans les entreprises. Pas un commercial qui n’ait un jour entendu un responsable souligner la spécificité de son activité, de son organisation pour refuser de se remettre en cause. Tout le contraire de l’indispensable ouverture à la fécondation mutuelle des idées, des pratiques&#8230; et des cultures !</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> <em>Les Echos</em> du 8 mai 2011</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Il y a plusieurs compréhensions possibles de ce terme ; les communautés anglosaxonnes partagent souvent un bien commun (Common welfare) ; souvent les communautés françaises ne sont que des coalitions d’intérêt ; dans le premier cas on trouve trace du protestantisme, dans le second pas grand-chose depuis l’abolition de la loi Le Chapelier sur les corporations pendant la Révolution</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> http://www.oneworld.net/</p>
<p>Pour en savoir plus voir http://www.good.is/post/pew-report-more-seniors-use-facebook-no-one-uses-second-life/</p>
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		<title>Retrouver l’Artiste dans nos entreprises</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 07:55:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées fortes]]></category>
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		<description><![CDATA[L’œuf de Christophe Colomb déroute. Les inventions nous surprennent, nous dérangent même. Le créatif, l’artiste, l’inventeur est un perturbateur. Il est aussi le découvreur de futurs. Il donne au monde qui l’entoure la possibilité d’évoluer selon plusieurs propositions, le plus souvent subjectives, mais qui le satisfont. Ses apports inventifs seront d’abord des émanations de son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/1216358249093.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1837" title="1216358249093" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/1216358249093-150x150.gif" alt="1216358249093" width="150" height="150" /></a>L’œuf de Christophe Colomb déroute. Les inventions nous surprennent, nous dérangent même. Le créatif, l’artiste, l’inventeur est un perturbateur. Il est aussi le découvreur de futurs. Il donne au monde qui l’entoure la possibilité d’évoluer selon plusieurs propositions, le plus souvent subjectives, mais qui le satisfont. Ses apports inventifs seront d’abord des émanations de son identité, de ses émotions, de ses motivations et de sa curiosité. Je veux un meilleur confort, je ne veux plus avoir peur, la maison doit être mieux isolée. Voilà la nécessité ! Comment faire ? Là commence un territoire inconnu où le hasard prend sa place. <span id="more-1796"></span>On découvre sans le vouloir un trésor d’imagination qui se traduit par une percée qui peut être conséquente. L’or dissout dans le plomb grâce au mercure, découverte qui n’était que la conséquence du désir de faire la suprême découverte : transformer les métaux en or par la transmutation. Découvertes précédées de multiples expérimentations mais surtout de rencontres improbables. En 1959, Karl Popper, jeune auteur autrichien, sort un ouvrage «  <em>The Logic of Scientific Discovery</em> » qui sera rapidement rendu célèbre par ses initiales : LSD. Il défendra l’idée que pour que la science et les innovations avancent, <em>il faut accepter que, comme dans l’art, la science comprenne une part d’irrationnel.</em> Il aura sans doute été entendu car nous voyons les hypothèses les plus audacieuses sortir des laboratoires les plus sérieux. Actuellement certains physiciens se posent la question de savoir « si l’univers existe réellement ». Il y a quelques années un telle démarche les auraient amenés, sinon dans un asile, au moins à la porte de tous les établissements qui les emploient. L’audace de la spéculation rejoint, en matière de traitement des idées, une démarche sensiblement similaire à celle d’un entrepreneur… risques certains et récompenses incertaines ! Il y a donc bien un saut quantique pour l’audacieux. Il deviendra plus tard passerelle pour les suiveurs. Ce saut n’est pas à la portée de tous, surtout si la crainte des changements et des idées originales s’est installée dans l’entreprise. <em>Créer, oui, mais dans bien des cas, on doit admettre que l’on joue aux dés. </em> <a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/idiot_du_bureau_small.gif"><img class="alignright size-full wp-image-1799" title="idiot_du_bureau_small" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/idiot_du_bureau_small.gif" alt="idiot_du_bureau_small" width="300" height="289" /></a>Dans l’intimité des dirigeants, j’ai souvent été frappé de découvrir la part importante de la chance autant que de leur audace à modifier l’ordre des choses.<em> </em>Sans doute avaient-ils, comme l’artiste, l’intuition du contexte favorable, du bon moment. Le succès de Linux tient au fait qu’il a été lancé dans une forte communauté de développeurs en informatique ayant de nombreuses ramifications dans les universités. Le terrain était propice, fertile pour ce projet. De multiples tentatives similaires n’ont jamais réussi. Le succès de Linux masque le fait que des milliers d’autres idées du même genre n’ont jamais percé parce que les conditions de leurs émergences n’étaient pas bonnes. Regardez, le succès de Wikipédia, cette encyclopédie collective est désormais incontournable. Pourquoi un tel succès alors que le projet Nupedia n’a jamais décollé? Je ne crois pas, contrairement à Don Tapscott<a href="#_ftn1">[1]</a>, que l’on puisse parler de « surgissement intentionnel ». Je préfère parler d’opportunités, d’heureux hasards, de rencontres improbables. Dieu est un joueur de dés et l’homme, à son image, invente des mondes, comme le décrit si bien Jérôme Monod dans son livre « <em>Hasard et nécessité</em> »<a href="#_ftn2">[2]</a>. <a href="http://eurekaweb.free.fr/vh1-post_it.htm">L’histoire du Pos-it de 3M</a> que je ne me lasse pas de raconter en est un exemple tout à fait édifiant. Ce qui est nouveau, c’est le rôle désormais des réseaux de doper ces rencontres improbables d’où jaillira la créativité de quelques uns et qui fera du hasard… nécessité ! De ce point de vue, Internet n’est pas qu’un lien technique, il est le Lien social pour comprendre et inventer collectivement le Monde en le transformant. Pour un innovateur, utiliser les effets de rendement croissant des réseaux pour « contaminer » rapidement un maximum d’acteurs avec leurs graines d’idées est la solution idéale. Les spécialistes du marketing utilisent le procédé sous le vocable de « marketing viral ». Mais le fait d’avoir « l’intention » d’utiliser l’effet réseau pour obtenir la mobilisation ou l’intérêt des acteurs potentiels n’apporte aucune garantie que l’on obtienne ce que je désignais sous le terme « d’effet d’avalanche » dans <em>l’Entreprise Virtuelle</em>. Voilà, l’effet réseau existe, <em>mais </em>… il faut accepter l’idée selon laquelle être dans un réseau c’est disposer de billets de loterie. Pas forcément le numéro gagnant ! Cette composition et recomposition permanente des rencontres, souvent éphémères, ne suit pas une logique linéaire bien visible et ordonnée. Par contre on sait que cette capacité à accepter les liens de partenariats et les relais sociaux «<a href="http://www.ettighoffer.com/fr/etudes/lettre31.html">du réseau du petit monde</a>» devient un facteur crucial de succès. Aussi, lorsque l&#8217;on note l&#8217;absentéisme de certains chefs d&#8217;entreprises dans les réunions professionnelles, on comprend qu&#8217;isolés et sachant le rester, ils soient moins compétitifs que ceux qui multiplient et soignent leurs relations d&#8217;affaires, y compris maintenant dans les réseaux électroniques. Dans le modèle« <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Calcul_stochastique">stochastique</a> » des rencontres aléatoires propres aux frottements de l’économie immatérielle, il existe des incertitudes. L’apprentissage et le tâtonnement sont le fait d’une curiosité permanente que connaît bien l’artiste qui sommeille en nous. Il ne sait pas encore ce qu’il va concrètement tirer de ses balades sur les réseaux. Mais il sait qu’un jour où l’autre il touchera les interlocuteurs avec qui faire avancer ses idées. L’histoire des sciences et des techniques est <a href="http://eurekaweb.free.fr/">pleine d’histoire</a> de rencontres improbables qui ont débouché sur des inventions et des concepts originaux et parfois révolutionnaires. Comme l’artiste, le chef d’entreprise doit comprendre que la créativité, l’innovation ici, dépendent d’une probabilité qui lui sera d’autant plus favorable qu’il multipliera ses contacts et qu’il acceptera une réelle liberté des échanges en se préoccupant moins de ce qui est dit et plus de ce qu’il récolte.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Voir « Capital Réseaux » (Village Mondial 2001)</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> . Monod, <em>Le hasard et la nécessité. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne</em>, Seuil, 1970</p>
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		<title>Après les cols blancs, « les « cols verts » !</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 07:39:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées fortes]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[cols verts]]></category>
		<category><![CDATA[création emplois]]></category>
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		<description><![CDATA[En novembre 2005 je me lançais dans un papier : Après les cols blancs, il y aura quoi !? Mais des « cols verts » ! Je viens de le retrouver circulant dans  des blogs sur le Développement Durable. J’y reviens sans en changer un mot car il reste un parfait exemple des gisements potentiels d‘emplois sur lesquels nous devons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/7.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1690" title="7" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/7.gif" alt="7" width="43" height="118" /></a>En novembre 2005 je me lançais dans un papier : Après les cols blancs, il y aura quoi !? Mais des « cols verts » ! Je viens de le retrouver circulant dans  des blogs sur le Développement Durable. J’y reviens sans en changer un mot car il reste un parfait exemple des gisements potentiels d‘emplois sur lesquels nous devons investir.