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	<title>Ettighoffer Digital Campus</title>
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	<description>L&#039;homme connait le monde, non point par ce qu&#039;il y dérobe, mais par ce qu&#039;il y ajoute. (Paul Claudel)</description>
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		<title>PME, faites des affaires à l’export : passer directement au Web !</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 08:49:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie Numérique]]></category>
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		<description><![CDATA[  Il est frappant de constater l&#8217;absence des PME françaises dans les réseaux d&#8217;affaires internationaux qui leur sont tout à fait accessibles sur Internet et Usenet ! Vous voulez commercer avec le monde entier. N’essayez pas de voir cela avec un fonctionnaire des CCI. Bon nombre n’ont jamais demandé de passeport, ni voyagé dans le monde. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-2729" title="440166_60" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/440166_60.jpeg" alt="" width="224" height="118" />  Il est frappant de constater l&#8217;absence des PME françaises dans les réseaux d&#8217;affaires internationaux qui leur sont tout à fait accessibles sur Internet et Usenet ! Vous voulez commercer avec le monde entier. N’essayez pas de voir cela avec un fonctionnaire des CCI. Bon nombre n’ont jamais demandé de passeport, ni voyagé dans le monde. La plupart ne sont pas « branchés » sur la Toile. Sauter les théories et mettez vous immédiatement aux « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9lectronique">marketplaces</a> » !<span id="more-2727"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas si longtemps, à l’occasion d’une conférence sur le « BtoB », (Business to business) autrement dit « transactions entre entreprises », j’ai demandé à celles des personnes de mon auditoire qui disposaient d’une « boite à courriel » de se signaler. La grande majorité de la salle a levé la main. Les visages, visiblement, marquaient la désapprobation : pour qui les prenait-on ! Je me doutais bien de ce qui allait venir. Car à la question suivante, maintenant quels sont ceux d’entre vous qui utilisent les « <a href="http://groups.google.com/groups?oi=djq&amp;as_q=biz.marketplace.international">marketsplaces </a>» d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Usenet">Usenet </a>? Pas une main ne se leva. Et les mines de mes interlocuteurs changèrent bien vite lorsqu’ils apprirent que les forums d’affaires sur Usenet existaient depuis 1979. Les « <a href="http://groups.google.com/group/biz.marketplace.international/topics">marketplaces internationales </a>» parlent de besoins venus du monde entier, de Singapour, de Chine, du Canada de Corée, d&#8217;Inde<a title="" href="#_ftn1">[1]</a>. Pourtant les PME de la France, une des plus importantes puissances exportatrices du monde, brillent par leurs absences dans le cyberespace international. Il faut être conscient que la téléprospection dans les réseaux d’affaires devient la première étape pour celles des entreprises qui souhaitent s’insérer dans les échanges transnationaux. Il en existe des milliers, dans toutes les langues, pour de très nombreuses filières et qui intéressent des centaines de régions de part le monde. Dans certains forums peut-être pourrions nous vendre, si nous y étions, du lait condensé pour l&#8217;Afrique ou du beurre en Russie, du sucre à Singapour, des aromates ou du concentré de malt pour fabriquer du whisky ou autres alcools en Europe. Pour le sodium tri-polyphosphate et le polyvinilchloride en suspension, voir la Bulgarie. Si des pays comme la Russie ou l’Indonésie développent, leur « business to business » au travers de marketplaces avec des firmes américaines, le rôle de biz.marketplace.international en France n&#8217;est connu que de <a href="http://www.journaldunet.com/0206/020628pdmtablo.shtml">quelques initiés</a>. Alors que l&#8217;on ne cesse, y compris au Secrétariat d’État au Commerce Extérieur, de constater la grande solitude des PME, <em>« qui ne savent pas qu&#8217;elles peuvent exporter</em> »<a title="" href="#_ftn2">[2]</a>. <a href="http://www.usenetforyou.com/">Usenet</a> met à la disposition du plus grand nombre des informations dont la plupart des entreprises ne savent même pas qu&#8217;elles existent. <strong><em><img class="alignright size-full wp-image-2736" title="google gourps business" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/google-gourps-business.jpg" alt="" width="224" height="225" />Ici, le problème n&#8217;est pas de promouvoir des technologies mais de montrer le parti que l&#8217;on peut tirer de leur usage.