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	<title>Ettighoffer Digital Campus &#187; Vie Numérique</title>
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	<description>L&#039;homme connait le monde, non point par ce qu&#039;il y dérobe, mais par ce qu&#039;il y ajoute. (Paul Claudel)</description>
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		<title>Les Auteurs, Créateurs de Biens Numériques, doivent financer leur protection</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au TEDx de Montpellier du 20 janvier dernier, j’ai encore trouvé le moyen de me faire des amis ! J’ai en effet soulevé le problème quasi moral que pose un droit « copyright » qui s’affiche sans droit réel, sans inscription concrète auprès d’un organisme équivalent à l’INPI pour les brevets et qui, de surcroit, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2670" title="tedx(2)" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/tedx22-150x150.jpg" alt="" width="102" height="102" />Au TEDx de Montpellier du 20 janvier dernier, j’ai encore trouvé le moyen de me faire des amis ! J’ai en effet soulevé le problème quasi moral que pose un droit « copyright » qui s’affiche sans droit réel, sans inscription concrète auprès d’un organisme équivalent à l’INPI pour les brevets et qui, de surcroit, ne paie aucun droit pour sa protection ! Une protection qui sera financée par la collectivité !</span><span id="more-2667"></span>Il convient d’être conscient de deux choses. La première est que les contenus circulant sur la Toile représentent des milliards de milliards de pages ou de biens numériques divers, le plus souvent mis en ligne par les internautes. La seconde est qu’affirmer un copyright n’est pas suffisant. La très grande majorité de ce qui circule sur la Toile est libre de droits, mal protégé ou au mieux sous régime Copyleft. Si un bien numérique est sous Copyright, la plupart du temps ce dernier ne « parle pas »! Le statut de l’objet numérique étant flou et l’ayant droit souvent difficilement identifiable. Ce dernier court le risque d’un manque à gagner. Mais de son côté, l’Internaute qui cherche un bien numérique doit faire face à l’immense difficulté de connaitre le statut du bien, d’identifier rapidement l’ayant droit, d’entrer en contact facilement avec ce dernier et de savoir le montant d’un droit éventuel faute de normes en la matière. Les transactions de gestion des droits devient un casse tête et engendre un coût tel que le télé-consommateur fait l’impasse et, soit assure une création originale pour éviter un conflit de propriété, soit utilise le bien en espérant que cela ne donnera pas lieu à contestation. Ce que je fais régulièrement. Quant à l’auteur, si son bien est utilisé sans droit, l’engagement d’une procédure envers un utilisateur non autorisé reste coûteux et aléatoire. Les auteurs dans leur grande majorité ne se font d’ailleurs guère d’illusion sur les droits qu’ils toucheront un jour dès lors qu’un de leur bien numérique circule sur la Toile.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2669" title="tatouage" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/tatouage.jpg" alt="" width="184" height="184" />Les bases de données sur les droits des œuvres des auteurs ne sont pas suffisamment fiables. Dans une société de l’information saturée de biens numériques, il est difficile de trouver le titulaire des droits d’auteur parce qu’il n’y a pas de système centralisé de dépôts des droits d’auteur. Voilà pourquoi je milite pour l’obligation d’un dépôt de copyright renouvelable au moins tous les sept ans  auprès d’un guichet unique afin d’éviter la dispersion et la dilution des informations et des données relatives aux biens numériques sous « copyright ». Cela implique que l’Etat encourage les sociétés de gestion collective qui assurent aujourd’hui la collecte, la répartition, et parfois la promotion d’une œuvre, à la création d’un guichet unique comme l’INPI. Ce qui implique l’étude et la mise en œuvre d’offres en matière de procédures express de tatouages numériques. Les œuvres numériques qui diffusent largement dans les réseaux devraient pouvoir être identifiées et gérées par l’utilisation de procédures extrêmement simplifiées et économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les ayants droits devraient financer leur protection. Les détenteurs de brevets doivent acquitter une annuité de renouvellement pour maintenir en vigueur leurs brevets et ainsi continuer leur exploitation en position privilégiée.  La preuve de ces dépôts et du statut réel du Copyright  est loin d’être aussi claire. Les biens numériques n’ont pas l’obligation d’être tatouées et ils ne paient pas d’annuité de renouvellement pour une durée légale déterminée. Si le renouvellement n’est pas acquitté, la protection doit être définitivement abandonnée. Aux États-Unis, les œuvres d&#8217;auteurs ou de propriétaires américains publiées entre 1923 et 1963 sont dans le domaine public si le copyright n&#8217;est pas renouvelé ou si l&#8217;œuvre a été publiée sans être accompagnée d&#8217;une notice de droit d&#8217;auteur en bonne et due forme. Une loi propose qu’à défaut d’exploitation commerciale dans les deux ans passés les éditeurs n’ont qu’un délai de six mois pour s&#8217;opposer à la gestion collective des ouvrages devenus indisponibles. Qu’attendons-nous pour en faire autant ?</p>
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		<title>Droit d’usage contre droit de propriété : Pour un fair use à la française !</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 14:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fin décembre 2010, la GEMA, équivalent allemand de la Sacem, a sommé par lettre 36 000 crèches et jardins d’enfants de s’acquitter rapidement des droits d’auteur sur les chansons et comptines reproduites ou interprétées en public sans autorisation. Pour ne pas chipoter, la GEMA propose aux éducateurs mélomanes un tarif arrangeant: pour 500 copies de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000080;"><img class="alignleft  wp-image-2660" title="image 1 (594)" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/image-1-594.png" alt="" width="244" height="184" />Fin décembre 2010, <a href="http://www.liberation.fr/monde/01012310372-en-allemagne-les-creches-devront-payer-des-droits-d-auteur-pour-les-chansons-de-noel"><span style="color: #000080;">la GEMA</span></a>, équivalent allemand de la Sacem, a sommé par lettre 36 000 crèches et jardins d’enfants de s’acquitter rapidement des droits d’auteur sur les chansons et comptines reproduites ou interprétées en public sans autorisation. Pour ne pas chipoter, la GEMA propose aux éducateurs mélomanes un tarif arrangeant: pour 500 copies de texte de partitions, un jardin d’enfants public devra verser 56 euros par an, un jardin géré par une église 44,80 euros, hors taxes. A condition que le formulaire prévu soit dument rempli: pour chaque chanson, titre, compositeur, editeur de l’oeuvre avec sa date de diffusion qui devront être consciencieusement relevés. Le tout devant faire l’objet d’un contrôle régulier. L’initiative la plus impopulaire de l’année : «Idiotie bureaucratique », a lancé Bild, le quotidien le plus lu d’Allemagne.  <strong>Mais une Idiotie qui n’aurait pas existée si le fair use était appliqué!</strong></span> <span id="more-2652"></span>Le 20 janvier dernier, au <a href="http://tedxmontpellier.com/">TEDx de Montpellier</a>, en  démarrant mon exposé sur le « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Copyleft">copyleft</a> », j’ai tenu d’emblée à rappeler que c’était la société civile qui avait inventé, contre l’impérialisme du<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Copyright"> copyright</a>, les notions de l’Open Source et du <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Creative_Commons">Creatives Commons</a></em> à l’origine du Copyleft. Je ne crois pas qu’il faille s’en plaindre. Le droit d’emprunt ou d’usage, je le rappelle, respecte le droit de propriété et le droit moral de l’auteur. Cet usage fair use ou « usage loyal » est parfaitement compris aux Etats-Unis, souvent considéré comme le plus contraignant des systèmes en matière de droits d’auteurs. Le fair use vaut pour autant que l’emprunt ne sert pas un intérêt commercial qui pourrait s’apparenter à une confiscation des droits dérivés ou à un parasitisme marchand quelconque. Il se trouve que le numéro du <a href="http://www.courrierinternational.com/">Courrier International</a> du 26 janvier de cette année édite un long papier de Randy Kennedy du <a href="http://www.courrierinternational.com/notule-source/the-new-york-times">New York Time</a>s sur le sujet du pillage et de l’appropriation d’œuvres originales à des fins de représentation artistique. On pourrait résumer ainsi l’intervention de Randy : l’artiste américain  <a href="http://fr.artinfo.com/patrick-cariou-v-richard-prince-le-commentaire">Richard Prince</a> a récupéré les images originales d’un album d’un photographe français connu : <a href="http://www.patrickcariou.com/main_menu.html">Patrick Cariou</a>. Les images utilisées de son livre de photos, <a href="http://www.patrickcariou.com/rasbook.html"><em>Yes Rasta</em></a> par Prince ont fait l’objet de collages qui en détournaient le sens. Attaqué par les avocats de Patrick Cariou, ceux de Prince argumentent qu’il s’agit d’un usage artistique et loyal ( fair use) qui ne pourrait être assimilé à un pillage de l’œuvre ; sauf que cet « usage » lui a rapporté des millions de dollars….</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/AMslbqJiNXk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>Thème et sujet exemplaires que j’avais souhaité aborder au TEDx en reprenant la question d’un ami, peintre de son état. Ce dernier s’interrogeait de savoir la légalité d’une œuvre réalisée sur la base d’une <a href="http://www.ettighoffer.fr/1739/biens-immateriels-pour-un-droit-d%E2%80%99usage-opposable-au-droit-de-propriete">photographie de Ray Charle</a>s. Une question qui était d’actualité alors qu’un amendement vient d’être <a href="http://www.pcworld.fr/2011/11/30/business/loi-copie-privee-senat-definition-exception/522121/">déposé au Sénat</a> qui, pour rendre plus difficile l’utilisation de la copie privée, propose que « <em>Tout acte de copie à des fins privées devient de fait illégal, à moins que l&#8217;utilisateur ne soit en mesure de démontrer la licéité de la source utilisée</em>&laquo;&nbsp;. On devine aisément les dégâts collatéraux d’une telle proposition. Le Bild en parlera peut être… parce que pour ce qui est des médias français, ils regardent ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Où commence le pillage donc le détournement ? Où commence le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fair_use">fair use</a>, donc l’usage loyal ? Selon le droit américain, Le concept de l’usage loyal peut être admis si les coûts induits par la recherche d’un auteur, d’un propriétaire, peuvent dépasser les bénéfices attendus de l’utilisation de l’œuvre <strong>mais aussi s’il y a utilisation désintéressée de l’usage</strong>. Ce qui n’était pas le cas de Richard Prince qui a tiré d’importants bénéfices du détournement de l’œuvre originale de Patrick Cariou qui disposait déjà d’une importante notoriété. Prince tirait, en quelque sorte, une œuvre dérivée et marchande de l’original. <strong>Nous ne sommes plus dans le fair use</strong>, Prince ayant confisqué à son unique profit le travail d’un autre créateur ! Et mon peintre alors !? Eh bien, comme il a fait cadeau gracieusement de son travail et n’en a tiré aucun avantage financier, il bénéficiait du fair use. L’usage était désintéressé.  En conclusion nous devons éviter toute crispation sur le copyright. On semble le comprendre au-delà de nos frontières. L’Irlande s’affranchit d’une vision trop manichéenne du sujet et réfléchit <a href="http://siliconrepublic.com/new-media/item/21695-radical-copyright-law-refor">à moderniser les textes sur les droits d’auteur</a>. Démarche <a href="http://www.numerama.com/magazine/16590-propriete-intellectuelle-et-croissance-la-remise-en-question.html">déjà engagée</a> par la Grande Bretagne. Le Sénat américain et la  MPAA, (association des majors de l’édition musicale) cessent de s&#8217;attaquer directement aux internautes – ce qui n’est pas très populaire &#8211; pour privilégier la poursuite des individus reconnus coupables de distribution illégale de fichiers. Au Canada, les forces de l&#8217;ordre ont cessé de poursuivre les internautes qui téléchargent de la musique et des films et n&#8217;en font pas commerce. Le Parlement européen vient d&#8217;adopter un rapport qui appelle à ne pas criminaliser les consommateurs. Et en France, l’usage loyal qui n’est en rien un droit au pillage sera-t-il toléré? That is question !? Une question qui ne trouvera sans doute de vraie réponse que le jour où nous accepterons &#8211; afin de financer la création artistique &#8211; l’idée de <a href="http://entretiens-du-futur.blogspirit.com/archive/2008/12/08/fdg.html">changer le modèle économique</a> de l’illimité forfaitaire par une tarification des consommations numériques au prorata des quantités de mégaoctets consommés en réservant un pourcentage de cette facturation pour les auteurs. La fin de l’illimité forfaitaire – déjà existant sous des formes variées &#8211; ne sera pas la fin du monde, simplement une vision plus équitable qu’une licence forfaitaire qui tape indifféremment sur tous les internautes. Une solution aussi qui tirera le tapis sous les pieds à tous les partisans de <a href="http://blog.iteanu.com/index.php?post/2011/07/17/Un-hacking-l%C3%A9galis%C3%A9">l’espionnage généralisé</a> des activités des internautes français.</p>