</span><span id="more-1671"></span><span style="color: #008000;">Je me souviens qu’à l’époque j’avais essayé de convaincre certains des partenaires d’Eurotechnopolis Institut de se lancer dans une étude sur les caractéristiques de ces nouvelles populations actives. Pour moi l’étude avait l’avantage de rendre plus visibles des métiers pas toujours suffisamment connus. J’en attendais aussi la possibilité d’en faire un indicateur pour les priorités en matière de formation et d&#8217;embauche, un signal pour les investissements à privilégier, une invite pour les pouvoirs publics à accompagner et soutenir le mouvement des créations d&#8217;emplois selon les métiers les plus demandés. Le développement durable nous offre des opportunités qu&#8217;il nous faut mieux évaluer afin d’accompagner les grandes évolutions des filières professionnelles &laquo;&nbsp;vertes&nbsp;&raquo; qui orienteront les demandes des emplois dans la décennie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/cols-verts.JPG"><img class="alignright size-medium wp-image-1672" title="cols verts" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/cols-verts-280x350.jpg" alt="cols verts" width="280" height="350" /></a>Les Hollandais vendent au monde entier leur savoir faire pour construire des barrages contre les inondations, les Italiens lancent les premières usines de traitement et de recyclage des équipements domestiques (réfrigérateurs), les Brésiliens font leur révolution énergétique avec les biocarburants, les Anglais passent des contrats pour développer leurs habitats écologiques et autonomes en énergie, les Danois proposent leurs éoliennes, les Israéliens, leurs méthodes de gestion économe de l&#8217;eau pour l&#8217;agriculture dans les déserts. Les Indiens deviennent les champions du recyclage des métaux. Les Belges ont déployé un réseau d&#8217;ambulances vertes afin de contrôler les pollutions domestiques. Les Français sont les champions du retraitement des eaux usées. Partout dans le monde les différentes applications du développement durable font leur apparition. Des centaines de milliers d&#8217;emplois et des spécialités précieuses sont créées tous les jours. Pourtant, ces milliers d&#8217;emplois, pas grand monde n&#8217;en parle. Tétanisé par la gestion des affaires courantes, le gouvernement français n&#8217;explore plus le futur de ses enfants. Secteur agricole, secteur industriel avec les cols bleus, secteur des services avec les cols blancs, et après ? Après ? Après ! Il y aura les « cols verts ». Qui s&#8217;intéresse à préparer nos écoles ?! Qui se mobilise pour prendre les parts de marché !? Qui identifie les nouveaux métiers ? Qui mesure les nouveaux emplois qui pourront être créés ?! Au début du 18ème siècle, plus de 80% de la population en état de travailler étaient de la classe paysanne. Au 19ème siècle : 50% de la population active restait dans le secteur agricole, plus de 30% dans l&#8217;industrie et le solde dans les secteurs marchands et des services. Dans les années 1950, cette proportion donne 25% pour le secteur agricole, 45% pour l&#8217;industrie et 30% pour les services. Début du 21ème siècle, moins de 3% de la population active travaillent dans l&#8217;agriculture, moins de 30% dans l&#8217;industrie et le reste (62%) dans les activités de services qui se sont éclatées entre temps pour différencier les activités marchandes et commerçantes, les services aux entreprises et à la personne et les &laquo;&nbsp;manipulateurs de symboles&nbsp;&raquo;, les travailleurs du savoir. Cette analyse courante, à quelques décimales prés, devient obsolète sous la pression des métiers environnementaux. Dans les années 1980, nous constations la difficulté de différencier les populations actives dans ce qui était à l&#8217;époque le &laquo;&nbsp;secteur services&nbsp;&raquo; : longue liste à la Prévert qui mélangeait toutes sortes de métiers. L&#8217;informaticien était mélangé avec le coiffeur et l&#8217;activité d&#8217;un surveillant avec celle d&#8217;un ouvrier ou un employé de bureau selon qu&#8217;il travaillait dans une usine ou dans un bureau. Jamais l&#8217;analyse statistique n&#8217;a paru aussi délicate qu&#8217;à cette époque qui a vu une accélération des transformations des corps socioprofessionnels suivant en cela l&#8217;évolution de leur époque. Parmi ces évolutions, nous assistons depuis le début des années 1990 à l&#8217;émergence des métiers dédiés à la gestion de l&#8217;environnement, gestion de l&#8217;eau, récupération et traitement des déchets de l&#8217;industrie, de la société de consommation, gestion des forêts, suivi et valorisation des énergies renouvelables&#8230; Des milliers d&#8217;emplois ont été créés ces dernières années. D&#8217;autres ont évolué comme l&#8217;agriculture dont les savoirs sont utilisés en jardinerie et en aménagement de paysages mais aussi pour réduire les demandes d&#8217;eau, obtenir de l&#8217;ombre dans les immeubles. Une tendance lourde qui crée des emplois qui se consacrent à une meilleure gestion des ressources utilisées par nos sociétés. Ces actifs, encore mal recensés, représentent désormais, j’en suis convaincu, plus que les populations actives réunies de l&#8217;agriculture et des cols bleus. Allons-nous rester encore longtemps indifférents à identifier les caractéristiques de ces nouveaux métiers, de ces nouveaux emplois pour notre économie ?</span></p>
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		<title>Le fun, et si on utilisait le fun ?!</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 08:02:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronophagie & Stress]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[antistress]]></category>
		<category><![CDATA[fun]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
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		<description><![CDATA[Le fun est un mot difficile à traduire en français : ambiance, rire, détente ou rigolade ? Un peu de ce mélange sans doute. Le fun joue dans l’entreprise un rôle équivalent au sexe dans les familles coincées. On sait qu’il existe. Qu’il faut faire avec. Et que lorsqu’on en parle, il faut avoir l’air de trouver [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/golds3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1665" title="golds3" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/golds3-267x350.jpg" alt="golds3" width="267" height="350" /></a>Le <em>fun</em> est un mot difficile à traduire en français : ambiance, rire, détente ou rigolade ? Un peu de ce mélange sans doute. Le fun joue dans l’entreprise un rôle équivalent au sexe dans les familles coincées. On sait qu’il existe. Qu’il faut faire avec. Et que lorsqu’on en parle, il faut avoir l’air de trouver ça formidable… en y touchant le moins possible. Voilà pourquoi on s’e… dans une majeure partie des entreprises françaises… qui seraient bien avisées d’investir sur ce bien très immatériel et très précieux, l’ambiance, le rire. Le meilleur remède connu contre l’angoisse et le stress. <span id="more-1192"></span>Lorsqu’il n’est pas un mot vide de sens, le fun est un formidable levier pour travailler et vivre ensemble. Certes, une entreprise ne doit pas se prendre pour le Disney Club, mais à force d’en rajouter dans la gestion « jugulaire-jugulaire », on se trouve devant des situations burlesques. En 1988, une société de services n’ayant pu se développer de façon satisfaisante et désireuse de préserver le ratio chiffre d’affaires/salariés, engage une procédure d’évaluation de fin d’année féroce pour les cadres n’ayant pas atteint leurs objectifs. Deux d’entre eux se sentant injustement évalués demandent à la direction générale de revoir leur copie. Refus de cette dernière. Les deux compères, qui ont aujourd’hui des postes importants, démissionnent. Le problème est qu’ils avaient à eux deux, grâce à leur dévouement, leur humour et leur gentillesse, constitué une excellente animation du service dans lequel ils travaillaient. Ce dernier devra être refondu complètement deux ans plus tard, faute de pouvoir retrouver l’ambiance de travail qu’ils avaient su créer. Combien coûte une ambiance de travail pour un contrôleur de gestion ? Le fun des managers semble avoir surtout disparu avec l’éradication des coûts inutiles. Comme le dit la chanson : « <em>J’ai perdu l’humour depuis que j’ai acquis le sens des affaires</em><a href="#_ftn1">[1]</a>. » Aujourd’hui, on chercherait en vain ces profils dans les bureaux de bon nombre d’entreprises. Ce qui donne raison à cet homme qui constatait : « <em>On ne fait plus beaucoup de pots au bureau. Qui a envie d’embrasser un ordinateur ?</em> » La propension de certaines compagnies à privilégier les résultats individuels fait qu’elles se sont séparées de certains hommes peut-être moins doués que d’autres pour faire du chiffre ou pour abattre une besogne irréprochable mais capables de mettre une ambiance formidable. Sérieusement. La crise de l’entreprise française serait-elle due à sa culture de la tristesse et du catastrophisme dans ses états-majors ? Rire de soi alors que l’on manque de recul n’est pas toujours facile. Fréquemment, on se trouve trop immergé dans un problème pour y trouver quelque drôlerie. Rechercher la fréquentation de gens qui ont un flair particulier pour déceler le côté drôle d’une situation, utiliser ce talent pour parvenir à en rire apporte souvent une aide appréciable. Quel meilleur remède que cette capacité à se moquer de soi ? Comme cet homme toujours pressé qui constatait, laconique : <em>« Si je n’arrive pas à l’heure chez mon psy, il commence sans moi !</em> » Pourquoi l’humour ne servirait-il pas d’antidote au stress ou à un état de dépression collectif ? L’humour est une qualité de perception qui fait ressentir de la joie même lorsqu’on se trouve face à l’adversité. Trouver de l’humour dans une situation et en rire librement avec d’autres personnes agit souvent comme un puissant antidote au stress en permettant de relâcher la tension. <a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/1196768602_1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1650" title="1196768602_1" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/1196768602_1.jpg" alt="1196768602_1" width="200" height="274" /></a>En 1979, Norman Cousins a attiré l’attention de la communauté médicale sur les effets thérapeutiques potentiels de l’humour et du rire lorsqu’il décrivit l’utilisation du rire au cours d’un traitement de la spondylite ankylosante, une inflammation des vertèbres<a href="#_ftn2">[2]</a>. Pensant que les émotions négatives avaient un impact négatif sur la santé, il a émis l’hypothèse que le contraire devait être vrai, que les émotions positives auraient un effet positif. Il passa la fin de sa vie à explorer les preuves scientifiques de son hypothèse et créa la <em>Humor Research Task Force</em> pour coordonner et soutenir la recherche clinique sur l’humour dans le monde entier. Des preuves existent maintenant pour affirmer que le rire crée des effets opposés à ceux du stress. Il apparaît comme l’antidote parfait. Le rire abaisse les niveaux d’hydrocortisone dans le sang, augmente la quantité de lymphocytes T actifs, augmente le nombre et l’activité des cellules tueuses naturelles et le nombre de cellules T qui peuvent aider ou supprimer les récepteurs. En bref, le rire stimule le système immunitaire et réduit les effets immunodépressifs du stress. Cette recherche fait partie d’un domaine en expansion rapide de la psycho-neuro-immunologie, qui définit les liens entre l’expérience émotionnelle et la réponse immunitaire transmise par le système neurologique. Comme aime le dire le comique Bill Crosby, <em>« si vous pouvez en rire, alors vous pourrez y survivre</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Extrait de « <a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/syndrome.html" target="_blank"><em>Du Mal travailler au mal Vivre</em></a> » Eyrolles. 2003</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> « Le blues du businessman », extrait de la comédie musicale <em>Starmania.</em></p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Norman Cousins, <em>Anatomy of an Illness</em>, New York, W. W. Norton, 1979 et <em>Head First. The Biology of Hope</em>, New York, Dutton, 1989.</p>