</em></strong> L&#8217;investissement pédagogique de la part des relais spécialisés comme les chambres de commerce départementales ou régionales reste insuffisant. Les investissements français dans le domaine aussi. Google est en train de revoir sa stratégie en la matière est construit une offre <a href="http://groups.google.com/groups/search?hl=fr&amp;q=marketplaces&amp;qt_s=Rechercher">Google Group</a>s pour mieux diffuser ses applications dans les entreprises s&#8217;ouvrant ainsi un créneau encore mal exploité. Le Cyberespace est un continent où se planteront des drapeaux qui représenteront le rayonnement intellectuel d&#8217;une entreprise, d’une région, peut-être d&#8217;une ville. En matière <a href="http://groups.google.com/groups/dir?lnk=srgmt&amp;q=export">d’export</a> dans le cyberespace le seul vrai problème reste de maitriser non plus la seule langue technique mais la ou les langues des pays avec lesquels on souhaite commercer. Les outils et les applications d’assistance aux <a href="http://www.activeille.net/index.php/archives/2010/10/29/les-outils-daide-a-la-traduction/">traductions</a> restent eux aussi quasi ignorés par les dirigeants de PME. Il n’est pourtant pas très difficile de <a href="http://www.certifiedlanguages.com/">se faire assister</a> pour une téléréunion ou une réunion téléphonique à trois, c&#8217;est-à-dire comprenant un ou une interprète. De même, il devient sans cesse plus facile d’accéder à des outils d’aide à la traduction pour les messages <a href="http://www.lexilogos.com/traduction_multilingue.htm">écrits</a>. Des moyens pratiques, des outils plus simples qu’on ne l’imagine sont à la disposition des dirigeants des PME.  Très égocentré sur leurs langues et leurs approches régionales, la plupart des dirigeants de nos PME ne sont pas préparés à commercer via Internet. Penser que les distances sont en partie abolies avec  les différentes régions du monde n’a rien de simple. De plus, le seuil de la langue et de la culture deviennent un obstacle et la nécessaire confiance entre futurs partenaires ne va pas de soi. Pour le contourner il devient possible de bénéficier de services de téléconférences ou des <a href="http://www.slideshare.net/Synonyme/tlconfrence-multilingue">partenariats spécialisés</a> multilingues capables d’assurer le relais technico-commercial. Mais là encore, reste une question pour mes lecteurs aujourd’hui:<a href="http://www.newsdemon.com/charter_directory.php?cat_name=Business_and_Marketplace"> les connaissez-vous</a> !?</p>
<div><br clear="all" /></p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> Consultez les forums Usenet sur le Web avec Google : <a href="http://groups.google.com/groups?oi=djq&amp;as_q=biz.marketplace.international" target="_blank">biz.marketplace.international</a></p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><a title="" href="#_ftnref2">[2]</a> Le Figaro, « International : la grande solitude des PME », Marie-France Calle, 28 juin 1997, selon Gerard Dumontant, vice-président de la Confédération générale des PME</p>
</div>
</div>
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		<title>Le Serious Games, futur leader mondial des biens culturels numériques</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 07:57:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Émergents dans les années 80, les jeux vidéo sont rapidement devenus un acteur majeur de l’industrie des biens culturels. Avec les progrès des logiciels de simulation et avec l’amélioration de la qualité des écrans, les jeux vidéo se sont imposés comme des produits dérivés incontournables pour bon nombre de productions, au point de générer parfois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000080;"><img class="alignleft  wp-image-2722" title="B48E051" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/B48E051.gif" alt="" width="133" height="100" />Émergents dans les années 80, les jeux vidéo sont rapidement devenus un acteur majeur de l’industrie des biens culturels. Avec les progrès des logiciels de simulation et avec l’amélioration de la qualité des écrans, les jeux vidéo se sont imposés comme des produits dérivés incontournables pour bon nombre de productions, au point de générer parfois des résultats financiers supérieurs au film lui-même. A leur tour, certaines productions de jeux en réalité virtuelle peuvent se targuer de résultats supérieurs à ceux d’un film.  <span id="more-2696"></span>Plus d’un milliard de dollars pour Blak Ops avec <em>Call of Duty</em> et des millions de téléchargements en moins de 24 heures constatés pour <em>Modern Warfare</em><a title="" href="#_ftn1"><span style="color: #000080;">[1]</span></a>. Rares étaient ceux qui, dans les années 90, imaginaient que le chiffre d’affaires de ces dérivés du cinéma pourrait faire jeu égal avec la production cinématographique. De même, rares encore sont ceux qui partagent mon pronostic que cette industrie naissante des <em>serious games (ou jeux sérieux)</em>, va à son tour, dominer ses deux ainés. C’est dire son importance stratégique pour la production française alors qu&#8217;en mars dernier le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand remettait les prix des jeux vidéos 2012 aux meilleurs créateurs français.</span> Les représentations simulées de la réalité dans les domaines des loisirs et des jeux interactifs, dont on parle le plus, ont longtemps masqué auprès du grand public la multiplicité infinie de leurs applications ludiques et didactiques pour la formation<a title="" href="#_ftn2">[2]</a>. Pourtant, nous le savons, la société du XXIe siècle fonctionnera dans un univers où le signe simulera le réel. La création de l’illusion va devenir le mode dominant de la compréhension du réel, du sens caché des choses, du partage économique des savoirs et des expériences. De plus en plus de spécialistes s’accordent pour considérer les jeux de simulations comme des outils d’éveil et d’apprentissage utiles à nos enfants et apprenants plus âgés. De plus, le côté ludique de ces innovations, bien reçues par leurs utilisateurs, offre une efficacité pédagogique reconnue par tous les spécialistes. Des jeux qui, comme le souligne <a href="http://vanessalalo.com/">Vanessa Lalo</a>, psychologue clinicienne et spécialiste des nouveaux médias numériques, « <em>enchantent l’école</em> ». Les études de cas deviennent des exercices de simulation avec le développement des <em>serious game</em><strong>s.