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		<title>Les boitiers adsl dans votre salon vous espionneront-ils?</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 08:43:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie Numérique]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a déjà quelques temps des abonnés d’Orange ont reçu une proposition de leur opérateur. Il leur était demandé d’accepter que soit analysées leurs transactions sur internet afin de mieux comprendre les liens que privilégiaient les internautes volontaires. L’opérateur aurait alors enregistré et exploité les résultats des navigations du panel des clients volontaires. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000080;"><img class="alignleft size-full wp-image-2634" title="I watch" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/I-watch.jpg" alt="" width="116" height="116" />Il y a déjà quelques temps des abonnés d’Orange ont reçu une proposition de leur opérateur. Il leur était demandé d’accepter que soit analysées leurs transactions sur internet afin de mieux comprendre les liens que privilégiaient les internautes volontaires. L’opérateur aurait alors enregistré et exploité les résultats des navigations du panel des clients volontaires. La demande en soi n’est pas nouvelle. Différents Instituts de sondage spécialisés dans la grande consommation ont déjà sollicité des téléspectateurs volontaires afin de mieux comprendre leurs habitudes et leurs préférences. Des boitiers spéciaux sont alors installés et branchés sur leur téléviseur pour envoyer des informations sur la nature et la durée des consommations télévisuelles. C’est comme cela que ces instituts peuvent donner, quasiment en temps réel, l’importance des audiences respectives des émissions.</span><span id="more-2615"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les progrès techniques offrent aujourd&#8217;hui la tentation de s&#8217;affranchir d&#8217;un usage loyal de ce type de surveillance. La montée des dissidences et des mouvements de résistance des populations face à la violence des Etats, facilitée par les réseaux sociaux, n’a pas manqué de susciter des vocations de firmes qui font métier d’espionner et de surveiller les internautes. On ne s’étonnera donc pas de trouver les opérateurs chinois très en pointe dans les offres de surveillance des blogs, des twits et d’espionnage des flux. Au point que la diffusion d’équipements chinois vendus en Occident et pouvant servir de <a href="http://www.linformaticien.com/actualites/id/22274/les-etats-unis-enquetent-sur-huawei-et-zte.aspx">cheval de Troie</a> est prise très au sérieux par les américains. Le monde du renseignement reste attentif aux visées de l’opérateur chinois <a href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-cloud-bientot--conquerant--de-huawei-46975.html">Huawei</a> en matière de collecte et d’analyse sur le <a href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-cloud-bientot--conquerant--de-huawei-46975.html">Cloud</a>. Espionnage et renseignement économique font bon ménage avec les applications destinées à censurer et identifier des internautes « hors normes ». <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=paladion%20networks&amp;source=web&amp;cd=1&amp;sqi=2&amp;ved=0CB4QFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.paladion.net%2F&amp;ei=DoLjTufmJI27hAfMguTMAQ&amp;usg=AFQjCNFZi0P918_lyk0JZBFlIa0jjLcRxw&amp;cad=rja"><img class="alignleft size-medium wp-image-2627" title="carte-web-en1-500x357" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/carte-web-en1-500x357-300x214.jpg" alt="" width="300" height="214" />Paladion Networks</a>, en plus de tests de tentative de pénétration, assure la télésurveillance des réseaux sociaux et des cybercafés sources de renseignements intéressants. Gros succès commerciaux aussi pour des sociétés comme <a href="http://www.semptian.com/">Semptian</a> – qui débauche les meilleurs informaticiens de la planète &#8211; dans les pays confrontés à la résistance des populations comme c’est le cas en Syrie ou dans des monarchies du Golfe. Bien que très discrètes sur la Toile, les offres d’entreprises très spécialisées ne manquent pas.  <a href="http://miscellaneous-land.over-blog.net/article-les-spyfiles-les-grandes-oreilles-qui-surveillent-les-telecommunications-dans-le-monde-90960309.html">Wikileaks</a> a mené une investigation sur les outils de traçage proposés par nombre d’opérateurs et regroupés sur <a href="http://www.spyfiles.org/">ce site</a>. La tentation de surveillance devient générale pour de bonnes ou moins bonnes raisons. La France saura-t-elle trouver de bons compromis ? Actuellement le débat reste vif sur les modalités de surveillance d’internautes pratiquant régulièrement des téléchargements illicites. Tout naturellement, à l’occasion des discussions préliminaires sur la <a href="http://www.loppsi.fr/">LOPSSI</a> l’idée initiale était d’utiliser la puissance des ordinateurs des opérateurs pour bloquer et identifier les échanges suspects. Mais les opérateurs ne souhaitent pas voir se multiplier les conflits qui les opposeraient aux sites blacklistés. Sans doute n’oublient-ils pas l’affaire de la vente des <a href="http://www.netpme.fr/nouvelles-technologies/185-site-vente-encheres-objets-nazis--suite-affaire-yahoo-en-correctionnel.html">objets nazis sur Yahoo</a> qui a opposé le droit français et le droit américain.  De plus cela les oblige à faire régulièrement le ménage, les IP délictueux changeant aussi rapidement qu’ils sont repérés. Pourtant la création et la mise à jour d’une liste noire des sites à interdire ne semblent pas représenter plus de difficultés que celui du suivi des milliers de cartes bleues frappées d’interdiction tous les jours. Selon les opérateurs, cette surveillance serait sans effet, les vrais délinquants sachant utiliser les dispositifs « d’anonymation » les mettant à l’abri d’investigations pas trop poussées. Et d’utiliser la récente jurisprudence de la Cour de Justice Européenne qui s’oppose à la mise en place <a href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-la-justice-europeenne-condamne-le-filtrage-generalise-des-internautes-46769.html" target="_blank"> d&#8217;un outil de filtrage généralisé à l&#8217;ensemble des internautes d&#8217;un FAI</a> (Fournisseur d’Accès Internet) pour enfoncer le clou. Sauf que l’on oublie de préciser que cette opposition ne concerne que <em>le blocage des échanges peer to peer</em> illégaux et non le fait de mettre sur liste noire des adresses IP visiblement hors la loi: c’est ce que font déjà plusieurs pays. Des organisations privées <a href="http://www.pcinpact.com/news/67385-notification-google-streaming-allostreaming-hadopi.htm?vc=1">font de même</a>. On voit mal pourquoi on fait tant d’histoires. <a href="http://docs.abondance.com/question122.html">La pratique de l’interdiction</a> d’exercer pour des sites illégaux ou des sites responsables de campagnes de spams ne me choque en rien. Je ne suis pas le seul. Les <a href="http://actu.abondance.com/2011/07/11-millions-de-sites-blacklistes-par.html">moteurs de recherche</a> n’hésitent pas à faire la police pour éliminer les IP associés à des pratiques délictueuses. Le débat fait rage aux Etats-Unis relativement à la loi « SOPA » <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/sopa-la-loi-contre-le-piratage-qui-durcit-la-repression_275354.html">contre le piratage</a> qui affecte le commerce des échanges numériques<a href="#_ftn1">[1]</a>. C’est d’ailleurs là qu’il faut pouvoir rassurer les acteurs concernés grâce à un système de filtrage sérieux préliminaire aux demandes de blocage, complété par des possibilités de réclamation et de rectification rapide et efficace. Ceci pour dire ma crainte, si les opérateurs se débarrassent du problème, de voir la surveillance des trafics se déporter dans les boitiers ADSL installés dans les foyers. <strong><em>En d’autres termes au lieu de surveiller et de coincer les sites voyous on surveillera les trafics des internautes.</em></strong> Et il est vrai que le premier équipement capable d’intrusion dans l’intimité d’un foyer est cette box ADSL soit disant protégée par des codes. Difficile pour les autorités publiques d’ignorer un si magnifique instrument d’intrusion dans la vie privée des familles, sous couvert de vertu bien sûr. La bonne conscience est sauve puisqu’il ne s’agit officiellement que de surveiller et d’analyser des trafics relevant de la « sûreté nationale ». Nos internautes sont-ils conscients de ce que – sous prétexte de sauver quelques millions d’euros pour des activités marchandes – l’Hadopi, organisme d’Etat, pourrait devenir la clé d’entrée d’un <a href="http://www.numerama.com/magazine/18609-filtrage-dans-les-box-adsl-et-atteinte-a-la-vie-privee-au-programme-de-l-hadopi.html#ac_newscomment">dispositif de surveillance</a> intrusif grâce à ce boitier. <img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2617" title="131423060846s" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/131423060846s-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />Un rapport très contesté de <a href="http://www.numerama.com/magazine/15668-conflits-d-interets-a-l-hadopi-michel-riguidel-veut-nous-rassurer-maj.html">Michel Riguidel</a> sur les modes opératoires possibles rendu public en avril 2011, explique que &laquo;&nbsp;<em>les URL visités et les noms des fichiers téléchargés en outrepassant la politique de sécurité (?), seront enregistrés dans le journal en clair ou dans le journal chiffré</em>&laquo;&nbsp;. Lequel pourra fournir à la demande d’une autorité publique les historiques de toutes les URL visitées par l&#8217;utilisateur et les comparer à une liste de fichiers qui appartiennent à une &laquo;&nbsp;liste noire&nbsp;&raquo; probablement établie sous le contrôle de l&#8217;Hadopi. Ce que sera ou devrait être cette liste n&#8217;est pas clair et de plus comment l’internaute saura-t-il s‘il est ou non en infraction, alors qu’il suffirait de bloquer un site connu pour ne pas respecter la loi française? Avec cette pirouette, l’Hadopi reporte sur l’internaute la responsabilité d’accéder à des logiciels, des fichiers, des protocoles, des URL, ou des adresses IP de sites interdits par décision de justice ! Bref, une capacité de surveillance et d&#8217;intrusion  manifeste puisqu’il est prévu de pouvoir consulter à distance le journal de surveillance qui serait déporté <a href="http://www.infos-du-net.com/actualite/18364-hadopi-filtrage-box.html">dans la box</a> de l’internaute. En d’autres termes, plutôt que d’associer les sociétés de logiciels anti-intrusion et les sociétés proposant des moteurs de recherche à la mise au point de solutions pouvant limiter ou interdire l’accès aux URL hors la loi, nos gouvernants semblent vouloir utiliser la loi LOPSSI pour mettre la France entière en écoute permanente. Ne manquera que le prétexte. L’histoire des<a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/12/05/on-trouve-de-tout-dans-les-fadettes_1613356_3224.html"> fadettes</a> n’aura été qu’une triste illustration connue du grand public des capacités d’investigation sur le seul fait d’une autorité que se croit ou se dit légitime.  Qu’en dit votre député ? Vous pariez qu’il ne connaît même pas ce sujet ? Dans ce cas envoyez-lui <a href="http://www.google.fr/webhp?hl=fr&amp;tab=nw#q=Amesys&amp;hl=fr&amp;site=webhp&amp;prmd=imvnsu&amp;source=univ&amp;tbm=nws&amp;tbo=u&amp;sa=X&amp;ei=U2fkTsrZLouFhQfwrvXTAQ&amp;sqi=2&amp;ved=0CGwQqAI&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&amp;fp=3386f85920452e35&amp;biw=1393&amp;bih=725">ce lien.</a> Mais si vous lecteurs, vous découvrez le problème, n’allez <a href="http://www.slate.fr/story/47641/youhavedownloaded-telechargements-bittorrent">surtout pas sur ce site</a>. Paranoïa assuré !</p>