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		<title>Entrée dans la sphère marchande la formation est soumise à la concurrence.</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 16:28:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Digital Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Modes de création de valeur]]></category>
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		<description><![CDATA[Savez-vous quel est le plus gros annonceur américain sur la Toile? Ne cherchez pas. C&#8217;est l&#8217;University of Phoenix Online qui, avec 88 millions de dollars de budget annuel, est le premier annonceur sur Internet. Cela fait bientôt dix ans que l&#8217;University of Phoenix Online squatte les premières places des classements de la publicité en ligne. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/ELEARNING2i.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1597" title="ELEARNING2i" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/ELEARNING2i-150x150.jpg" alt="ELEARNING2i" width="150" height="150" /></a>Savez-vous quel est le plus gros annonceur américain sur la Toile? Ne cherchez pas. C&#8217;est <em>l&#8217;University of Phoenix Online</em> qui, avec 88 millions de dollars de budget annuel, est le premier annonceur sur Internet. Cela fait bientôt dix ans que <em>l&#8217;University of Phoenix Online</em> squatte les premières places des classements de la publicité en ligne. L&#8217;université a lancé en l&#8217;an 2000 sa première campagne massive de publicité à la télévision, sur Internet et en marketing direct pour un budget total de 87 millions de dollars. <span id="more-918"></span>Résultats ? Une croissance de plus de 86,5% des inscriptions en moins d&#8217;un an. Un an plus tard, en 2001, 25.700 étudiants sont inscrits en <em>e-learning</em>, et 70.000 aux cours traditionnels. Aujourd&#8217;hui, <em>l&#8217;University of Phoenix</em> est une des plus grandes universités privées au monde. Créée en 1976, <em>l&#8217;University of Phoenix</em> possède 250 campus et centres d&#8217;enseignement à travers les Etats-Unis. Elle emploie 12.500 enseignants pour ses programmes de e-learning, dont la plupart travaillent à temps partiel. Son marché reste considérable. Selon le <em>Sloan Consortium</em>, en 2006, 3,5 millions d&#8217;étudiants américains ont suivi des cours en ligne et à l&#8217;avenir on prévoit «<em>qu&#8217;un étudiant sur  cinq recevra une part substantielle  de sa formation par Internet</em>»<a name="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a>. La formation n&#8217;est plus une prérogative des États, en entrant dans la sphère marchande elle devient un acteur de la compétition internationale dans une économie des connaissances. Selon le <em>Monde Diplomatique</em> de Juin 1998, mille milliards de dollars sont consacrés chaque année par les Etats membres de l&#8217;OCDE en faveur de l&#8217;enseignement. Un tel marché est activement convoité. Quatre millions d&#8217;enseignants, 80 millions d&#8217;élèves et d&#8217;étudiants, 320 000 établissements scolaires (dont 5 000 universités et écoles supérieures de l&#8217;Union européenne) sont à présent dans la ligne de mire des services marchands. L&#8217;idée de faire de la formation un levier économique de premier plan plaira sans doute. Mais en France la formation comme la santé ne sont pas censées être mises dans le secteur marchand alors que, pour d&#8217;autres pays, elle devient une source de devises qui intéresse un nombre croissant de postulants. Le chiffre d&#8217;affaires de la formation représente le quatrième poste des exportations des Etats-Unis avec plus de 7 milliards de dollars annuel. Plus de 500 000 jeunes de toutes nationalités partent se former chaque année dans les campus américains. Le marché mondial de la formation est devenu une source de devises mais aussi une façon d&#8217;attirer vers soi les talents venus de pays étrangers. En Australie, les étudiants étrangers formés par des établissements australiens représentent actuellement plus de 20% des étudiants. Plus de deux millions de jeunes continuent des études supérieures en dehors de leurs pays d&#8217;origine. On prévoit que ce montant pourrait passer à plus de huit millions d&#8217;ici à 2025. L&#8217;Australie comme le Royaume Uni et les pays de l&#8217;Union Européenne essaient de tirer parti de cette manne qui représente un chiffre d&#8217;affaires annuel de quelques 12 milliards de dollars. Les établissements canadiens, allemands et sud-africains s&#8217;efforcent de renforcer leurs offres de formation à l&#8217;étranger. <em>L&#8217;University of New South Wales</em> de Sydney va investir 220 millions d&#8217;euros dans un campus capable de recevoir quelque 15 000 étudiants en majorité étrangers. Le tout accompagné de campagnes de promotion dignes d&#8217;une grande marque avec l&#8217;objectif d&#8217;attirer les dix meilleures universités mondiales sur place. Les locaux sont flambants neufs, les enseignants de haut niveau s&#8217;expriment tous en anglais et les dotations budgétaires de ces universités ont de quoi désespérer les patrons des nôtres.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/I_can_be_upgraded.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-1599" title="I_can_be_upgraded" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/I_can_be_upgraded-300x259.gif" alt="I_can_be_upgraded" width="300" height="259" /></a>Nous assistons depuis peu, non seulement à une compétition plus intense entre établissements, mais aussi à l&#8217;implantation directe d&#8217;un nombre croissant de grandes écoles à l&#8217;étranger. L&#8217;université américaine <em>Laureate International Universities</em>, cotée au Nasdaq, a acquis ou créé des universités privées et des écoles de commerce en France, en Espagne, aux Pays-Bas, en Inde, en Chine, au Mexique, au Chili et en Suisse, soit au total une capacité d&#8217;accueil de plus de 60 000 étudiants. Une tendance à laquelle les facultés, les universités et autres grandes écoles françaises devront s&#8217;adapter. A condition qu&#8217;elles trouvent les moyens d&#8217;investir qui leur font défaut. Le MIT draine plus d&#8217;un milliard d&#8217;euros là ou l&#8217;ensemble des grandes écoles françaises n&#8217;atteint pas un budget égal au dixième du sien. Les pôles d&#8217;enseignement supérieur ne pourront pas faire moins que de s&#8217;associer et de se regrouper afin d&#8217;affronter la concurrence des étrangère. La compétition est ouverte et l&#8217;on se surveille déjà entre grandes écoles. Mais en matière de « business » c&#8217;est Singapour qui tient la corde. Là bas, les locaux ne craignent pas les grandes écoles françaises qui voudraient former une part de leurs ressortissants. Ile Etat de 4,5 millions d&#8217;habitants à l&#8217;épicentre de plusieurs continents, Singapour engrange déjà près de 5 milliards d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires entre les inscriptions de ses nationaux, de la diaspora asiatique et des étrangers de plus en plus nombreux. La part du PIB de la formation dans les revenus de Singapour, de 1,8%, en 2007, devrait atteindre 5% dans la décennie à venir. L&#8217;Île Etat conduit une stratégie très pragmatique incarnée par la mise en place de son <em>International School Hub</em> qui multiplie l&#8217;ouverture de bureaux de recrutement en Europe et aux Etats-Unis ainsi que les accords de partenariat avec de grandes écoles australiennes, américaines et européennes. Les pouvoir publics ne cachent pas leurs intentions de développer des activités d&#8217;<em>elearning</em> pour leurs marchés régionaux. Car le commerce international des services de formation a également pris des formes nouvelles avec l&#8217;implantation des <em>Campus virtuels</em>. Une des universités américaines les plus en pointe dans ce domaine, <em>Penn State</em>, fournit des outils en ligne à 62 000 étudiants. Richard T. Hezel et Josh Mitchell de Hezel Associates, un des leaders de la fourniture de services de e-learning aux états-Unis estimaient en 2006 que le marché mondial du <em>e-learning</em> devrait dépasser 215 milliards de $ d&#8217;ici 20 ans<a name="_ftnref2" href="#_ftn2">[2]</a>. Ces « campus virtuels » assurent la fourniture transnationale de téléformation pour répondre plus efficacement et économiquement à la demande. L&#8217;Australie par exemple exporte de plus en plus de services de formation supérieure. Entre 1996 et 2001, les inscriptions d&#8217;étudiants internationaux qui étudient depuis l&#8217;étranger sont passées de 24% à 37% de l&#8217;effectif de tous les étudiants étrangers inscrits dans ses universités<a name="_ftnref3" href="#_ftn3">[3]</a>. On peut prévoir une croissance vigoureuse des propositions de services en ligne par des campus virtuels pour des formations spécialisées. Cette commercialisation distante sera à l&#8217;origine de nouveaux déséquilibres à l&#8217;exportation pour certains pays mal préparés à proposer ce type de prestations. La  France voit se multiplier les expériences isolées et parfois très pointues. Elle dispose de pôles compétents d&#8217;enseignement à distance. Pourtant, elle n&#8217;en fait pas pour l&#8217;instant un levier de pénétration de ces nouveaux marchés alors qu&#8217;ils sont un des socles du développement de la marchandisation de la formation. Les pays qui développent ces services améliorent ainsi la compétitivité, l&#8217;attractivité de leurs systèmes d&#8217;enseignement et s&#8217;offrent l&#8217;opportunité de captiver les meilleurs enseignants. Les universités privées engagent des professeurs &laquo;&nbsp;superstars&nbsp;&raquo; et font de l&#8217;enseignement un véritable <em>business</em>. Un peu partout, aidés par les pouvoirs publics, les campus font leurs emplettes afin d&#8217;attirer les plus brillants. La France n&#8217;aurait-elle aucun attrait pour les talents ? Pas d&#8217;argent sans doute ! Steven Picker, un spécialiste du langage, professeur au MIT (<em>Massachusetts Institute of Technology</em>), a été débauché par Harvard, attiré par le budget de recherche de 1,8 milliard de dollars qu&#8217;on lui proposait. Si l&#8217;actualité française ne manque pas de souligner le succès de quelques uns de nos grands patrons, elle reste muette sur les talents qui nous aurions réussi à recruter pour assurer la formation de nos étudiants ou animer nos laboratoires de recherche. Le seul exemple marquant dont je me souvienne est celui de l&#8217;arrivée de Seymour Papert pour prendre les rennes du Centre Mondial de l&#8217;Informatique, à Paris, à la demande de Jean-Jacques Servant Schreiber, vers la fin des années 80<a name="_ftnref4" href="#_ftn4">[4]</a>. <a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/elearning02.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-1601" title="elearning02" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/elearning02-300x303.gif" alt="elearning02" width="300" height="303" /></a>Le monde de la formation saura-t-il se remettre en question ? En France un autre choix, plus égalitaire, a été fait.<strong> </strong>A trop vouloir des universités « cheaps », sans sélection, des élèves décidés à rompre ce maudit égalitarisme par le bas s&#8217;inscrivent dans des écoles privées y compris étrangères quoi qu&#8217;il leur en coûte. Les compétitions entre nations savantes ne se placent plus seulement sur le terrain de la « production » et de la « consommation » d&#8217;actifs matériels mais sur celui de la production et la consommation de connaissances. La formation est devenue un marché compétitif où se situent les besoins essentiels des cadres des pays en développement où nous délocalisons certaines activités. Une infime partie de ces cadres viennent chez nous pour se former alors que la demande ne cesse de croitre chez eux dans de très nombreux domaines, ce qui augure une forte demande de produits de formation en ligne. Plutôt que de considérer la formation comme un produit d&#8217;exportation pour faire entrer des devises, donc de créer des emplois, des personnalités, n&#8217;en doutons pas, bien intentionnées, nous rappelleront avec vigueur qu&#8217;il s&#8217;agit de la chasse gardée du secteur public. Un secteur qui ne supporte pas et étouffe autant que possible toute concurrence du privé. Voilà pourquoi notre économie des connaissances s&#8217;est mise en grand danger.</p>
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<hr style="text-align: justify;" size="1" />
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> Dans une enquête réalisée en 2006 pour la National School Boards Foundation (NSBF), 30 % des directeurs d&#8217;école pensaient qu&#8217;au moins un étudiant sur cinq allait recevoir une part &laquo;&nbsp;substantielle&nbsp;&raquo; de  sa formation par l&#8217;intermédiaire d&#8217;Internet.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> Quelques chiffres en vrac donnent une idée de l&#8217;étendue de son impact prévisible, notamment aux états-Unis. Un sondage de 2002 indiquait que près de 80 % des étudiants interrogés affirmaient qu&#8217;Internet avait apporté un supplément à leur expérience universitaire et 56 % déclaraient que le courrier électronique à lui seul avait enrichi les relations avec leurs professeurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3">[3]</a><a href="http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/628/Le_commerce_de_l%92%E9ducation:un_nouvel_enjeu_international.html">http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/628/Le_commerce_de_l%92%E9ducation:un_nouvel_enjeu_international.html</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4">[4]</a> Malgré un indéniable succès médiatique. Ce centre qui devait préparer la France à prendre une place de tout premier plan entre le Japon et les USA dans le domaine des technologies de l&#8217;information a été un énorme flop à l&#8217;instar du plan informatique pour tous, ( le choix des T07 de Thomson aussi convivial qu&#8217;un manche à balai !) doublé d&#8217;un scandale financier. En effet, quand la structure a commencé à couler, une structure associative de droit américain a été montée aux USA, et des subventions publiques du ministère de l&#8217;éducation nationale y ont été transférées, lequel n&#8217;a jamais réussi à les récupérer. Voir aussi http://www.holybuzz.com/JJSS-et-le-centre-mondial.html<strong> </strong></p>
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		<title>Dans l’économie Immatérielle, les Entreprises doivent se développer grâce aux Idées</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2009 10:15:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[bataille des idées]]></category>
		<category><![CDATA[créativité]]></category>
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		<category><![CDATA[Impératif créatif]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul Romer]]></category>
		<category><![CDATA[rayonnement culturel]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Forum de Davos de 2006 avait pour thème « l&#8217;impératif créatif ». Lors de son discours d&#8217;ouverture, son fondateur, le professeur Schwab, a fustigé le mépris des idées et argumenté pour «une économie fondée sur les idées et la capacité à les mettre en œuvre[1]. Au «siècle des lumières » la force de la langue française tenait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="color: #800000;"><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/swisstxforum.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1534" title="swisstxforum" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/swisstxforum-300x215.jpg" alt="swisstxforum" width="300" height="215" /></a>Le Forum de Davos de 2006 avait pour thème « l&#8217;impératif créatif ». Lors de son discours d&#8217;ouverture, son fondateur, le professeur Schwab, a fustigé le mépris des idées et argumenté pour «<em>une économie fondée sur les idées et la capacité à les mettre en œuvre</em><a name="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a>. Au «siècle des lumières » la force de la langue française tenait à la force des idées qu&#8217;elle véhiculait.<strong> </strong>Le rayonnement culturel de la France n&#8217;a pas cessé de diminuer depuis. Cela n&#8217;est pas le fait d&#8217;une faiblesse de la « langue », mais d&#8217;un déficit de créativité. </span> »<span id="more-421"></span>L&#8217;américain <em>Paul Romer</em>, professeur d&#8217;économie à l&#8217;Université de <em>Standford</em>, a développé une théorie de <em>l&#8217;économie des idées</em> à l&#8217;origine d&#8217;une croissance économique au moins aussi spectaculaire que celle des gains de productivité dus à la systémique informatique<a name="_ftnref2" href="#_ftn2">[2]</a>. De ses travaux, on retient <em>que l&#8217;économie des objets est différente de celle des idées.</em> L&#8217;une est physique, finie, elle débouche sur la pénurie. L&#8217;autre <em>ouvre un champ inimaginable de choses que nous pouvons faire</em>. Aux États-Unis, mais aussi en Europe et dans les pays du Sud. <em>Ce qui manque aux pays en développement, ce sont les idées plus que la main-d&#8217;œuvre ou le capital. Il est possible de les y amener. Mais ces idées ne sont pas dans les bibliothèques, elles sont dans les entreprises</em>. Aujourd&#8217;hui, elles circulent sur la  Toile ! Aussi nous faudra-t-il investir la Toile et avoir des idées, beaucoup d&#8217;idées, de la jeunesse, de la folie, un peu, et de l&#8217;audace, beaucoup, pour redevenir le pays fertile du « siècle des lumières ». Avec l&#8217;Internet, plus d&#8217;un milliard et demi de personnes peuvent y échanger leurs connaissances, établir des contacts sociaux. Pour la première fois dans l&#8217;histoire humaine, la coopération massive d&#8217;individus de toutes origines à travers le temps et l&#8217;espace est soudainement facile et de moins en moins coûteuse. Dans des espaces numériques dédiés, des milliers de citoyens savants du <em>Web</em> pourront grâce à leurs connaissances et à leurs idées se pencher sur divers problèmes et, collectivement, leur apporter des solutions plus rapidement, plus économiquement. L&#8217;ensemble de ces facteurs concourent à la création de <em>lean organisations</em> à faible intensité capitalistique et à forte intensité de matière grise, caractéristiques de l&#8217;économie coopérative. Les réseaux sociaux deviennent des vecteurs d&#8217;essaimage d&#8217;idées, d&#8217;échanges d&#8217;expériences et de recherches partagées. Les idées des individus savants peuvent changer le monde et constituer de nouvelles sources de richesses.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/Idées-Innovations.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1538" title="Idées &amp; Innovations" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/Idées-Innovations.gif" alt="Idées &amp; Innovations" /></a>La France, dit-on, n&#8217;a pas de pétrole, mais saura-elle vraiment produire des idées pour s&#8217;installer sur les marchés de l&#8217;économie immatérielle, contrer ces compétiteurs et relancer durablement sa croissance !? Les règles du jeu changent. Le marché des licences représentera plusieurs centaines de milliards de dollars dans moins de vingt ans. Pour y faire face la France est-elle suffisamment créative alors que la recherche c&#8217;est du <em>business</em> et que les laboratoires et les universités deviennent productrices de valeur grâce à la vente de licences ? Nous devons devenir de vrais producteurs d&#8217;idées qui attirent les meilleurs talents puis des « commerçants » des savoirs afin de rentabiliser le fruit de nos innovations. Un paquet de grosses têtes ne fait pas un groupe innovant. Cette confusion entretenue entre l&#8217;innovation et la production d&#8217;idées me paraît dangereuse. Ce sont les idées qui « allument » les innovations, pas l&#8217;inverse. Cette simple observation a des répercussions considérables sur les méthodes utilisées pour gérer des processus d&#8217;idéation qui deviennent collectifs. Les compétitions à venir se déplacent vers les capacités des organisations à inventer, mais aussi à mettre en œuvre leurs idées rapidement. La performance d&#8217;une société moderne se mesure par sa capacité à passer de l&#8217;idée à l&#8217;action. Il s&#8217;agit d&#8217;éviter de voir nos scientifiques et nos créatifs s&#8217;enliser dans des organisations lourdes, incapables de réactivité. Saurons-nous gagner des devises sur ces nouveaux marchés alors même que la majorité de nos entreprises ne sait pas valoriser ses actifs immatériels? Aurons-nous des entreprises et une nation fertiles, abeilles et fleurs à la fois !? Entreprises, disposez-vous d&#8217;un patrimoine intellectuel de valeur ? Seriez-vous exportatrices d&#8217;idées ? Avez-vous de quoi offrir aux nouvelles bourses des savoirs ? Savez-vous accéder aux idées pertinentes ? Faites-vous le nécessaire pour valoriser le capital d&#8217;idées de vos collaborateurs ? Savez-vous valoriser vos savoirs ? Savez-vous les rémunérer ?! Rendez vous compte : dois-je être moins payé si je réalise en dix minutes ce qu&#8217;un incompétent fera dans une journée ? Cette question sur la récompense de la créativité des salariés, s&#8217;accompagne, avec les nouvelles logiques de l&#8217;économie immatérielle, <em>d&#8217;une remise en question fondamentale des ukases de la productivité du travail</em> et de la confrontation des facteurs de production traditionnels vue par les économistes du 20ème siècle. <a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/guerre-cognitive.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-1541" title="guerre cognitive" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/guerre-cognitive-241x350.gif" alt="guerre cognitive" width="241" height="350" /></a>Nous sommes dans une guerre de l&#8217;intelligence. Il faut cesser de mener cette guerre des biens immatériels comme on dirige une administration. La réponse aux exigences de cette &laquo;&nbsp;créativité collective&nbsp;&raquo; ne se fera pas sans bouleverser les façons de penser le management d&#8217;hommes organisés en réseaux professionnels ni sans revoir les façons d&#8217;organiser l&#8217;accès à des ressources immatérielles. Les entreprises devront absolument libérer et encourager les échanges d&#8217;idées dans les réseaux et gérer des processus de constitution des banques d&#8217;idées. Les dirigeants devront reconnaitre leur personnel comme le premier élément de leurs actifs immatériels. Pour vous familiariser avec cette &#8230; idée, je vous invite à télécharger le chapitre VII <strong><span style="text-decoration: underline;">« <a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/7emechapitreNebrain.pdf">Pour profiter de l&#8217;économie des idées</a></span></strong><a name="_ftnref3" href="#_ftn3"></a><a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/7emechapitreNebrain.pdf"><span> </span></a>», de mon livre «<a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/netbrain.html"> <em>Netbrain, les batailles des nations savantes</em></a> »<a name="_ftnref4" href="#_ftn4"></a> qui vient d&#8217;obtenir le prix 2008 de l&#8217;économie numérique. Nous y montrons les profits considérables dégagés par celles des entreprises qui ont favorisés les espaces d&#8217;échange de connaissances et de créativité. Car c&#8217;est cela notre capital aujourd&#8217;hui. Un capital immatériel, gigantesque qui donne, aux pays comme aux entreprises qui pétillent d&#8217;idées, la chance de fertiliser le monde et d&#8217;innover en s&#8217;enrichissant.</p>