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> De grands groupes internet américains s&#8217;opposent au projet de loi SOPA déposé au Congrès américain visant à lutter contre le piratage au prétexte de devoir: &laquo;&nbsp;fournir des outils supplémentaires pour lutter contre les sites internet étrangers &#8216;voyous&#8217; ou violant la propriété intellectuelle&nbsp;&raquo;. On peut s’interroger de savoir pourquoi ces indignés n’ont pas bougé le petit doigt lorsque le droit de copyright est passé récemment à 7o ans et pourquoi encore ils n’aident pas les organisations qui se battent pour généraliser les solutions de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Copyleft">Copyleft</a> qui tendent à promouvoir les droits d’usage des biens numériques!?</p>
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		<title>Bureau Virtuel: Être un “pro” de l’intermédiation électronique</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 13:12:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mettre un bureau virtuel à disposition n’est plus très difficile. Le plus difficile reste à faire : maîtriser les langages et les pratiques spécifiques à toute activité coopérative distante. Dans une équipe de travail distante, tout va devenir important. La langue, le rôle des documents et des mots utilisées, les représentations formelles ou les modélisations de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong></strong><span style="color: #003300;">Mettre un bureau virtuel à disposition n’est plus très difficile. Le plus difficile reste à faire : maîtriser les langages et les pratiques spécifiques à toute activité coopérative distante. Dans une équipe de travail distante, tout va devenir important. La langue, le rôle des documents et des mots utilisées, les représentations formelles ou les modélisations de procédures, les arbitrages fonctionnels etc.… La limite des retombées d’une démarche de progrès en réseau tient aux délicats équilibres entre le temps dédié au travail distant et le temps dédié aux rencontres physiques. </span><span id="more-2580"></span>En d’autres termes, au fur et à mesure que les documents et les données se structurent, il faut passer du distant au présentiel. Les négociations finales doivent se faire « face to face ». Différemment, les discussions d’échanges d’idées informelles peuvent s’établir et bien fonctionner en mode de travail collaboratif sur de longs délais. Il suffit d’avoir travaillé un peu sérieusement avec un fournisseur de prestations distantes, par exemple un webmaster qui gère et anime les contenus de votre site ou l’informaticien qui assure les développements de vos applications pour avoir une idée concrète des difficultés rencontrées. Les envois d’ordres sont immédiatement et régulièrement suivis de demandes de précisions auxquels vous étiez loin de penser. Cela vous semblait si naturel et facile. Et bien cela ne l’est pas. Expliquer, convaincre, décrire, coordonner des méthodes communes, définir des objectifs ou des résultats, contrôler, n’ont rien de faciles sur un réseau. En face à face, un croquis, un exemple, une précision qui vient d’un signal corporel parfois inconscient contribuent à faciliter la compréhension entre le donneur d’ordre et le réalisateur.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2585" title="maitriser son poste de travail" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/maitriser-son-poste-de-travail.jpg" alt="" width="302" height="281" />Comme les outils qui lui sont dédiés, le travail collaboratif, et ses différentes variations, s’apprennent aussi. Les pratiques du travail en réseaux ne marchent qu’après être passé par une mise en train indispensable. C’est comme d’apprendre à faire du vélo. Il faut apprendre aux salariés l’usage des médiateurs électroniques puis leur laisser la liberté de vagabonder un peu. L&#8217;École Supérieure de Commerce de Paris (ESCP) a mené, en 1995, une recherche sur les caractéristiques du management à distance à travers des entretiens avec des ingénieurs commerciaux d’IBM-France pratiquant le télétravail. Il s’agissait de voir comment le manager remplit son rôle de manière efficace lorsque ses subordonnés se trouvent à distance et utilisent un mode de communication autre que verbal<a href="#_ftn1">[1]</a>. Chaque rôle a été décliné en actions; par exemple celui de leader en diriger, motiver, conseiller, critiquer, évaluer. Puis chaque personne a indiqué comment ces actions s&#8217;exerçaient dans le contexte du nomadisme électronique : entretiens en face-à-face, réunions collectives, messagerie électronique (ou autre médiatisation informatique: <em>groupware</em>, Internet, etc.), téléphone, courrier interne (support papier). Le mode de communication verbal et de proximité restait le plus utilisé par les managers et par les ingénieurs commerciaux pour exécuter les différentes actions définissant leurs rôles. Le mode verbal (face-à-face et téléphone) reste encore largement majoritaire à l’époque (autour de 55%). Plus de la moitié des managers et des ingénieurs commerciaux interviewés (respectivement 57% et 60%) exerce cinq rôles : leader, observateur actif, diffuseur, entrepreneur ou négociateur ; “aussi bien” dans un contexte de nomadisme électronique qu’auparavant. L’observateur actif pour des fonctions de veille marketing, commerciale, stratégique, comptes rendus, fait essentiellement appel à la messagerie électronique. <em>Les actions de recueil d’informations internes ou externes à l’entreprise ou sur des idées et des tendances, privilégient clairement la messagerie électronique, donc le mode d’interaction écrit et à distance </em>(ce qui nous intéresse ici)<em>.</em> Par contre, l’action “exercer des pressions” tend à privilégier l’entretien en face-à-face. Pour la majorité des personnes interrogées la relation électronique n’a pas eu d&#8217;impact négatif sur la qualité de l’exercice des rôles managériaux. On retrouve ici les conclusions auxquelles étaient parvenues d’autres études datant de la fin des années 1970. La messagerie électronique sera souvent retenue pour des informations “objectives”, qui font peu (voire pas du tout) appel aux émotions, où il n’existe aucun enjeu de pouvoir, alors qu’une préférence pour le face-à-face et le téléphone va se manifester dès que la nature de l’information échangée a un caractère plus “subjectif” et implique un jugement de valeurs. La téléconférence convient mieux aux situations de coopération ; discussions, coordination, suivi d’un projet, etc. qu’aux situations conflictuelles: négociations, persuasion, règlements de désaccords. Cette analyse n’a pas vieillit. <em>Résultats : Bureau virtuel ou pas, toutes les interactions interpersonnelles impliquant une forte “subjectivité”, un jugement de valeur ne doivent pas être médiatisé par ordinateur, car elles ne seront pas efficaces.</em> A bon entendeur, salut !</p>
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> Sergio Vasquez-Bronfman, “Le management dans un contexte de télétravail ”, Second Festival européen du télétravail et des télé-activités, 20-22 mars 1997, Serre Chevalier, Systémia 1997.</p>
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		<title>Internet : La Neutralité ? Oui ! L’Immobilisme : Non !</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 06:54:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Laissé de côté par Hadopi, la question toujours pendante des limites du modèle économique de l’Internet devait être remise en question un jour ou l’autre. La roue a tourné et la question de la neutralité de l’internet revient sur le tapis. Neutralité, que de sottises dites en ton nom ! Voilà un problème qui se mord [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><em><img class="alignleft size-medium wp-image-2553" title="what's your problem!?" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/10062004-295x350.jpg" alt="" width="151" height="179" />Laissé de côté par Hadopi, la question toujours pendante des limites du modèle économique de l’Internet devait être remise en question un jour ou l’autre. La roue a tourné et la question de la neutralité de l’internet revient sur le tapis. Neutralité, que de sottises dites en ton nom !<strong> </strong>Voilà un problème qui se mord la queue avec des dommages collatéraux conséquents : Refus d’adapter le modèle économique des télé-consommations de services. Limitation des revenus et des capacités d’investissement des opérateurs. Tentatives de limiter les consommations dites « illimitées » afin de repousser les investissements à envisager. Difficultés croissantes dans l’amélioration de la distribution et la qualité des réseaux. Réorientation des stratégies des opérateurs vers des activités de services en ligne plus rémunératrices. Le tout dans un contexte qui va de l’indifférence aux arguments souvent tendancieux, peu propice à la mise en place de solutions réalistes.<span id="more-2539"></span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons tout d’abord que le contexte du développement français de l’internet aura été très particulier. <img class="size-full wp-image-2548 alignright" title="minitel" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/minitel.jpg" alt="" width="155" height="116" />Le Vidéotex et le Minitel avaient été lancés par une  impulsion fortement étatique et les français s’étaient habitués à voir la facture de  leur consommation de services en ligne proportionnelle au temps d’utilisation. Un modèle économique qui changera brutalement milieu des années 80 à 90 avec l’irruption d’un modèle libéral qui, en faisant supporter les coûts par des prestataires de services et de contenus, permettait de diminuer fortement le coût d’accès à l’Internet pour les futurs internautes. Ce fut le début de « l’illimité » et du « tout gratuit », dont nous percevons désormais certaines limites, mais qui eut la vertu de démocratiser l’accès à l’internet. L’investissement de l’Etat dans les infrastructures relayé par les principaux opérateurs et les collectivités territoriales aura encore facilité l’égalité d’accès à la société de l’information et aux services en ligne. Des services dont les retombées seront producteurs d’emplois, d’applications innovantes et de richesses tout en constituant des sources de productivité nouvelles. Cet historique ne doit pas nous enfermer dans une vision hexagonale de la société de l’information. Aujourd’hui bon nombre de contenus nous viennent de l‘étranger parce que nous disposons d’une infrastructure des télécoms satisfaisante. Cela n’est pas le cas pour une majorité de régions ou de pays parfois simplement limitrophes. Nous devons garder à l’esprit que la volonté fédératrice des concepteurs de l’Internet était d’innerver le monde entier, ce qui est loin d’être fini. La fracture numérique n’est pas qu’Européenne. Elle doit être résorbée dans de vastes régions comme l’Afrique, les pays de l’Est ou l’Asie sans oublier l’Amérique du Sud. A titre d’exemple, début des années 2000, la largeur de la bande internationale partagée par les 400 000 Luxembourgeois était supérieure à celle dont disposait toute l’Afrique<a href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-2545" title="neutralité" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/neutralité.jpg" alt="" width="275" height="183" />Neutralité ? Mais de quoi parle-t-on ?