<p><strong>Denis C. Ettighoffer</strong></p>
<hr size="1" /><a name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> Jean-Pierre Robin<em>, Le Figaro</em> du 8 janvier 2006.</p>
<p><a name="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> Voir http://www.jourdan.ens.fr/grenet/TD/TD11.pdf et le papier de <em>Jean-Marc Vittori,</em> « <em>Innovation contre récession »</em> qui résume les thèses de Romer <a href="http://membres.lycos.fr/ses2000/Progtech.htm">http://membres.lycos.fr/ses2000/Progtech.htm</a> Voir aussi http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Romer<a name="_ftn4" href="#_ftnref4"><br />
</a></p>
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		<title>La fiscalité de la formation levier de l’économie immatérielle</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 08:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Europe en construction, œuvre de réconciliation entre pays relativement semblables, reste un espace de concurrence féroce jouant notamment sur les différences des modèles fiscaux. Un phénomène bien connu des européens lorsqu&#8217;ils comparent le prix respectif des voitures dans les pays de la communauté, prix parfois très différents notamment à cause des taux de TVA. De [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="alignleft" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/cs20elearning1.png" alt="elearning" width="98" height="93" /><span style="color: #800000;">L&#8217;Europe en construction, œuvre de réconciliation entre pays relativement semblables, reste un espace de concurrence féroce jouant notamment sur les différences des modèles fiscaux. Un phénomène bien connu des européens lorsqu&#8217;ils comparent le prix respectif des voitures dans les pays de la communauté, prix parfois très différents notamment à cause des taux de TVA. De la même manière que la politique fiscale tend à attirer les investissements, certains pays attirent ainsi les demandes solvables des services en ligne chez eux comme l&#8217;ont fait les Irlandais dans les années 80 et 90. </span><span id="more-322"></span>Ces pays détaxent et offrent des défiscalisations sur les investissements liées aux télécommunications pour accéder à bon compte à leurs services ou bases de données. En Europe, l&#8217;Estonie est un autre bon exemple du rôle d&#8217;une politique fiscale compétitive inspirée par les thèses de Milton Friedman<a name="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a>. Ce pays a décidé de défiscaliser les revenus des personnes et des entreprises qui seraient réinvestis dans l&#8217;économie numérique. L&#8217;Estonie a aussi multiplié les initiatives afin de favoriser l&#8217;e.administration (ce qui réduit les coûts de fonctionnement de l&#8217;Etat) au point que des réunions ministérielles sont traitées en ligne<a name="_ftnref2" href="#_ftn2">[2]</a>. Puis le gouvernement estonien a encouragé les coopérations entre universités et entreprises afin de faciliter les créations d&#8217;emplois au point que le taux de chômage est tombé à 4,9% de la population contre 14% fin des années 90. La Macédoine, après la Slovaquie, lui emboîte le pas. Cette compétition fiscale devient un facteur clé de l&#8217;attractivité d&#8217;implantation. En Amérique centrale, le Costa Rica (quatre millions d&#8217;habitants) est l&#8217;emblème d&#8217;une région qui s&#8217;empare des technologies de l&#8217;information et de la communication pour s&#8217;assurer une nouvelle place dans l&#8217;économie mondiale. Cette république a attiré des millions de dollars d&#8217;investissements par une politique fiscale agressive, inspirée de celle de l&#8217;Irlande. Devenu le premier pays exportateur de logiciels de l&#8217;Amérique latine et spécialisé dans les équipements de santé, le Costa Rica suit un autre exemple, celui de Singapour qui investit massivement dans ses universités afin d&#8217;attirer les étudiants asiatiques avec l&#8217;objectif de gagner entre deux et quatre points de croissance supplémentaires. L&#8217;Australie fait de même en investissant dans les activités de téléformation. Les montants en jeu sont de taille. Dès 2002, le montant des ventes sur Internet dépassait celui de la vente par correspondance par voie postale <em>soit 4% du PNB français</em>. Si l&#8217;on se focalise maintenant sur la formation, elle pèse mille milliards de dollars dans les pays de l&#8217;OCDE et devient un enjeu majeur pour les nations. La formation est définitivement entrée dans l&#8217;espace marchand. Elle représente le quatrième poste d&#8217;exportation des Etats-Unis et, mieux encore, son chiffre d&#8217;affaires prévisionnel à dix ans sera supérieur à l&#8217;industrie des loisirs. Les services de formation en ligne représentent un gisement économique considérable alors qu&#8217;un étudiant sur cinq reçoit déjà une part substantielle de sa formation par Internet<a name="_ftnref3" href="#_ftn3">[3]</a>. Plus préoccupant encore, le déficit de nos offres de formation engendre une migration négative de notre matière grise, de nos talents. Selon une étude de l&#8217;OCDE et de l&#8217;UNESCO entre les années 1960 et les années 1990, les universités anglo-saxonnes ont attiré un flux migratoire d&#8217;élèves européens qui est passé de 245 000 à 1 178 00<a name="_ftnref4" href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
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<strong><a href="http://www.dailymotion.com/swf/x7303u">Faire payer les études supérieures</a></strong><br />
<em>par <a href="http://www.dailymotion.com/institutmontaigne">l&#8217;Institut Montaigne</a></em></div>
<p style="text-align:justify;">N&#8217;en doutons pas. La place de la France dans les compétitions entre nations savantes sera liée à sa capacité à soutenir l&#8217;investissement dans la formation, gage d&#8217;une meilleure qualité de vie pour nos enfants et d&#8217;une R&amp;D plus dynamique. Pour de multiples raisons que je ne développerai pas ici, mais qui tendent à favoriser une minorité d&#8217;individus et à limiter la mobilité sociale, le taux d&#8217;accès à l&#8217;enseignement supérieur reste médiocre en France<a name="_ftnref5" href="#_ftn5">[5]</a>. Notre nation dépense 4,7% de son PIB pour son enseignement, soit presque deux fois plus que tous les autres pays (entre 2% pour le Japon et 3% maximum pour les Etats-Unis) et porte à 8% la totalité de son engagement dans la formation et la  R&amp;D. Sur ce plan, la France est champion mondial ! Les choses se gâtent lorsque l&#8217;on observe la portion congrue qui revient à l&#8217;enseignement supérieur avec 1,1% du PIB soit le plus faible par rapport à l&#8217;Angleterre, la Japon, l&#8217;Allemagne ou les Etats-Unis. Pour augmenter sa capacité de financements supplémentaires, la France doit devenir un pays fiscalement attractif pour les investissements dédiés à la formation, au financement d&#8217;écoles et d&#8217;universités privés. Pour limiter l&#8217;expatriation de ses talents, pour tirer le meilleur parti de l&#8217;économie des connaissances tout en faisant appel à l&#8217;investissement privé, la France doit devenir un vrai paradis fiscal pour les investissements immatériels. Pour faire face à une compétition qui obligera certaines nations à reconsidérer leur modèle économique, il ne suffit pas de réduire l&#8217;impôt sur les sociétés comme cela a été proposé par le rapport sur l&#8217;économie immatérielle remis à Thierry Breton. Nous ne ferions que revenir péniblement sans doute dans la moyenne des sociétés européennes. Cela n&#8217;est pas suffisamment discriminant. Il nous faut envisager une modification substantielle de la fiscalité spécifique aux investissements immatériels des ménages afin d&#8217;avantager celles des organisations et entreprises impliquées dans des activités de formation et de prestations d&#8217;enseignement en ligne. Il est quand même « fort de café » de constater que si l&#8217;on investit dans un voilier dans les territoires d&#8217;outre-mer ont bénéficie d&#8217;avantages fiscaux. Il en sera de même pour les intérêts de l&#8217;achat d&#8217;un bien immobilier ou encore pour financer un emploi de services à la personne. Alors, pourquoi ne pas aider les familles françaises, dont certaines se saignent malgré des revenus modestes, afin de soutenir l&#8217;avenir de leurs enfants dès lors qu&#8217;elles investissent dans leur formation supérieure. Ce qui, indirectement, revient à soutenir le bon développement de grandes écoles mais aussi la mise en place de services de formation à distance. Un objectif qui me paraît tout aussi important que de soutenir le secteur du bâtiment. Une fiscalité semblable à celle des emplois de services à la personne qui réduit de moitié les dépenses engagées me semble possible, me semble en tous cas devoir être étudiée. Nous avons manqué l&#8217;occasion lors des débats sur les 35 heures, d&#8217;imposer que le capital temps soit obligatoirement dédié à la formation continue<a name="_ftnref6" href="#_ftn6">[6]</a>. Louperons-nous encore l&#8217;occasion de préparer notre nation à son entrée dans l&#8217;économie immatérielle, l&#8217;économie des savoirs !?  La défiscalisation partielle des dépenses des familles dans la formation supérieure de leur enfant doit s&#8217;inscrire dans la politique budgétaire d&#8217;une nation qui a compris les nouveaux enjeux de l&#8217;économie immatérielle.</p>
<p>Denis Ettighoffer</p>