</strong> Affirmons d’emblée que je reste attaché à la neutralité de l’Internet. La Toile est la nouvelle voie de navigation des sociétés du 21eme siècle, son accès et son fonctionnement ne sauraient souffrir de limitations qui brideraient ses usages. Dès le début de son histoire, ses fondateurs se sont évertués à insérer l’Internet dans une vision égalitariste de son accès et de son usage. Le réseau des réseaux devait être et rester un instrument neutre dans ses usages. Le filtrage des contenus, la discrimination entre les flux, les trafics étaient prohibés. Tim Wu, professeur à <em>Columbia University</em> présenta en 2005 ce qu’il entendait par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux">Neutralité</a> des réseaux<a href="#_ftn2">[2]</a>. Il partit du principe que ceux qui contrôlent les « tuyaux », fournisseurs d’accès et opérateurs réseau, ne doivent effectuer aucune restriction ou discrimination entre les applications et contenus (pages, fichiers, mails,&#8230;) transportés sur leurs réseaux. Tous les sites doivent être considérés sur un pied d’égalité, toute donnée doit être traitée de la même manière entre son point de départ et son point d’arrivée. La Neutralité vise ainsi à empêcher la création d’un Internet à plusieurs vitesses, et la naissance d’un Internet privé et payant. Pas question donc que la société X dispose d’une bande passante d’un débit plus important que la société Y. Néanmoins… si votre société est installée dans une région correctement câblée et équipée, pas de doute, vous serez mieux desservi en débit. Et comment est-on mieux desservi ? Par le fait des importants investissements des câblots-opérateurs ! Pourraient-ils investir si la demande augmentait sans qu’ils en retirent des ressources supplémentaires ? Mais sacrebleu, cessons de rêver ! Nous sommes en train de renouveler avec l’Internet la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trag%C3%A9die_des_biens_communs">tragédie des  près communaux</a>. Avec une seule adresse IP, une entreprise ou un client « gourmand », peuvent pomper plus de débit qu’une petite ville pour un prix minime qui ne tient pas compte des quantités d’octets consommés. La seule façon de préserver cette neutralité sera d’accepter une modification d’un modèle économique déséquilibré par la surconsommation de certains opérateurs de services mais aussi de certains clients finaux qui ne participent pas aux coûts au prorata de leurs usages.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un modèle économique bancal</strong>. Les représentants des principaux opérateurs télécoms et de services en ligne européens viennent de remettre <a href="http://www.laquadrature.net/fr/neutralite-du-net-la-commission-europeenne-lache-utilisateurs-et-innovateurs">un rapport</a> à Neelie Kroes, la Commissaire européenne pour l&#8217;Economie Numérique, sur le déploiement du haut débit pour 2020. La Commission Européenne s’est fixé des objectifs très ambitieux pour voir la quasi totalité des européens disposer du haut et du très haut débit. Pour ses auteurs, il est impensable d’améliorer le débit pour atteindre les 100 mégabits par seconde dans les foyers sans remettre en cause l’actuel modèle économique du Net en Europe. En d’autres termes on ne peut réussir sans que les consommateurs de bandes passantes des deux bouts de la chaine, c&#8217;est-à-dire fournisseurs de contenus, de services et les internautes ne soient mis à contribution. On n’en sort pas, il faut trouver des sources de financements supplémentaires afin de suivre la progression spectaculaire de la demande. Cessons de nous voiler la face. Les pouvoirs publics ne peuvent ignorer les déséquilibres engendrés par un mauvais rapport « revenus »/investissements des opérateurs, pas plus d’ailleurs que les risques de dégradation de la qualité des trafics. <img class="alignleft size-full wp-image-2560" title="make monney" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/make-monney.jpg" alt="" width="240" height="160" />Les opérateurs, qui doivent en permanence investir dans de nouvelles infrastructures à cause de la forte progression des demandes de débit, estiment que leurs investissements <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/neutralite-du-net-operateurs-et-fournisseurs-de-services-a-couteaux-tires-39750923.htm">sont mal rémunérés</a> et menacent régulièrement de limiter la bande passante des services les plus gourmands s’ils ne bénéficient pas d’une meilleure rémunération des trafics. Bien évidement les principaux fournisseurs de services en ligne ainsi que des organisations diverses d’usagers ou de lobbying s’opposent fermement à des traitements différenciés des trafics en réaffirmant l’intangibilité de la « neutralité » du web. Du vent ! Le principe de réalité a déjà rattrapé les protagonistes. Les opérateurs télécoms sont confrontés à l&#8217;engorgement croissant des bandes passantes du fait du succès de services en ligne. Ils n’hésitent plus à réduire soit la bande passante, soit la quantité de giga-octets téléchargés par certains clients trop gourmands. Il n’est plus très rare de constater que des gros consommateurs découvrent que leur bande passante a diminué sous des prétextes divers et souvent à leur insu<a href="#_ftn3">[3]</a>. Le tout constitue un ensemble de bonnes raisons pour remettre à plat le rêve du tout gratuit ou presque. Mais face à une telle complexité où est le point d’équilibre équitable ? Comment gérer l’asymétrie économique croissante entre les acteurs ? Le déséquilibre de la répartition coûts/avantages sur des marchés à multiples acteurs intermédiaires avec le risque d’un déplacement des serveurs des opérateurs dans des régions où ils font les meilleures marges. Ce qui en clair veut dire que les fermes de serveurs s’installeront là où elles éviteront des surfacturations ! Pas simple<a href="#_ftn4">[4]</a>. Certains opérateurs de services comme <a href="http://www.streamiz.com/film--streaming--page--lecteur-megaupload.html">Megaupload</a>, spécialiste mondial du téléchargement <a href="http://www.freenews.fr/spip.php?article9732">en arrive au conflit</a> avec des opérateurs de télécoms comme Orange dont ils jugent les performances dégradées et susceptibles de leur faire perdre des clients<a href="#_ftn5">[5]</a>. Pour limiter l’encombrement des réseaux, la fin des forfaits illimités est désormais incontournable. Le déploiement des infrastructures correspondantes va mobiliser des sommes colossales. Il est hors de question que les collectivités publiques et les internautes soient les seuls à les financer. Les éditeurs de contenus et de services qui en tirent les bénéfices en seront de leurs poches.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Illimité ? Qui n’a pas de bornes, donc pas de limites ?!</strong> Des milliards d’individus entrent dans le siècle de  « l’économie et de la société du lien ». Ce qui engendre une forte demande de trafic et d’occupation des bandes passantes par des objets connectés qui, de plus, imposent aux opérateurs une bonne qualité des réceptions et des échanges. Il faut stopper cette idée qu’il pourrait y avoir plafonnement pour la tarification du prix payé par le télé consommateur quelles que soit les quantités des flux concernés. Je vois mal pourquoi des internautes faiblement consommateurs de bande passante et de quelques mégaoctets devraient payer pour ceux qui en consomment plus de 200 à 300. Dans ce débat sur la neutralité de l’internet, il faut que chacun puisse accéder de façon économique à l’internet sans que cela soit confondu avec un droit de tirage illimité. D’une façon ou d’une autre la tarification dite « illimitée » vit ses derniers moments et fera place soit à un plafond mensuel de volume de trafic, soit à une tarification par volumes consommables. On en voit les illustrations en permanence lorsque les opérateurs brident l’illimité dans les mobiles ou pratiquent une tarification par paliers de consommations. Nous savons que la solution se trouve par la mesure et la facturation des trafics consommés. Cette option que je défends depuis longtemps m’a souvent été reprochée mais sans que les contre arguments reçus m’aient convaincu que je faisais fausse route. Dois-je rappeler au passage qu’elle est un frein à l’évasion des contenus payants par le <a href="http://www.cerna.ensmp.fr/Documents/OBetalii-P2P.pdf">PtoP favorisée par le haut débit </a><a href="#_ftn6">[6]</a>?  Elle ne pose pas de problèmes techniques insurmontables<a href="#_ftn7">[7]</a>. Un service de base très bon marché reste possible pour les citoyens désargentés ou faiblement consommateurs. Pour les opérateurs, c’est la quantité d’octets circulant dans un réseau qui compte et non le fait que votre ligne soit ouverte en permanence. La grande majorité des utilisateurs ne consomme quasiment aucune bande passante. Des paliers forfaités selon l’importance des consommations sont envisageables. Cette option a l’avantage de fonctionner quelles que soient les caractéristiques techniques des vecteurs utilisés. Enfin les échanges de contenus sous <em>copyleft (comprendre gratuits)</em> ou le PtoP – qui génèrent beaucoup de trafic – contribueraient eux aussi à financer les investissements dans les infrastructures réseaux. Un jour ou l’autre, les abonnées de l’internet devront payer en fonction de leurs consommations effectives.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2549" title="tuyau internet" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/tuyau-internet.jpg" alt="" width="258" height="193" />Mais… « <em>Taxer le débit est une connerie monumentale !</em> – m’affirme ce correspondant &#8211; <em>et tuera aussi la VOD légale. Adieu Dailymotion, Youtube et autres, on laissera les autres pays en profiter. Adieu, les podcasts divers et les émissions de radio web. Adieu aussi les vidéoconférences, gourmandes en bande passante. Bonjour la discrimination de la consommation de contenu, si tu es riche, c&#8217;est bon, sinon, surf en mode texte. </em>» Cet internaute a raison. Le problème vient de ce que l’on ne parle pas de la même chose. Lui parle de « la réduction des débits » qui agit <em>sur la bande passante </em>ce qui est contraire à l’obligation de neutralité<em>. </em>Moi je parle <em>de la limitation de « l’illimité».</em> Contrairement aux affirmations hâtives et parfois fantaisistes qui m’ont été opposées, la neutralité de l’internet n’est pas en cause. Par contre la neutralité en regard de la consommation, oui ! La tarification à la « télé consommation » reste soumise à la concurrence tarifaire et la création de paliers – qui existent sous des formes larvées- favoriseraient le financement des opérateurs. <em>Par contre, il convient aussi de casser l’idée que seul le consommateur final doit payer.</em> Quelle que soit <a href="http://www.aege.fr/ief/2011/06/12/reportage-sur-la-neutralite-du-net-2-focus-sur-la-france/">la chapelle </a> à laquelle appartiennent les protagonistes, il faudra bien que chacun y mette du sien. Le déséquilibre entre revenus des opérateurs et des serveurs de services, les limites justement de l’illimité pour les utilisateurs de l’Internet obligera à des concessions pour tous. Dont acte. Afin de ménager un bon équilibre économique de l’ensemble au deux bouts de la chaîne : du producteur de contenus au téléconsommateur, il faudra mettre la main à la poche. Aujourd’hui, les éditeurs tentent de faire croire aux internautes que leur liberté d’usage est en question ou que la qualité des prestations va en souffrir, ou encore que cela va faire exploser les prix pour disposer d’un débit de qualité. C… ! Ils sont soumis à des contraintes d’exploitation par les autorités publiques qui leur interdisent de faire n’importe quoi. Dans ce chahut médiatique, il faut dire que les autorités en question restent relativement timides dans leurs communications. Les valses hésitations et les rapports discordants sur l’interprétation à donner de la neutralité du Net créent la confusion en confondant la dimension démocratique de sa diffusion, des libertés d’accès et d’usage, qui reste indiscutable et son coût d’accès. Coût qui &#8211; contrairement aux idées reçues- pourrait encore diminuer pour ceux qui en font un usage modéré. Par ailleurs, et contrairement aux craintes émises par certains, avec cette future tarification, personne n’aura intérêt à ralentir les trafics, les débits qui seront facturables selon les quantités de giga-octets consommés. Et je n’ai guère de crainte sur la créativité des opérateurs pour d’inventer des paliers de consommations y compris pour créer des créneaux horaires, les plus propices à des téléchargements économiques. Mais on ne saurait conclure sans reconnaitre que les opérateurs, que cela pourrait dédouaner, ne sont pas pressés de fournir des données objectives et des études sur les différents profils des débits totaux consommés par famille ou par IP. Tiens ! Voilà un bon sujet de thèse pour nos étudiants.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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<hr size="1" />
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> Rapport 2002 de l’UIT sur le Développement des Télécommunications dans le monde</p>
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<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> De nombreux exemples existent des tentatives de certains opérateurs télécoms <a href="http://www.ecrans.fr/Internet-La-guerre-de-la,3883.html">de limiter les débits</a></p>
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<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Faites le constat <a href="http://www.zdnet.fr/services/test-bande-passante/index.htm?tester=2192#testWrapper">vous-même</a> en contrôlant le débit de votre ligne <a href="http://www.degrouptest.com/test-debit.php">comparativement</a> à celui indiqué sur le contrat de votre opérateur</p>
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<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Certains peuvent utiliser une solution qui existait bien avant le succès de l’Internet. Elle consiste à louer des ressources dédiées passant par un VPN (Virtual Private Network). Cette solution d’une voie rapide à l’intérieur du réseau actuel est utilisée par de nombreuses entreprises afin de sécuriser leurs échanges, leur bande passante et la qualité de leurs terminaisons avec leurs collaborateurs dans le monde. Elle n’est malheureusement pas à la portée de n’importe qui. Sécuriser sa bande passante a un coût élevé.</p>
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<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Un conflit plutôt cynique lorsque l’on sait que cette société Megaupload sert d’hébergeur à des téléchargements de films piratés.</p>
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<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> La <a href="../../../../../374/le-piratage-une-etape-transitoire-vers-l%E2%80%99equilibre-des-marches-numeriques">démarque inconnue</a> de l’Internet payant.</p>
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<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Les opérateurs de télécoms, qui facturent aujourd&#8217;hui au forfait votre abonnement à internet, disposent d&#8217;un traçage très précis des quantités consommées par leurs abonnés. Vous pouvez le vérifier en allant visiter avec un peu d&#8217;attention votre compte client. Il vous indiquera combien vous avez consommé de « mégaoctets » au mois le mois depuis que vous êtes client.</p>
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		<title>Killer Application ou Killer Design !?</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 08:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour de nombreux constructeurs et concepteurs de logiciels la question se pose de savoir quelles seront les caractéristiques fonctionnelles majeures de leurs équipements ou de leurs logiciels qui emporteraient l’adhésion de leurs clients. Et chacun de chercher la « killer application » qui prendra tout le monde de court en assurant le succès de sa marque. Alors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333399;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2425" title="Mac_Design_Team" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/Mac_Design_Team-150x141.jpg" alt="" width="150" height="141" />Pour de nombreux constructeurs et concepteurs de logiciels la question se pose de savoir quelles seront les caractéristiques fonctionnelles majeures de leurs équipements ou de leurs logiciels qui emporteraient l’adhésion de leurs clients. Et chacun de chercher la « killer application » qui prendra tout le monde de court en assurant le succès de sa marque. Alors que la société « civile » s’empare de plus en plus rapidement des innovations technologiques, la réponse à cette préoccupation, selon moi, ne se situe pas dans cette perspective. On doit la chercher dans l’innovation dans le design et l’ergonomie d’usage de ces technologies et de leurs applications.<span id="more-2418"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis frappé de constater que la majorité des commentaires sur le génie de Steve Jobs et de ses équipes n’aient pas mis en évidence le fait que son principal atout aura été d’être l’inventeur d’applications et d’équipements ergonomiques très supérieurs à ses concurrents. Il aura été un des promoteurs de la souris, du fameux « whyseewhy » ou wysiwyg : on voit à l’écran exactement ce qui sera imprimé (mais je parie que la majorité des lecteurs l’a oublié), des écrans à haute densité et des moniteurs qui étaient les plus beaux du marché. Des applications d’écrans tactiles et l’extrême miniaturisation de ses offres de produits High Tech pour en faciliter la mobilité. Apple doit sa réputation au fait que Steve Jobs concevait des produits en ayant une conscience aigue des futurs utilisateurs. Je me souviens d’une époque où l’on se plaignait du coût plus élevé des Mac face à son principal concurrent mais chacun de reconnaitre qu’il était réputé pour sa facilité d&#8217;utilisation. La clé du succès de Steve Jobs, après quelques flops, aura été d’être très attentif à l’ergonomie de ses produits et d’en faire son cheval de bataille. J’ai souvent l’occasion de regretter que cela n’entre pas dans la tête de nos chefs de produits. <img class="alignleft size-full wp-image-2424" title="images new mac" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/images-new-mac.jpg" alt="" width="264" height="191" />Aujourd’hui encore je trépigne de rage devant un écran mal organisé d’un service en ligne, comme récemment sur celui d’une compagnie aérienne connue qui, sur sa demande login pour entrer dans l’espace client, avait oublié de mettre une fonction « mot de passe oublié ». De même lorsque je constate les différences ergonomiques entre <a href="http://www.ebay.fr/">EBay</a> et <a href="http://www.priceminister.com/">Price Minister</a>, le design du second explique plus son succès que la nature des produits vendus ou achetés : ce sont les mêmes ! On nous propose à longueur de journées des produits nouveaux mais lorsque l’on cherche à comprendre leur fonctionnement, c’est une honte. Une honte de constater que des revues techniques y compris grand public sont dithyrambiques sur des produits dont l’usage courant est un traquenard permanent. Il y a un livre à écrire sur non plus les « bugs » des applications mais les défauts ergonomiques d’une majeur partie des objets techniques proposés sur le marché. Je trouve cela d’autant plus scandaleux qu’il existe des ergonomes de qualité en France qui me disent être peu ou pas consultés par les firmes. Alors, messieurs des Tics, je vous invite à promouvoir une relation client qui soit une invite permanente à vous signaler les sottises ergonomiques de vos concepteurs. Là vous avez des chances de trouver le « killer design » et… la sympathie des utilisateurs !</p>
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		<title>Anti stress : De vieilles recettes qui marchent encore !</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 07:39:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronophagie & Stress]]></category>
		<category><![CDATA[Vie Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[antistress]]></category>
		<category><![CDATA[bonnes pratiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Connaissez-vous de bonnes pratiques que nous pourrions recommander à nos collaborateurs ? C’est à peu près en ces termes que l’on me demande de trouver les solutions à ce sentiment épouvantable que le temps nous file entre les doigts et que notre goût au travail, nos 12 à 13 heures par jour n’arrivent pas à combler [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></strong><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-2408" title="geek-quotidien-humour" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/geek-quotidien-humour-300x125.png" alt="" width="300" height="125" />Connaissez-vous de bonnes pratiques que nous pourrions recommander à nos collaborateurs ?</strong> C’est à peu près en ces termes que l’on me demande de trouver les solutions à ce sentiment épouvantable que le temps nous file entre les doigts et que notre goût au travail, nos 12 à 13 heures par jour n’arrivent pas à combler ni notre vie professionnelle, ni notre vie personnelle. Pour dire vrai, j’ai peu de goût pour les recettes de bonne femme. J’ai écris des livres sur le <a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/trop_trop.html">stress du aux NTIC</a> en étant moi même sous des pressions les plus extrêmes. Mais cela m’amuse de vous dire mes bonnes pratiques, vous constaterez vous même qu’elles non rien de géniales. C’est pour cela peut-être qu’elles marchent. J’ai réussi à soulager la pression en deux temps.<span id="more-2407"></span></p>
<p><strong>La prise de conscience d’abord.</strong> En prenant de l’âge nous devenons plus fragiles face au stress. Nous prenons aussi conscience qu’il existe une écologie du temps au moins aussi importante que la pollution sonore ou atmosphérique. Pour moi, cela a émergé au fur et à mesure que j’écrivais et j’étudiais le sujet. Des trucs idiots parfois… exercez vous, ça marchera peut-être pour vous aussi :</p>
<ul>
<li>Retrouvez un vieux carnet d’adresses et face aux multiples rendez-vous et problèmes que vous vous êtes imposé de voir cette année là interrogez-vous de savoir si vous avez réussi à les résoudre et si vous avez bien utilisé un temps si surchargé… inutile de vous dire que le résultat est rarement brillant. Bref beaucoup d’agitations pour pas grand chose. Ça réduit notre boulimie.</li>
</ul>
<ul>
<li>Vous avez de moins à moins de temps à consacrer à vos enfants et à vos amis et pire encore, lorsque vous y consacrez du temps s’est à la va vite… votre vie sociale ressemble plus à une vie mondaine qu’à une vie remplit d’amitiés. Pire. Vous les sur occuper, y compris durant leurs temps de loisirs, pour ne pas avoir à vous en occuper vous même.</li>
</ul>
<ul>
<li>Vous avez échappé de peu à quelques crises cardiaques chaque fois que votre PC s’enguirlandait de messages type « votre application a un problème et doit fermer » ou « un virus est installé sur le programme xxx «  ou encore de voir votre écran envahit par des pubs entrées à votre insu sur  votre navigateur pourtant protégé par des tas d’antivirus et autres parafoutaises.</li>
</ul>
<ul>
<li>Vous prenez conscience que vos enfants se débrouillent mieux avec ces outils que vous même de vos outils professionnels qui vous énervent.</li>
</ul>
<ul>
<li>Vous n’échappez plus aux sollicitations les plus diverses. Au début s’était pas marrant de voir que votre numéro en liste rouge était connu de tout le monde, de même que celui de votre portable, d’ailleurs cela n’amuse pas du tout non plus votre moitié d’être réveillé(e) en pleine nuit parce que vous ne savez pas protéger votre intimité.</li>
</ul>
<ul>
<li>Et si, autrefois, vous pratiquiez des sports régulièrement, aujourd’hui, vous vous rendez compte que vous avez perdu masse musculaire, que votre corps s’habillait de raideurs et que le cal de vos mains devient du cal au fesses à force de travailler assis.</li>
</ul>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-2409" title="sjeemz" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/sjeemz-300x295.jpg" alt="" width="300" height="295" />Bref moins de disponibilités, moins d’activités physiques et le sentiment que le travail vous bouffe la vie quand il ne vous la gâche pas. Il faut réagir. Comment ?</p>