<p><strong> </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Savez-vous quel est le plus gros annonceur américain sur la Toile aux Etats-Unis?</strong><em> L&#8217;University of Phoenix Online</em> avec 27 millions de dollars d&#8217;investissements publicitaires pour le mois de janvier 2008 et 215 millions de dollars pour l&#8217;année 2007. Cela fait bientôt dix ans qu&#8217;<em>University of Phoenix Online</em><strong> </strong>squatte les premières places des classements de la publicité en ligne. En 2000, une large campagne de publicité, à la télévision (<em>CNN, MSNBC, Discovery Channel</em>), sur Internet et en marketing direct (87 millions de dollars annuels). Résultat : + 86,5% de croissance des inscriptions en moins d&#8217;un an. Un an plus tard, en 2001, 25.700 étudiants sont inscrits en <em>e-learning</em>, et 70.000 aux cours traditionnels. La moyenne d&#8217;âge des étudiants dépasse 30 ans.  Aujourd&#8217;hui, <em>University of Phoenix</em> est la plus grande université privée américaine. Créée en 1976, elle possède 250 campus et centres d&#8217;enseignement à travers les Etats-Unis. Elle emploie 12.500 enseignants pour ses programmes de <em>e-learning,</em> dont la plupart travaillent à temps partiel, beaucoup pour arrondir leurs fins de mois. C&#8217;est</span></p>
<p><span style="color:#333333;">Source : http://www.journaldunet.com/ebusiness/publicite/actualite/surprise-le-plus-gros-annonceur-americain-est-une-universite.shtml</span></p></blockquote>
<p><strong> </strong></p>
<hr size="1" /><a name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> Friedman s&#8217;oppose à la doctrine Keynésienne qui prône l&#8217;investissement de l&#8217;Etat pour remédier au sous investissement en lui préférant la maîtrise de la masse monétaire, c&#8217;est à dire de la consommation. Une opposition sans grand fondement car les deux politiques ont leur vertu propre. Pour plus d&#8217;information http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=Milton_Friedman et http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-11-30-Milton-Friedman</p>
<p><a name="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> On compte en Estonie plus de 700 points d&#8217;accès publics à Internet (<a href="http://otsing.delfi.ee/en/m.php?pre_set=aip">www.regio.delfi.ee/ipunktid</a>), à quoi s&#8217;ajoutent plusieurs centaines de zones d&#8217;accès sans fil (<a href="http://www.wifi.ee/">www.wifi.ee</a>) dans les hôtels, pubs, bibliothèques, stations-services, parcs et jardins publics, etc. Dans beaucoup de ces zones, l&#8217;accès à Internet est gratuit.</p>
<p><a name="_ftn3" href="#_ftnref3">[3]</a> Selon le Sloan Consortium, en 2006, 3,5 millions d&#8217;étudiants américains ont suivi des cours en ligne.</p>
<p><a name="_ftn4" href="#_ftnref4">[4]</a> Foreign Students in Higher Education comparative Statistical data ( Section of statistics on Education &#8211; STE 11 Paris 1993)</p>
<p><a name="_ftn5" href="#_ftnref5">[5]</a> Voir l&#8217;excellent livre de Claude Allègre « <em>Toute vérité est bonne à dire</em> » Fayard &amp; Laffont 2000</p>
<p><a name="_ftn6" href="#_ftnref6">[6]</a> Voir le « Syndrome de Chronos » et du » Mal travailler au Mal vivre » Editions d&#8217;Organisation et Dunod. Du même auteur.</p>
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		<title>Réseaux Sociaux : le libre échange des idées sera la grande idée du siècle</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 09:32:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[Ashoka]]></category>
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		<category><![CDATA[post-capitalisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Plus d&#8217;un milliard d&#8217;individus sont en ligne avec la possibilité d&#8217;échanger économiquement des connaissances, des opinions, des idées, d&#8217;influencer des pans entiers du globe. En tissant des collaborations, des relations plus ou moins suivies, un milliard de personnes pourront partager leurs connaissances, établir des contacts sociaux, partager de la puissance de calcul grâce au Grid [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt; Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4 &lt;![endif]--><!--[if gte mso 9]&gt; &lt;![endif]--></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color: #0000ff;">Plus d&#8217;un milliard d&#8217;individus sont en ligne avec la possibilité d&#8217;échanger économiquement des connaissances, des opinions, des idées, d&#8217;influencer des pans entiers du globe. En tissant des collaborations, des relations plus ou moins suivies, un milliard de personnes pourront partager leurs connaissances, établir des contacts sociaux, partager de la puissance de calcul grâce au <em>Grid Computing</em><a name="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a>. Dans <em>Netbrain, notre planète numérique,</em> les savoirs et les idées doivent circuler en toute liberté. </span><span id="more-209"></span><a href="http://vents.jp"><img class="alignleft size-medium wp-image-213" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/les-idees-a-tous-vents.jpg?w=300" alt="" width="300" height="199" /></a>Des centaines de milliers de forums de discussion venant de tous pays, en toutes langues et traitant une infinie variété de sujets désenclavent la connaissance et l&#8217;économie par la même occasion. Les citoyens de Netbrain découvrent qu&#8217;ils peuvent influencer des opinions en diffusant leurs idées. Certains peuvent créer des savoirs que d&#8217;autres jugent estimables. Finalement, grâce à la technologie, pour la première fois dans l&#8217;histoire humaine nous avons la possibilité d&#8217;entretenir des rapports intenses avec un très grand nombre de gens. Pour la première fois dans l&#8217;histoire humaine, la coopération massive d&#8217;individus de toutes origines à travers le temps et l&#8217;espace est soudainement facile et économique. Partout, les gens utilisant l&#8217;Internet sont en mesure de poloniser les économies locales. Les foules virtuelles modifient les rapports de forces politiques, disposent d&#8217;une force de frappe économique et une influence qui impressionne quiconque s&#8217;en approche. Ces foules qui circulent sur la toile disposent pouvoirs nouveaux qu&#8217;elles utilisent pour « refaire le monde » et influencer durablement l&#8217;économie traditionnelle. Elles utilisent les réseaux comme vecteur d&#8217;essaimage d&#8217;idées et de propositions, comme vecteurs d&#8217;échanges d&#8217;expériences et de recherches partagées. <em>En repoussant les limites de l&#8217;économie et des rapports marchands traditionnels, elles inventent collectivement des voies modernes du développement durable. </em>Elles repensent fondamentalement comment utiliser cette nouvelle matière première qu&#8217;est l&#8217;information et les savoirs par un processus l&#8217;on désigne volontiers sous le terme « d&#8217;intelligence transformatrice<a name="_ftnref2" href="#_ftn2">[2]</a> ». Bill Drayton travaille à changer le monde depuis presque trente ans. Il a crée <em>Ashoka</em> en 1980, une association qui soutient des innovateurs sociaux par la fourniture de bourses et surtout par un vaste réseau d&#8217;influence. Ce réseau mondial se développe en creux des modèles économiques marchands. Un réseau d&#8217;individus qui portent des idées aussi prosaïques que de faciliter l&#8217;insertion d&#8217;anciens toxicos au Brésil. La conception de Bill est que les idées peuvent changer le monde. <em>Ashoka</em> soutient des « porteurs de graines », des gens qui prouvent que l&#8217;on peut changer les choses. « Ils sèment son grain avec une idée très pratique. Puis un autre porteur arrive qui la fait connaître dans une autre région du monde »<a name="_ftnref3" href="#_ftn3">[3]</a>. Ils sont des centaines déjà qui font circuler les idées entre le Bangladesh, les Etats-Unis et le Brésil. Et ça fait boule de neige. Le réseau <em>Ashoka</em> est une véritable pépinière de gestion des idées. Il applique des solutions qui ont marché dans une région. <em>Ashoka</em> devient un circuit de diffusion des savoirs. » Ce pouvoir est illustré par la progression fulgurante des applications du web pour le « <em>social networking</em> ». Elle illustre une voie en cours de formation des possibilités des réseaux de solidarités coopératives. Des communautés d&#8217;hommes et de femmes utilisent la Toile pour sensibiliser l&#8217;opinion publique d&#8217;internautes sur un sujet quelconque, pour faire pression sur les pouvoirs en place grâce à la puissance relationnelle des réseaux solidaires. Le troc d&#8217;information y est permanent, d&#8217;où une posture naturelle à l&#8217;échange gratuit, généreux <em>au point que les échanges sociaux ont dépassé les transactions commerciales sur la Toile depuis 2007.</em> Ces internautes participent à l&#8217;ensemencement d&#8217;idées ou des propositions sans calcul de retour sur investissement. De ce point de vue ils sont parfaitement en phase avec les chercheurs ou des tenants des alternatives économiques non monétaires. Présents dans les courants de pensées post-capitalistes, amateurs de commerce équitable, activistes des économies d&#8217;énergies, nous les retrouvons partisans des échanges d‘idées, utilisateurs des réseaux porteurs de concepts nouveaux dans de nombreux domaines, y compris, en matière d&#8217;économie collaborative. Quand aux entreprises, en devenant des organisations sans frontières, elles sont plus que jamais capables d&#8217;échanger autre chose que des marchandises et des services grâce aux réseaux socioprofessionnels. &laquo;&nbsp;<em>Les Réseaux deviennent le lieu pour l&#8217;innovation,</em>&nbsp;&raquo; déclare le professeur d&#8217;Université de Sandford, Walter W. Powell. Oui, parce que des internautes créatifs ont accepté de « <em>semer à tous vents</em> » comme le dit la belle formule du Larousse.</p>
<p style="text-align:justify;">Denis Ettighoffer</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<hr size="1" /><a name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> <a title="Grid computing" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Grid_computing" target="_blank">http://en.wikipedia.org/wiki/Grid_computing</a></p>
<p><a name="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> Selon les travaux d&#8217;André Portnoff chez Futuribles</p>
<p><a name="_ftn3" href="#_ftnref3">[3]</a> Courrier International du 9 juin 2005, Bill Drayton. « Simplement changer le monde. »</p>
<p>La traduction de son ouvrage <em>How to Change the World</em> sort en septembre aux Editions de la  Découverte.</p>
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		<title>Trop, c&#039;est trop !, 2004</title>
		<link>http://www.ettighoffer.fr/574/trop-cest-trop-2004</link>
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		<pubDate>Fri, 31 Dec 2004 04:09:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[Technostress]]></category>

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		<description><![CDATA[« TROP C'EST TROP ! »