<p><strong>La reprise en main.</strong> Lorsque l’on travaille beaucoup, il ne faut pas bien longtemps pour réaliser que nous avons des rythmes de travail propres. Chaque fois que nous chahutons ces rythmes pour de bonnes ou mauvaises raisons ça se paie.</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Discipliner le temps.</span> Ne travailler que quatre ou cinq jours au choix. Mais aussi spécialiser les jours. Celui où l’on travaille pour soi, celui ou l’on rencontre d’autres professionnels ou l’on se forme et ou l’on se maintien en forme.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Savoir se reposer</span>. Défendre l’idée d’une vraie pose dans la journée éventuellement sous la forme d’une sieste de quelques dizaines de minutes paraît une bonne sauvegarde de sa santé.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Savoir déléguer</span>. Pourquoi accepter les appels ou autres sollicitations professionnelles alors que pour quelques euros il est possible de bénéficier d’un accueil téléphonique sous traité et efficace.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Savoir se former.</span> D’accord vous êtes de grands spécialistes et de bons professionnels. Mais reconnaissez-le : vous êtes nuls avec votre informatique et ses possibilités. Apprenez à vous faire aider et prenez le temps de vous former pour avoir de bons réflexes cela vous évitera quelques émotions inutiles.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse. </span>Ne harcelez pas votre secrétaire ou autres personnels au téléphone ou pour des modifications incessantes de votre prose sous prétextes qu’ils y ont maintenant des outils performants. Ils risquent d’aller consulter vos confrères.</li>
</ul>
<ul>
<li><a href="../../../../../1192/le-fun-et-si-on-utilisait-le-fun">Et surtout. Gardez le sens de l’humour</a><span style="text-decoration: underline;">.</span> Souvenez-vous des années d’études et des blagues épouvantables que vous avez faites ou les bons moments passés à partager avec vos potes, les soucis et la pression quotidienne. N’hésitez pas à connaître les écoles du rire et ses bienfaits thérapeutiques. Peut-être cela fera t-il évoluer l’idée que vous vous faites de votre métier, et je doute que vos collègues et vos clients auront à la regretter.</li>
</ul>
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		<title>Internet, vecteur &#171;&#160;lowcost&#160;&#187; privilégié du «riche marché des pauvres»</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Aug 2011 08:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie Numérique]]></category>
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		<description><![CDATA[La Toile a ouvert l’accès à un cybermonde numérique qui agit puissamment sur nos modèles économiques mais aussi sur nos modes de vie et de consommation. Avec la crise, des millions de français n‘ont d’autres ressources que de mieux rentabiliser leur revenu disponible. C’est le cas de l’économie « low cost » pour résister à l’inflation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-2344" title="imageùms" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/imageùms.jpg" alt="" width="116" height="116" />La Toile a ouvert l’accès à un cybermonde numérique qui agit puissamment sur nos modèles économiques mais aussi sur nos modes de vie et de consommation. Avec la crise, des millions de français n‘ont d’autres ressources que de mieux rentabiliser leur revenu disponible. C’est le cas de l’économie « <em>low cost </em>» pour résister à l’inflation des prix<em>.<span id="more-2340"></span><!--more--></em></strong></span> Avant la crise économique de 2009 et malgré la hausse des prix de l’énergie, les prix à la consommation restaient sages et l’inflation n’avait jamais été aussi basse (1,7% en moyenne en 2005) si on élimine la part due à la flambée pétrole : 1,1%<a href="#_ftn1">[1]</a>. En 2005, la presse économique française annonçait un recul de 5% des prix de la grande distribution. Calculé en pouvoir d’achat (ou PPA pour <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Parit%C3%A9_de_pouvoir_d%27achat">Parité en Pouvoir d’Achat</a></em>), le niveau relatif du revenu français par tête qui était proche de 80% de celui des États-Unis dans les années 1980, n’en représentait plus que 70% au début de la décennie 2000<a href="#_ftn2">[2]</a>. La situation n’a guère changé depuis. Soutenant le pouvoir d’achat des français, Internet est devenu l’allié des cyber consommateurs pour contourner la vie chère, trouver des prix tirés ou des avantages supplémentaires. Cette démarche de consommation <em>lowcost</em> concerne la planète entière et contribue à améliorer le pouvoir d’achat de marchés nouveaux auquel un journaliste inspiré donnera un jour le nom du « <em>riche marché des pauvres </em>».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-2351" title="internet-ecommerce-economie" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/internet-ecommerce-economie-300x209.jpg" alt="" width="300" height="209" />Grâce aux réseaux, après avoir appris à produire mieux, on apprend à acheter mieux ! </strong>Partout, les habitants des pays, riches ou pas, modifient leurs modes de consommation en utilisant les atouts de la planète numérique. Les facilités offertes par les transactions en ligne modifient les rapports entre une surproduction des biens et une demande encadrée par la modestie des moyens financiers de l’acheteur. Même les voies – impénétrables &#8211; du seigneur passent par internet pour faciliter l’accès à des services bon marché. Les catholiques européens ont désormais la possibilité de faire dire une messe pour 3 euros en s’adressant aux paroisses indiennes contre 15 euros en moyenne sur le continent européen. Grâce à l’économie <em>Low Cost, </em>les consommateurs peuvent augmenter leur pouvoir d’achat. Il augmente parce que les prix continuent à être serrés, voire à relativement diminuer grâce aux importations qui font vivre des milliers de gens dans le monde. Selon une enquête <em>Secodip</em> de 2004, les deux tiers des ménages français fréquentent régulièrement une enseigne discount contre 38% en 1998. Le <em>low cost</em> s’infiltre partout. Dans les voyages, les voitures, les achats d’équipements et d’ameublement, les locations les plus diverses et même… la chirurgie esthétique avec <em>Easy Look</em> dont le créateur, <em>Tom Gyger</em>, est l’ancien propriétaire d’une compagnie aérienne <em>low cost.</em> Le cœur de sa stratégie est d’ajuster des prix à la minute, selon la demande, grâce à une informatique performante. Prix Minute et soldes en continu. Les ventes d&#8217;EasyJet ont augmenté de 63 % en 2002 et le bénéfice a cru de 37 %. La Renault <em>Logan</em> était réservée pour des pays moins riches que le nôtre. Pourtant des français et bien d’autres européens ont sauté sur l’occasion de se procurer une voiture neuve pour un prix très attractif. Demain ce sera sans doute, les scooters <em>low cost,</em> venus de Chine, qui entament actuellement leur longue marche chez les occidentaux. Ils seront proposés 30% à 40% moins cher que leurs concurrents japonais. <strong></strong>L’emblème de ces nouvelles pratiques de la vie « moins chère », à savoir « faire mieux avec ce que j’ai », pourrait être <a href="http://www.pbs.org/wttw/retirementrevolution/2009/07/29/teri-gault/"><em>Teri Gault</em></a>. Cette jeune américaine a appris, suite à la perte de son emploi, à utiliser toutes les astuces du commerce moderne, les offres publicitaires, les bons de réductions, les cadeaux promotionnels, les concours avec échantillons gratuits. Le tout afin d’améliorer l’utilisation du maigre revenu de la famille. Ce savoir faire est devenu son job. Acheteuse hors pair, la voilà qui offre maintenant son savoir sur son site<a href="#_ftn3">[3]</a>. <em>Teri Gault</em> est une spécialiste des coupons et des promotions dont elle fait profiter ses adhérentes. Pour cela, elle n’hésite pas à donner des cours sur les bonnes façons de faire ses courses pour dépenser le moins d’argent possible. Dépenser moins de 40 dollars (à peu près autant en euros) par semaine pour une famille de quatre personnes est son défi habituel. Lors d’un test, elle arrive à la caisse avec un total de 182,07 dollars de marchandise (hors taxes) qui passe devant un caissier incrédule à 55,92 dollars grâce à des coupons et des promotions bien utilisés<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le recyclage des objets de la société de consommation est une autre des caractéristiques de l’économie dite « post-capitaliste ». Plus personne n’hésite à fréquenter les dépôts ventes pour renouveler sa garde robe, celle des enfants ou trouver un équipement bon marché. Rien d’étonnant donc si le marché de seconde main connait un engouement phénoménal. Un marché estimé en France à 6 milliards d&#8217;Euros par an. Il représente une alternative à la baisse du pouvoir d&#8217;achat tout en répondant au désir de faire de bonnes affaires. Cette constatation démontre combien la croissance du marché de l&#8217;occasion est bien liée à de nouveaux modes de consommation alors que les boutiques de vente de vêtements ou d’objets de « « seconde main » se multiplient. Selon une étude de 2005, réalisée par « Troc de l’Ile », 41% des personnes interrogées se rendent dans les dépôts-ventes pour un achat.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-2353" title="Internet Shopping 01" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/Internet-pilier-de-léconomie-française-300x211.jpg" alt="" width="300" height="211" />Pour vivre mieux, l’Internet devient le moteur essentiel des échanges marchands ou non. </strong>Afin d’obtenir des diminutions de prix, les consommateurs deviennent adeptes de l’achat direct aux producteurs, souvent par le biais d’amis, de relations. Internet est, de ce point de vue, un relais idéal au regard des thèses de la vente sans intermédiaires<a href="#_ftn5">[5]</a>. Internet collecte ainsi des quantités d’informations qui sont mises à la disposition des internautes, notamment sur la réputation du fournisseur. Des milliers d&#8217;évaluations se trouvent sur le Web. On choisit ses fournisseurs par le bouche à oreille (électronique). On se divertit ou on consomme selon des choix prescrits par des groupes ou des entreprises en qui le consommateur a investi sa confiance. Ces prescriptions plus ou moins informelles ont pour objet de contribuer à l’économie des ménages en les aidants à acheter au juste prix.  La participation volontaire à un « achat groupé » devient plus fréquente et usuelle. Des sites d’intermédiation spécialisés pour des <a href="http://videos.tf1.fr/jt-we/le-boom-des-achats-groupes-sur-internet-6308648.html">achats groupés</a> collectent l’offre et la demande. Pour s’adapter, les firmes sont obligées de développer des stratégies de qualité de la relation de nature à fidéliser le client. Avec ce type de <a href="http://www.a-prox.fr/">commerce coopératif</a> les opérations promotionnelles voient la fréquence des achats doubler pour un panier moyen qui augmente de 20%.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Grâce à la Toile, il devient facile de vendre directement et le plus cher possible un produit qui se démonétise de plus en plus rapidement. Selon une étude de Médiamétrie de juin 2005, près de quatre internautes français sur 10 (39,4 %) déclaraient avoir utilisé, dans les six derniers mois, des sites permettant de mettre en relation acheteurs et vendeurs. Avec plus d’un milliards d’objets vendus, les portails de vente à distance Priceminister et Ebay sont devenus les vecteurs les plus connus des <em>micros business</em> sur la Toile. Selon Netratings, en 2006, plus de la moitié des internautes français (57%) ont dépensé trois fois plus qu’en 2000.  Internet est devenu le vecteur privilégié pour acheter, vendre et échanger entre individus. Le succès du commerce entre particuliers pronostiqué en 1997 dans « <em>eBusiness Generation</em> » ne se dément pas<a href="#_ftn6">[6]</a>. Si la vente à distance a cru de 55% entre avril 2004 et avril 2005, selon la Fédération des entreprises de vente à distance, la progression des produits bradés ou d’occasion aura atteint, elle, 160% sur les six premiers mois de l’année 2005. Dans un contexte de crise, de manque de liquidités, des portails spécialisés servent aussi à faciliter le troc et l’entraide entre individus. Chez <a href="http://www.2xmoinscher.com/perso/index.asp">Trokers.com</a> « <em>Rien ne s’achète, rien ne se vend, tout s’échange </em>». Trokers.net remet le troc au goût du jour en lançant un des premiers sites francophones exclusivement liés au troc. <a href="http://www.atelier.net/articles/trocante-affaireconclue-lancent-troc-ligne">Affaireconclue.com</a> propose un service similaire depuis septembre 1999. L&#8217;idée fait son chemin, elle repose sur un principe simple : mettre en relation les internautes qui veulent échanger des produits. <img class="alignleft size-medium wp-image-2357" title="troc-com" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/troc-com-300x163.jpg" alt="" width="300" height="163" />L’internaute rentre une annonce et des Internautes qui recherchent se font connaitre. Ce type de service, généralement gratuit, qui contient des centaines d’annonces d’échanges possibles, évoque un inventaire à la Prévert ; Vélos, CD, magnétoscopes, voitures, bateaux, etc.<a href="#_ftn7">[7]</a> Il devient plus facile et plus économique de partager des voitures, d’échanger des maisons ou des appartements plutôt que de les louer<a href="#_ftn8">[8]</a>. Des services comme <a href="http://www.zipcar.com/">Zipcar Inc</a><a href="#_ftn9">[9]</a> permettent à leurs membres de réserver un véhicule parmi une flotte d&#8217;autos de particuliers qui les partagent, sur demande, pour des horaires précis. Aujourd’hui tout internaute avisé et grand voyageur connaît les réseaux d’hébergements internationaux comme <a href="http://francais.hospitalityclub.org/indexfra.htm">Hospitalityclub</a>. Le troc retrouve ses fondamentaux ancestraux en jouant un rôle économique et social croissant. Le site <a href="http://www.freecycle.com/">freecycle</a> est un ensemble de forums d’échanges, de trocs qui a pour mission de « <em>changer le monde don par don</em> », est emblématique de la récupération des objets de consommation pouvant être encore utilisés plutôt que d’être mis au rebut. La vie  <em>low cost</em> est devenue un nouvel art de vivre pour des millions de personnes. A la thèse de la vie modeste, voulue par certains écologistes dogmatiques, prometteuse de sacrifices, elles préfèrent un nouvel art de vivre… économiquement ! Au final, l’économie <em> lowcost</em> a pris au mot la boutade de <em>Woodie Allen</em> ; <em>« L’argent est plus utile que la pauvreté, ne serait ce que pour des raisons financières</em> ».</p>
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<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>Selon une enquête d’OpinionWay de juin 2006 pour PriceMinister, plate-forme de commerce entre particuliers, 86% des personnes interrogées estiment qu&#8217;Internet est le moyen le plus efficace pour vendre et acheter des produits entre particuliers. Le commerce électronique entre internautes est perçu par 56% des personnes interrogées comme &laquo;&nbsp;revenant moins cher à l&#8217;achat&nbsp;&raquo;, il permettrait également aux personnes à faibles revenus d&#8217;accéder à des produits qu&#8217;ils ne pourraient s&#8217;offrir autrement (56%) et de trouver des produits rares ou épuisés (52%).</em></span></p>
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a><em> L’Expansion</em>, 13 janvier 2006. Les prix des produits manufacturés ont baissé de 0,6% sur l’année 2005</p>
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<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Productivité et emploi dans le tertiaire .Commissariat au plan. Documentation française Paris 2004 voir <a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&amp;codePays=FRA&amp;codeStat=FP.CPI.TOTL.ZG&amp;codeStat2=x">aussi</a> et la <a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=2&amp;codeStat=NY.GDP.PCAP.PP.KD&amp;codePays=FRA&amp;codeTheme2=2&amp;codeStat2=FP.CPI.TOTL&amp;langue=fr">comparaison</a> entre l’indice des prix de la consommation et la progression du pouvoir d’achat international.</p>
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<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> <a href="http://www.grocerygame.com/">www.grocerygame.com/</a></p>
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<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> <a href="http://www.nydailynews.com/city_life/story/349205p-297939c.html">http://www.nydailynews.com/city_life/story/349205p-297939c.html</a></p>
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<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Voir site de <a href="http://www.natoora.fr/">www.natoora.fr</a></p>
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<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> « <em><a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/ebgbook.html">Ebusiness Generation, les micros entreprises gagnent de l’argent sur internet </a></em>», Village Mondial 1997.</p>
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<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Voir aussi <a href="http://www.troc-services.com/">http://www.troc-services.com</a></p>
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<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> <a href="http://www.trocmaison.com/">http://www.trocmaison.com</a> ou <a href="http://intervac-online.com/">http://intervac-online.com/</a></p>
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<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> http://www.zipcar.com/</p>
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		<title>Réseaux sociaux : le temps de la maturité</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 12:06:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie Numérique]]></category>
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		<description><![CDATA[En 2010, j’estimais que les réseaux sociaux allaient  subir leurs premiers vrais problèmes et sans doute une diminution de leurs adhérents. Cela se confirme cette année 2011. Même si cela reste proportionnellement faible, la multiplication des problèmes de vols des données, de sécurité, les histoires pas très ragoutantes de racolage dont on été victimes des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000080;">En 2010, j’estimais que les réseaux sociaux allaient  subir leurs premiers vrais problèmes et sans doute une diminution de leurs adhérents. Cela se confirme cette année 2011. Même si cela reste proportionnellement faible, la multiplication des problèmes de vols des données, de sécurité, les histoires pas très ragoutantes de racolage dont on été victimes des internautes, les drames enfin qui ont affecté de nombreuses familles suite à des imprudences de leur enfant, ont rendu plus prudents des internautes alors que d’autres ont carrément cessé d’utiliser les réseaux sociaux.<span id="more-2317"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-2328" title="social-media-icons1" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/social-media-icons1-300x251.jpg" alt="" width="300" height="251" />En 1998, les échanges commerciaux devenaient plus importants que les échanges universitaires. Depuis 2008 ce n’est plus vrai. Les échanges dans les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9dias_sociaux">réseaux sociaux</a> sont redevenus plus importants que les transactions commerciales. Avec plus d’un milliard deux cent millions d’internautes et 2, 5 Milliards de<a href="http://www.marketing-professionnel.fr/chiffre/mobinautes-france-internet-telephone-mobile.html"> Mobinautes</a>, il s’échange quelques 80 milliards de mails/jour et Google annonçait récemment qu’il existait plus d’un milliard de BAL sur la Toile. Mais en devenant les principaux générateurs de trafics, les Réseaux Sociaux sont devenus la cible des opérateurs majeurs de l’Internet. Le nombre de pages vues et échangées dans les réseaux sociaux est une motivation puissante pour les opérateurs qui, comme Yahoo, Microsoft ou Google, n’ont pas encore réussi à imposer leurs réseaux communautaires. <a href="http://www.datamonitor.com/">Datamonitor</a> estime à plus d’un milliard de dollars la publicité engendrée par les réseaux sociaux ce qui en fait une cible publicitaire très enviable. Aussi de grandes manœuvres sont-elles en cours afin de s’emparer des réseaux sociaux comme <a href="http://blog.1001actus.com/facebook-19264.html">Facebook</a> ou <a href="http://www.newzilla.net/2011/06/25/les-reseaux-sociaux-ne-protegent-pas-suffisamment-les-mineurs/">Bebo</a>, soit par rachat, soit par alliances. Alliances que ne sont sans doute pas faites pour déplaire à certains de ces réseaux à la recherche de résultats plus consistants car tous ne sont pas des réussites économiques, loin de là. Si on en croît la presse spécialisée, des rapprochements ou des discussions sont en cours avec, <a href="http://fr.linkedin.com/">Linkedin</a>, ainsi que d&#8217;autres réseaux socioprofessionnels spécialisés comme <a href="http://www.linformaticien.com/actualites/id/20499/friendster-jette-l-eponge.aspx">Friendster</a>, <a href="http://www.plaxo.com/?lang=fr">Plaxo</a>, <a href="http://www.advergame.fr/reseaux-sociaux-ning">Ning</a>, <a href="http://www.spectrumgroupe.fr/2011/03/04/engage-un-reseau-social-jive-retour-dexperience-dalcatel-lucent/">Engage.com</a>, <a href="http://www.byemobile.fr/apps/category/Social%20Networking/">Hyves</a>,<a href="http://www.infos-du-net.com/forum/281101-24-espace-bouffe-imeem"> Imeem</a>, <a href="http://www.typepad.fr/magazine/2010/09/six-apart-et-videoegg-say-media.html">Six Apart</a>, <a href="http://www.comtogether.com/en/news/facebook-n%E2%80%99a-pas-le-monopole-des-medias-sociaux-dans-le-monde">Tianji</a>, <a href="http://blog.viadeo.com/fr/social-media-day-une-journee-pour-celebrer-les-medias-sociaux/2011/06/23/">Viadeo</a> et <a href="http://pro.clubic.com/blog-forum-reseaux-sociaux/actualite-368518-reseau-xing-cap-membres.html">XING</a>. La question en devenir est de savoir comment vont réagir les internautes face au risque de se voir diluées chez les opérateurs dominants ? La résistance à la collecte d’informations personnelles, la crainte de savoir ses données personnelles devenir une matière marchande, pourraient les inciter à migrer vers <a href="http://www.01net.com/editorial/520056/diaspora-lanti-facebook-demarrera-mi-septembre/">d’autres réseaux sociaux</a> qui prendraient l’engagement de ne pas les commercialiser. De plus, alors que les conditions d’abonnement et de fonctionnement de certains réseaux sont de plus en plus inquisitrices, une majorité d’internautes s’inquiète de la sécurité des réseaux sociaux, aux risques d’usurpation d’identité. Sans doute faut-il y voir l’explication d’une désaffection croissante de certains réseaux qui se traduit par une multiplication de comptes dormants, abandonnés et des désabonnements qui seraient de l’ordre de 6 millions d’utilisateurs pour <a href="http://www.christine-balague.com/article-pourquoi-la-perte-d-abonnes-de-facebook-en-mai-n-est-pas-grave-76731631.html">FaceBook Amérique</a> sur les deux derniers mois. Un phénomène qui affecte de nombreux pays. Pas de quoi s’inquiéter à priori pour une firme qui compte presque 700 millions « d’amis ». Mais au moins de quoi s’interroger sur les limites d’un modèle dont la croissance ne peut grimper jusqu’à la lune. L’heure de certaines remises en question semble bien avoir sonné. En bradant le réseau social <a href="http://www.lefigaro.fr/societes/2011/06/30/04015-20110630ARTFIG00404-myspace-revendu-seize-fois-moins-cher-qu-il-y-a-six-ans.php">Myspace</a>, acheté 580 millions de dollars en 2005, pour 35 millions de dollars, le groupe de Robert Murdoch illustre la difficulté à faire vivre et à développer un réseau social généraliste qui gagne de l’argent.