LES TEMPS MAL... MENES... Le travail c'est la santé... Mauvais temps. Mauvais calcul. L'irruption de la 35ème heure en déstabilisant profondément les délicats équilibres socio-économiques de notre pays accentue les dégâts collatéraux dus à une mauvaise appréhension de la consommation des temps dans nos entreprises. Comme pour bien d'autres aberrations économiques engendrées par des apprentis sorciers, les Français et les entreprises paieront la note. Elle sera salée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1349" title="couv_troptrop" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/couv_troptrop1.jpg" alt="couv_troptrop" width="133" height="200" /> par <strong>Denis Ettighoffer</strong> et <strong>Gérard Blanc</strong></p>
<p>Editions d&#8217;Organisations, 2004</p>
<p>Sommaire</p>
<ul>
<li>Dopé, moi ?</li>
<li>Stress</li>
<li>Le travailleur moderne doit être un athlète</li>
<li>Ce que disent les médecins du travail et les psys</li>
<li>Comment s&#8217;en sortir ?</li>
<li>Combattre le stress</li>
<li>Prévenir les pratiques chronophages</li>
<li>Le mieux disant social, atout-clé de succès</li>
<li>La conquète d&#8217;un nouvel espace temps</li>
<li>Conclusion</li>
</ul>
<h4>« TROP C&#8217;EST TROP ! »</h4>
<h4 style="text-align: justify;">LES TEMPS MAL&#8230; MENES&#8230; Le travail c&#8217;est la santé&#8230; Mauvais temps. Mauvais calcul. L&#8217;irruption de la 35ème heure en déstabilisant profondément les délicats équilibres socio-économiques de notre pays accentue les dégâts collatéraux dus à une mauvaise appréhension de la consommation des temps dans nos entreprises. Comme pour bien d&#8217;autres aberrations économiques engendrées par des apprentis sorciers, les Français et les entreprises paieront la note. Elle sera salée.</h4>
<p><span id="more-574"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Globalement, le temps que nous consacrons au travail n&#8217;a jamais été aussi court et, paradoxalement notre société des « loisirs » n&#8217;a jamais autant manqué de temps. Nos enfants ont des emplois du temps de ministre et nos temps de loisirs sont si occupés qu&#8217;ils ne nous laissent guère l&#8217;occasion de rêvasser. Dans quelle société sommes-nous en train, au boulot et dans la vie, de faire semblant de nous épanouir ? Faute d&#8217;un temps qui se réduit comme peau-de-chagrin -problème vieux comme le monde mais exponentiellement aggravé par les progrès les plus récents - nous parvenons de plus en plus mal à survivre, mis à part quelques petits génies qui, selon les circonstances, le sont, le croient, le prétendent ou font semblant. Engagés la fleur au fusil avec les NTIC dans la musette, soi-disant génératrices de progrès, nous déchantons. Les « infotechnos<a name="_ftnref1" href="#_ftn1">[1]</a> » sont devenues, par manque d&#8217;intelligence et de discipline, autant de stupéfiants d&#8217;accélération et de corruption de notre existence. La perfusion de notre travail dans notre jardin privé, via le nomadisme et la multiplication des « sbf » (sans bureau fixe !) asphyxie notre vie. Les cadres qui le peuvent se rebiffent, mais beaucoup trop y perdent le nord.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes une société du temps libre fonctionnant aux régimes des temps de travail. L&#8217;aménagement du temps de travail est le fruit d&#8217;un long et lent compromis historique entre acteurs sociaux qui suit les nouveaux modes de travail. On ne peut intervenir isolément sur le temps de travail de l&#8217;individu sans prendre en compte le temps de l&#8217;entreprise et de fil en aiguille, sans tenir compte du temps de la société : finalement, s&#8217;intéresser vraiment aux temps de l&#8217;homme et à sa capacité de travailler mieux pour vivre mieux. Il est facile à chacun d&#8217;observer combien les technologies et la nouvelle économie ont bouleversé les modes de création de richesses et que n&#8217;avons pas assimilé que l&#8217;économie immatérielle a découplé la durée du travail &#8211; le fameux temps de présence &#8211; et la création de richesses.  Puis que les technologies de la communication et de l&#8217;information en déspécialisant les espaces et en dérégulant les temps individuels et collectifs ont bouleversé les modes de travail tout en contribuant à nous « mettre la pression ». Désormais, avec la complicité des infotechnos, il y a le temps des pauvres, il y a le temps des riches. Le temps des gens qui s&#8217;occupent et le temps des gens débordés. Survoltée, une part croissante de gens voit la peur de manquer de temps remplacer la peur de manquer tout court &#8230; <img class="alignleft size-medium wp-image-1358" title="261-handsfree" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/261-handsfree-300x225.jpg" alt="261-handsfree" width="300" height="225" />Les NITC accentuent nos travers spécifiques : l&#8217;attirance pour le zapping continuel, la distraction plutôt que le temps de la réflexion. C&#8217;est la concordance de ces penchants et leur accentuation par l&#8217;utilisation des NTIC qui crée la « société de l&#8217;impatience » : une société où le sentiment de l&#8217;urgence devient permanent et déborde même sur la vie privée. Même nos loisirs sont désormais organisés à la minute près, nos voyages prévus des mois à l&#8217;avance. Nous sommes pétrifiés par la peur de rester sans rien faire, de gaspiller notre temps libre &#8211; qui n&#8217;a d&#8217;ailleurs plus rien de libre &#8211; et nous nous plaignons en même temps de ne plus avoir une minute à nous pour nous poser, prendre le temps de réfléchir. Nous ne sommes plus maîtres de notre agenda et nous l&#8217;acceptons avec une totale inconscience. L&#8217;hyper-sollicitation accompagne l&#8217;hyper-choix de la société d&#8217;un temps dispersé, où beaucoup commutent sur les réseaux d&#8217;une personne à une autre, d&#8217;un sujet à un autre, d&#8217;une idée à une autre, d&#8217;un site à un autre. Selon 63% des personnes interrogées les TIC « obligent à aller plus vite » et augmentent le stress. En fait, celles-ci fonctionnent comme un amplificateur d&#8217;effets déjà présents. Hier on stressait d&#8217;ennui. Aujourd&#8217;hui on ne sait plus quoi faire face à la multitude des sollicitations. Tout est urgent, tout est important, tout est décisif. Ces diktats s&#8217;emparent des membres des jeunes générations, agités et sur-actifs. Dérangés, sollicités, bousculés, décervelés par des sollicitations permanentes, certains se prennent à rêver qu&#8217;ils sont devenus des gens importants puisque, n&#8217;est-ce pas ?, être dérangé est l&#8217;apanage des gens importants.  Or, si les hommes ont réalisé des progrès techniques considérables afin de réduire la pénibilité des tâches, les pressions psychologiques consécutives aux nouveaux modes de travail moderne semblent augmenter la pénibilité mentale des activités.</p>
<p style="text-align: justify;">« A votre mauvaise santé » aurions nous du titrer ! La suractivité des cadres se révèle un mal très français. Celui qui gère bien son temps et part tous les soirs à 18h est considéré comme quelqu&#8217;un qui ne travaille pas beaucoup. L&#8217;INSEE et la DARES ont comparé l&#8217;étendue de la journée de travail des cadres entre 1984 et 1998 où plus de la moitié des cadres du secteur privé travaillaient 10 heures par jour ou plus, contre 41% en 1984. Seuls 5,4% effectuaient moins de 8 heures par jour. Situation impensable en Allemagne, en Hollande, où les bureaux sont déserts à partir de 17h30. Des travailleurs, dans d&#8217;autres pays, travaillent plus longtemps que nous, mais à des rythmes souvent bien différents. Encore récemment, en avril 2002, les Suisses ont refusé par votation la réduction du travail à 36 heures hebdomadaires. Managers français, détrompez-vous, on travaille « relax » dans bien des entreprises étrangères pratiquant encore les 48 heures ! Dans la pratique il reste difficile de dire « non » lorsque votre patron vous demande, un vendredi soir à 19 heures, une note de synthèse pour le lundi matin. Pourtant, les dirigeants devront apprendre à se poser des limites, à faire la part des choses entre urgent et important afin de ne pas voler le temps de leurs collaborateurs. Lorsqu&#8217;un individu se laisse dicter voire voler son temps dans l&#8217;entreprise, c&#8217;est toute sa vie personnelle qui peut en être affectée.</p>
<h3><strong>L&#8217;entreprise face à la société de l&#8217;impatience</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le sentiment d&#8217;urgence progresse. L&#8217;expression « vivre en temps réel » semble être devenue une caractéristique de ce début de millénaire. L&#8217;urgence et le manque de temps constituent des pathologies contemporaines qui ont pris des valeurs symboliques. Cet état d&#8217;urgence permanent est devenu un mode de gestion quotidienne dans les grands groupes comme dans les pme. La rapidité de réaction représente un facteur déterminant pour 40 % des chefs d&#8217;entreprise interviewés en 2000 <a name="_ftnref2" href="#_ftn2">[2]</a>. À ceci s&#8217;ajoutent les impératifs de délais que subissent plus de la moitié des salariés français : livraison et production en juste-à-temps concernaient 30 % des entreprises industrielles en 1997. L&#8217;urgence est devenue un mode de gestion quotidien justifié - à tort ou à raison - par un environnement très concurrentiel. En 1991, 23% des salariés disaient que leur rythme de travail leur était imposé par la pression permanente de la hiérarchie ; ils sont passés à 29% en 1998 <a name="_ftnref3" href="#_ftn3">[3]</a>. Bien sûr, être efficace c&#8217;est savoir aller vite. Mais la course à l&#8217;efficacité ne rime à rien avec des collaborateurs exténués qui ne savent pas gérer leurs priorités. À toujours vouloir faire vite et en faire trop, on perd parfois jusqu&#8217;au sens même de son travail. Un temps surencombré de tâches mineures ou importantes qui sont autant d&#8217;occasions de zapper de l&#8217;une à l&#8217;autre, émiettant nos journées de travail. Un tel mésusage du temps nuit autant à la vie familiale qu&#8217;à l&#8217;équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle de la population active, au point que l&#8217;on peut parler d&#8217;un « syndrome de Chronos ». La forte progression des travailleurs mobilisés les samedis et les dimanches, les pratiques de plus en plus courantes du 24 heures sur 24, sept jours sur sept, recouvrent une réalité nouvelle : l&#8217;explosion des horaires désignés comme « atypiques » . Un tiers des salariés de la Communauté européenne pratiquent déjà des horaires dérégulés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mal travailler suscite le mal vivre. Les individus perdent leurs repères. La réduction du temps de travail à 35 heures par semaine suscite des effets ambigus parmi les travailleurs. Une majorité de cadres, de techniciens et d&#8217;employés sont conduits à travailler quotidiennement avec des hommes qui n&#8217;ont pas un lien direct avec l&#8217;entreprise : sous-traitants, alliés, partenaires, travailleurs indépendants, etc. À ce titre, la qualité des relations entre les gens devient prépondérante pour préserver un bon climat de travail. Elle tient une place grandissante dans les échanges, fussent-ils électroniques. Pour créer une entreprise de qualité qui ne tombe ni dans la défiance, ni dans la morosité préjudiciable à ses affaires, les dirigeants doivent réunir trois ingrédients qui donnent sa cohésion à une collectivité d&#8217;hommes : une communauté de valeurs, une communauté de destin et une communauté d&#8217;émotions. À une époque où disparaissent les frontières physiques des entreprises, seuls ces trois dons sont de nature à préserver la cohésion de l&#8217;organisation, à fournir à chacun les repères qui cimentent l&#8217;ensemble. Hors les 35 heures n&#8217;ont pas seulement réduit le temps de travail mais aussi le temps de la régulation sociale. Fini les pauses où les gens pouvaient discuter autour de la machine à café, observer ce qui se passe autour d&#8217;eux, prendre le temps d&#8217;aider un collaborateur sur un problème qui ne les concernait pas directement, bref de se « destresser » et s&#8217;autoréguler collectivement. Les tensions engendrées par cette promiscuité forcée et permanente nous conduit vers une société anxiogène où les individus se bourrent de médicaments. Consommation qui coûte des sommes astronomiques à la société, sans compter le manque à gagner pour une entreprise dont les salariés n&#8217;arrivent plus à travailler sereinement et partent en congé maladie. Pour tenir le coup, c&#8217;est à qui prendra le plus de vitamines, d&#8217;euphorisants, voire des drogues plus dures encore. À quand le contrôle antidopage à l&#8217;entrée des entreprises ?</p>