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2319" title="Image rsx socios" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/Image-rsx-socios-150x150.png" alt="" width="150" height="150" />Cela n’affecte guère l’encore forte croissance de l’offre de réseaux qui se resserre sur des cibles plus « marquetées », notamment dans le secteur professionnel qui génèrent des ressources d’abonnements. En effet, il n’échappe plus à personne qu’Il existe un risque de dilution de l’effet club sous l’influence d’une offre pléthorique. D’où un risque aussi pour l’internaute de se perdre et de dépenser trop de temps à gérer ses réseaux. Pour un « réseauteur » chevronnée : c’est la pertinence de la connexion qui prime. <em>Dans «</em><em>L&#8217;intelligence des réseaux», </em><a href="http://e-south.blog.lemonde.fr/2010/12/10/internet-une-revolution-geopolitique-conversation-avec-derrick-de-kerckhove-universite-de-toronto/">Derrick de Kerckhove</a><a href="#_ftn1"><em><strong>[1]</strong></em></a>,<em> </em>professeur à l’université de Toronto, souligne que la loi du Web est l’inverse de la loi des médias de masse : <em>la valeur est créée par la pertinence de chaque connexion, plutôt qu’à viser un auditoire de masse.</em> Aussi avoir des centaines « d’amis » devient vite un exercice puéril qui retiendra peut être l’intérêt de nos ados, mais de moins en moins ceux des internautes qui en font un vrai outil de la relation sociale et professionnelle. Une grande partie des internautes sont désormais affiliés à des réseaux dédiés, parfois moins connus du grand public. Cela va des clubs universitaires ou professionnels aux réseaux corporatifs (informatique, médecine, automobile, finances, etc. déjà très présents dans les années 80 sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Usenet">Usenet</a> ) ou sociaux (ONG, de rencontres, d’entraides, de <a href="http://www.europeanpwn.net/">femmes</a> etc.), sans parler des jeux en réseaux qui font une percée spectaculaire. Percée qui atteindra bientôt les secteurs de l’éducation encore confits dans des pratiques pédagogiques d‘un autre temps. La grand majorité ne font pas les frontons de l’actualité, pourtant tous s’avèrent précieux dans une socio-économie du lien<a href="#_ftn2">[2]</a> et des <a href="../../../../../929/le-%C2%AB-don-%C2%BB-sera-t-il-la-prochaine-etape-civilisatrice-de-l%E2%80%99humanite">solidarités</a>. Par exemple, les réseaux spécialisés intéressent les  directions des Ressources Humaines qui en tirent parti pour recruter. Ces réseaux sont «des viviers de candidats potentiels», à savoir des réservoirs de professionnels qui décrivent leurs expériences, leur formation, avec des témoignages explicitant dans quelles circonstances ils ont travaillé, éventuellement avec des équipes internationales. Une mine d’informations bien plus riche que ce que l’on peut trouver par une simple «CV». C<em>es réseaux sociaux permettent d’entrer en relation avec des profils très spécifiques, pas nécessairement en recherche d’emploi, mais à l’écoute du marché. C’est une manière non offensive de prendre contact, dans une logique à moyen et long termes</em>», explique Emilie Desodt, responsable RH chez <a href="http://www.altima.fr/">Altima</a>. D’autres utilisent les réseaux sociaux comme <a href="../../../../../2115/les-reseaux-sociaux-instruments-du-predictif">outils de veille</a> sur les évolutions des secteurs qui les intéressent afin de collecter des informations et de  recueillir le sentiment des internautes sur différents sujets. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’en murissant, ceux des réseaux sociaux qui fonctionnaient selon un <em>business model</em> qui s’appuyaient sur le voyeurisme et l’exhibitionnisme, perdent des internautes au bénéfice de réseaux offrant une vraie utilité sociale et professionnelle. Cela explique que si un réseau comme Myspace a été récemment bradé, le réseau <a href="http://fr.linkedin.com/">Linkedin</a> a fait une <a href="http://www.20minutes.fr/economie/internet/727132-reseau-social-professionnel-linkedin-fait-entree-triomphale-bourse#xtor=RSS-148">entrée triomphale en bourse</a> en mai dernier.</p>
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<p><em>La fréquentation des Réseaux sociaux n’est pas sans danger<strong>.</strong> S’ils contribuent à promouvoir un homme savant ou un artiste  talentueux, la réputation d&#8217;une personne se crée, se développe et se  gère avec le <a href="http://www.agoravox.fr/archives/dans-des-ouvrages-enquetes/article/definition-qu-est-ce-que-le-54506">personal branding</a> comme une marque. Mais gare à l’erreur, gare à la chute! 30 % des  recherches sur Internet ont pour objet une personne. 47 % des adultes  américains (contre 22 % en 2002) ont déjà vérifié ce qui se disait d’eux  sur le réseau. 53 % d’entre eux admettent aussi se renseigner sur leurs  collègues de bureau, leurs voisins ou leurs futur(e)s conjoint(e). En  Corée du Sud, le chien d’une jeune femme fait ses besoins dans le métro.  Elle descend de la rame sans nettoyer. Des passagers outrés la prennent  en photo avec leur téléphone mobile. La photo se diffuse sur le net. La  femme sera retrouvée, traquée, humiliée. Plusieurs affiches parodiques  représentant la « <a href="http://www.poopreport.com/BMnewswire/1353.html">dog-shit girl</a> » seront créées et propagées. On peut imaginer sa vie face à ses  voisins, ses relations personnelles. Souvenons nous encore du tintamarre  médiatique suite aux invitations « aux cuites collectives » venu de  FaceBook ou encore lors du lancement du site français <a href="http://www.note2be.com/">note2be.com</a> destiné à noter des enseignants… et qui fonctionne encore ! Aux USA, un site similaire, <a href="http://blog.ratemyprofessors.com/">Ratemyprofessor</a> a déjà collecté quatre millions de commentaires sur 600 000 enseignants venant de 5 000 établissements.</em></p>
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<hr size="1" />
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> « <em>L’intelligence des réseaux</em>», Derrick de Kerckhove, Editions Odile Jacob.</p>
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<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> On trouvera sur notre site une étude plus complète du phénomène extraite de <a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/netbrain.html">Netbrain</a>.</p>
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		<title>La Technique du « Name Dropping » et du « Chat Botté » sur la Toile</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 08:26:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées fortes]]></category>
		<category><![CDATA[Vie Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[chat botte]]></category>
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		<description><![CDATA[Une dame un peu snob qui étalait volontiers des ancêtres supposés prestigieux et qui demandait à l’écrivain Louis Veuillot de qui il descendait, s’entendit répondre « Moi Madame, je monte d’un tonnelier ». Visiblement, Louis Veuillot n’était pas un adepte du Name dropping, une technique du faire valoir qui consiste à citer à tout bout de champ [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2303" title="dame snob" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/dame-snob-150x150.jpg" alt="dame snob" width="150" height="150" />Une dame un peu snob qui étalait volontiers des ancêtres supposés prestigieux et qui demandait à l’écrivain Louis Veuillot de qui il descendait, s’entendit répondre « Moi Madame, je monte d’un tonnelier ». Visiblement, Louis Veuillot n’était pas un adepte du <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/name-dropping"><em>Name dropping</em></a>, une technique du faire valoir qui consiste à citer à tout bout de champ dans sa conversation des noms de personnes connues pour impressionner  ses interlocuteurs. Une façon comme une autre de se rendre intéressant.  La Toile n’échappe pas à ce travers parfois exaspérant. Mais ce n’est pas tout. De véritables « coucous numériques » sévissent de plus en plus nombreux sur les réseaux.<span id="more-2300"></span></p>
<p>Certains internautes actifs ont pu être surpris de constater que dans les moteurs de recherche leurs noms étaient associés à des services, par exemple de tourisme ou de produits divers, qui n’avaient rien à voir avec leur personne. Une façon pour certains parasites de faire « tirer » leur notoriété sur la Toile en se « greffant » sur un nom qui tire le leur dans les moteurs de recherches. De même des personnalités, parfois très connues, se retrouvent dans des polémiques involontaires issues de petits malins qui ont pris le parti de mettre un extrait d’une de leur contribution, d’un ouvrage ou d’une déclaration publique, hors de son contexte pour la déformer à leur avantage. Ils utilisent la technique du « <a href="http://clpav.fr/lecture-chat-botte.htm">Chat Botté </a>» du fameux conte de Charles Perrault. Une méthode du faire valoir bien plus subtile qu’une simple histoire pour enfants. Charles Perrault raconte comment le fils du meunier avec l’aide de son chat utilise la ruse et la tromperie afin de se faire plus avenant et se glisser dans des habits d’une condition qui n’est pas la sienne à l’origine. Les réseaux sociaux se prêtent bien à ce type de technique consistant à utiliser des noms ou des fonctions prestigieuses de supposées fréquentations pour gagner en notoriété. Conjuguez les deux techniques et vous disposez d’un pouvoir parasite redoutable. Pour gagner en célébrité sur la Toile de véritables « coucous numériques », ont trouvé une astuce difficilement parable. <img class="alignleft size-medium wp-image-2305" title="djibnet.comphotogadl" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/djibnet.comphotogadl-300x199.jpg" alt="djibnet.comphotogadl" width="300" height="199" />Ils multiplient les interventions dans les blogs et les forums de gens déjà connus, interventions qui renvoient à leur propre site ou blog. On ne garantira pas que leurs contributions volent bien haut mais là n’est pas l’objectif. Il s’agit en réalité de voir associer leur nom à un personnage célèbre sur le web. De fait les moteurs de recherches pointent alors non seulement sur le personnage en question mais sur l’importun. Cette forme de parasitisme médiatique est connue de tous lorsque nous observons ce qui se passe derrière un commentateur en reportage. Des petits bonhommes s’agitent derrière lui dans le champ de la prise de vue. Une façon de se faire voir certes, mais bien puérile. Avec ce type de technique du « faire valoir » par des liens parasites, il suffit de multiplier les contributions y compris les plus banales dans des sites de gens connus pour attirer l’attention sur soi. En général il est de bon ton de s’assurer que la contribution en question est polémique. De temps en temps on se retrouve ainsi confronté à un individu ou a une obscure association qui comme tout coucou numérique ne peut exister que dans le scandale ou l’opposition de façade qu’elle s’octroie sans aucune légitimité morale ou professionnelle. La technique est toujours là même, on utilise une phrase ou un extrait d’un de vos textes (sans toujours en citer la source et donc le lien) en déformant vos déclarations pour se mettre à son avantage. Il est très difficile de contrer ce genre de parasite qui envahit votre espace numérique, de rectifier ou de faire rectifier cette perversion dialectique. Pour m’y être essayé, j’ai vu la nature de mes propos déformés, une fois de plus, de la façon la plus malhonnête qui soit. Nullement découragé, connaissant l’existence de L&#8217;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=11122B2481B2B25DFE669573407D3643.tpdjo04v_2?idArticle=LEGIARTI000022469889&amp;cidTexte=LEGITEXT000005789847&amp;dateTexte=20110530">article 6 IV de la loi pour la confiance dans l&#8217;économie numérique </a> qui permet à &laquo;&nbsp;<em>toute personne nommée ou désignée dans une communication au public en ligne de disposer d&#8217;un droit de réponse</em>&laquo;&nbsp;,  j’ai demandé une rectification que bien sûr je n’ai pas eue. La liberté des échanges s’arrêtant à la porte de la mauvaise foi de celui qui administre le bloggeur mis en cause. Alors que faire face à un bloggeur qui esquive la loi en ne mettant pas en ligne votre réponse à des allégations approximatives ou malveillantes ? Mon choix a été d’ignorer le fâcheux. Que faire d&#8217;autre?</p>
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