<h3><strong>Les malaises dus au temps coûtent à la société et à l&#8217;entreprise</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ettighoffer.fr/IM/contre-la-montre.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1356" title="contre la montre" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/contre-la-montre-300x212.jpg" alt="contre la montre" width="300" height="212" /></a>Pour l&#8217;Organisation Mondiale du Travail, le stress dû à la « pression du temps » est devenu l&#8217;une des questions de santé publique les plus sérieuses en ce début du 21<sup>ème</sup> siècle. On sait travailler beaucoup. Mais chacun a son rythme : c&#8217;est « l&#8217;arythmie » » des temps &#8211; le travail en miettes - qui perturbe l&#8217;horloge interne des hommes et affecte son psychisme.  Si le stress joue le rôle d&#8217;un élément de motivation, tant qu&#8217;il n&#8217;altère pas l&#8217;atteinte des objectifs, au-delà d&#8217;un certain seuil, il produit des effets inverses. Il en résulte manque d&#8217;attention, lassitude, attitude psychologique négative&#8230; qui engendrent des à-peu-près, des dysfonctionnements. D&#8217;où des clients mécontents, le retour de produits qu&#8217;il faut réparer voire rembourser, l&#8217;explosion des coûts des services après-vente. Que coûtent ces pratiques pour l&#8217;ensemble de la société ? Plusieurs pays industrialisés ont tenté de quantifier le coût global du stress pour leur économie, estimé aux États-Unis à 200 milliards de $ en 1993 par le Bureau International du Travail. Les retombées des mauvaises conditions de travail représentent au Danemark 2,5% du PIB et 10% du PIB pour la Norvège et la Grande-Bretagne. La France, absente de cette grande étude du BIT, devrait, selon nous, payer au stress le même pourcentage du PIB que la Grande-Bretagne soit environ 120 milliards d&#8217;euros (800 milliards de F)<a name="_ftnref4" href="#_ftn4">[4]</a>. Lors d&#8217;un sondage réalisé pour Eurotechnopolis Institut en 1998, la moitié des personnes interrogées évoquaient la souffrance de ne pas être maître de leur temps<a name="_ftnref5" href="#_ftn5">[5]</a>. Notre société devient un monde de cadres &laquo;&nbsp;speedés&nbsp;&raquo; vivant en permanence en mode hyper vitesse, bardés d&#8217;électronique, touche-à-tout d&#8217;une société hyper sollicitée, super-travailleurs d&#8217;une société hyper vitaminée. De plus en plus nombreux à être classés comme hyperactifs, nous zappons dans notre vie d&#8217;un temps à un autre, d&#8217;une activité à une autre mais, et c&#8217;est cela qui est nouveau, de plus en plus vite. Nous confondons travail et agitation sans savoir donner du temps au temps. Notre tête ne fonctionne plus d&#8217;une manière cohérente, nous ne savons plus spécialiser les temps nécessaires à chaque chose. Dans une société plus soucieuse d&#8217;efficacité que de vitesse tout le monde doit apprendre à gérer son temps. Sans doute faudra-t-il accepter le délai nécessaire à l&#8217;évolution des mentalités d&#8217;une société encore profondément marquée par l&#8217;ouvriérisme industriel. Le temps de travail joue un rôle économique mais aussi social considérable. C&#8217;est une variable sur laquelle les entreprises peuvent jouer pour ajuster la durée totale de production, son organisation et sa répartition en fonction de la demande et des moyens techniques. C&#8217;est un facteur social, il constitue pour les salariés, non seulement un sujet de négociation relatif aux salaires et aux conditions de travail, mais aussi un élément structurant de leur vie personnelle et sociale. Pourquoi avons-nous le sentiment qu&#8217;une grande partie de la société vit une sorte de fébrilité par rapport au temps ? Les années 1930 avaient marqué des conquêtes sociales vis-à-vis du temps pour une population en majorité mobilisée par des tâches physiques et conditionnée par les rythmes industriels. Que valent ces avancées aujourd&#8217;hui, alors que plus de 70% de la population travaille dans les services, en utilisant régulièrement les ordinateurs et qu&#8217;une majorité exerce des tâches ou des métiers à forte intensité mentale ? Le progrès nous presse, nous oppresse et le stress croît dans l&#8217;ensemble du monde du travail. Influencés par leur vie professionnelle, les hommes d&#8217;aujourd&#8217;hui sont obsédés par l&#8217;idée qu&#8217;ils doivent remplir leur temps, le remplir de façon utile&#8230; comme dans leur entreprise.  Nous vivons les nouveaux Temps Modernes. L&#8217;informatique a brutalement accéléré et désynchronisé les rythmes qui, de l&#8217;artisanat à la révolution industrielle, conditionnaient nos comportements collectifs et fondaient notre culture. L&#8217;ordinateur met en évidence un conflit entre deux univers temporels qui ont bien du mal à cohabiter : celui du temps séculaire, des biorythmes et celui de la culture informatique, du &laquo;&nbsp;temps réel&nbsp;&raquo; fruit d&#8217;une société impatiente. Comme le dit très crûment J.C. Herz dans son livre <em>Alice au pays d&#8217;Internet</em> <a name="_ftnref6" href="#_ftn6">[6]</a> après un long voyage au pays des nomades électroniques : « <em>Ce n&#8217;est pas parce que les hommes disposent de beaucoup de technologies qu&#8217;ils sont moins c.. !</em> ». Nous étions prévenus.</p>
<p style="text-align: justify;">La gratification de notre travail et notre quête d&#8217;un certain bonheur nous glissent entre les doigts. Nous nous retrouvons « surencombrés et émiettés», zappeurs aux statuts variables, déréglés, épuisés, surmenés ou «<em>workaholic</em>», mais c&#8217;est notre santé qui trinque. Tels les écolos soixante-huitards de l&#8217;autre siècle, nous rêvons parfois de retour à la terre, mais nous savons bien que ce n&#8217;est plus la réponse. Voyez les politiques qui comme nos cadres n&#8217;ont plus le temps de penser ni de savoir quoi faire, ni même comment gouverner, ni à quel saint se vouer ! Tout le dispositif des 35 heures, des motifs à ses applications, est en inadéquation avec la logique des besoins et attentes de nos sociétés. Halte au feu ! Repos. Réapprenons le temps et la vie façon 21ème siècle en cessant de vouloir réinventer le passé ! Nous pouvons le faire en préservant la prééminence des réseaux humains sur celle des ordinateurs !</p>
<p style="text-align: justify;">Les entreprises retirent un avantage concurrentiel du fait que leurs salariés sachent équilibrer leur vie privée et leur vie professionnelle parce que cette compétence s&#8217;accompagne de qualités émotionnelles et comportementales fort utiles pour faciliter le travail en commun, définir ce que chaque membre d&#8217;une équipe est prêt à accepter des autres et pour que chacun sache s&#8217;adapter aux changements nécessaires. L&#8217;équilibre entre vie professionnelle et vie privée constitue un souhait général. Dans ce cadre, il convient d&#8217;aider à désencombrer le temps personnel du temps professionnel et de transmettre aux salariés qui le désirent les règles qu&#8217;ils doivent s&#8217;imposer pour bien travailler chez eux. Notre livre montre comment cloisonner le temps et favoriser les rencontres de la régulation sociale mais aussi que comment nos comportements collectifs sont de nature à handicaper la performance de l&#8217;entreprise. Nous pensons que l&#8217;ambiance de travail représente plusieurs points de marge dans un compte d&#8217;exploitation, qui pourraient bien faire la différence, un jour, dans toute entreprise. Ce facteur important a été ignoré des réflexions sur la réduction des temps de travail, notamment lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;encourager le désir des échanges entre les employés puis de leur donner le temps d&#8217;une respiration sociale particulière afin de gérer les tensions interindividuelles et collectives.  « <em>Trop c&#8217;est trop !»</em> montre ce qu&#8217;il faut faire pour que notre pain de chaque jour, au travail et en famille, redevienne comestible sinon de nouveau un plaisir. Car notre époque est aussi celle de formidables progrès. Cet ensemble reste pourtant miné de dysfonctionnements qui, en tous domaines, sont à la hauteur du challenge nouveau posé à nos entreprises. Dans une société plus soucieuse d&#8217;efficacité que de vitesse, tout le monde doit apprendre à gérer son temps » en référence notamment à la notion de « temps choisi » que notre culture admet encore mal. Si nous ne le faisons pas, c&#8217;est l&#8217;horreur économique garantie pour nous et, pire, nos enfants.</p>
<hr size="1" /><a name="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> Infotechnos : terme utilisé pour «technologies de l&#8217;information et de la communication».</p>
<p><a name="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> Enquête d&#8217; Alliance Management Consultants.</p>
<p><a name="_ftn3" href="#_ftnref3">[3]</a> Sylvie Hamon-Cholet et Catherine Rougerie, « La charge mentale au travail : des enjeux complexes pour les salariés », <em>Économie et statistiques</em>, n°339-340, septembre-octobre 2000.</p>
<p><a name="_ftn4" href="#_ftnref4">[4]</a> Cf. notre ouvrage précédent <em>Le Syndrome de Chronos. Du mal travailler au mal vivre</em>, Dunod, 1998.</p>
<p><a name="_ftn5" href="#_ftnref5">[5]</a> <a href="http://eurotechnopolis.org.ici/fr/bookstore/chronos_ifop.html" target="_blank">Sondage réalisé par l&#8217;IFOP pour Eurotechnopolis Institut</a> les 12 et 13 février 1998, auprès de 468 actifs de plus de 18 ans interrogés par téléphone à leur domicile. Cf. <em>Les Échos</em>, 5 mars 1998.</p>
<p><a name="_ftn6" href="#_ftnref6">[6]</a> J. C. Herz, <em>Alice au pays d&#8217;Internet, les mille et une nuits d&#8217;une cybersurfeuse</em>, Paris, Austral 1996.</p>
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