</strong> Le <em>MIT Sloan School of Management </em>a construit avec des données réelles, à partir de l’histoire de la compagnie aérienne disparue <em>People’s Express</em>, un grand nombre de modèles prévisionnels. Les étudiants cherchent le scénario qui aurait pu sauver la société. A son tour, l’école d’ingénieurs de <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=grenoble%20inp%20g%C3%A9nie%20industriel&amp;source=web&amp;cd=1&amp;sqi=2&amp;ved=0CC0QFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fgenie-industriel.grenoble-inp.fr%2F&amp;ei=lz5oT57KJoaW0QXysIWRCQ&amp;usg=AFQjCNH4BMjFTAupavFx-vdY7tkzioxMFg&amp;cad=rja">Grenoble INP</a> utilise les jeux d&#8217;entreprise pour former ses étudiants à la stratégie comme se formaient quelques années plus tôt les étudiants du Master Banque du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_d%27enseignement_et_de_recherche_appliqu%C3%A9s_au_management_%E2%80%94_Business_School">Ceram</a> avec un « Flight Simulator » qui, paradoxalement, n’avait rien à voir avec l’aviation. <img class="alignleft size-medium wp-image-2716" title="conduite virtuelle" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/conduite-virtuelle-300x225.jpg" alt="" width="218" height="164" />C’est un enseignant à la Business School, City of London, <a href="Professor%20Clive%20Holtham">Clive Holtham</a>, professeur d’économie, qui l’avait mis au point pour ses élèves au début des années 90. Des outils pédagogiques vite essentiels pour mettre des élèves ou des professionnels en situation réelle. Aussi rien d’étonnant si des entreprises se sont progressivement intéressées aux applications de la simulation pour mettre leurs personnels face à des situations professionnelles concrètes et parfois critiques (mise en cause de la sécurité informatique ou des personnes, par exemple). Les utilisations des SG leur permet d’aborder de façon ludique<strong> </strong> des sujets parfois austères ou rébarbatifs <strong>afin de former leurs salariés</strong>. Ce peut être des simulateurs de conduite ou de vol, des jeux de rôle, de mise en situation face au client par exemple. Les <em>serious games</em> sont même utilisés à des fins commerciales ou de communication mais aussi dans le <a href="http://www.seriousgame.be/2011/02/r-o-g-e-r-le-premier-serious-game-kinect-mdical/">secteur de la santé</a>. Ces <a href="http://sgexpo.fr/content/le-serious-game">nombreuses</a> applications de la RV (Réalité Virtuelle) intéressent autant les organismes publics que privés et les perspectives d’évolution sont considérables dans les milieux professionnels confrontés à des coûts de formation de plus en plus élevés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une industrie des biens numériques très convoitée</strong>. Les jeux vidéo sont la deuxième industrie culturelle dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 52 milliards d’euros et 80 milliards annoncés pour 2015<a title="" href="#_ftn3">[3]</a>. Elle devrait détrôner le cinéma en 2014, grâce à une croissance annuelle supérieure à 10 %.  Les enjeux liés aux applications de la simulation – ou réalité virtuelle – sont devenus stratégiques. Le SG si taillera une part vite significative<a title="" href="#_ftn4">[4]</a>. Selon une étude <em>européenne d’Apply Group, de 2007, </em>66% des grands donneurs d’ordre européens disent vouloir intégrer des <em>Serious Games</em> dans leur formation dans les 5 ans.&nbsp;&raquo; C’est dire l’immense potentiel de ce nouveau segment du marché des jeux vidéo lorsque l’on songe que celui de la formation en général représente plus de mille milliards de dollars. Les jeux de la RV deviennent plus qu’un produit spécialisé : un produit de masse, comme le deviendront leurs applications aux <em>Serious Games</em>. Pas un secteur de la connaissance n’y échappera. Ce marché fait l’objet de toutes les convoitises. Même Microsoft, que l’on croyait sorti de ce créneau avec la fermeture de son studio, y revient avec un successeur à son <em>Flight Simulator </em>dans une version gratuite, sans doute pour faire revenir des joueurs vers sa marque. Une stratégie de contre feu pour limiter le succès des consoles de Sony, Nitendo et autres marques de tablettes<a title="" href="#_ftn5">[5]</a>. Les fournisseurs de PC constatent en effet que ces terminaux dédiés aux jeux cannibalisaient des applications à objectif <a href="http://www.01net.com/telecharger/windows/Jeux/educatif/">éducatif</a> qui s’installaient dans les salons des internautes, dans les écoles et sur les Smartphones.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright  wp-image-2704" title="serious-game_02" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/serious-game_02.jpg" alt="" width="178" height="177" />Mais développer un jeu vidéo demande des moyens, toujours plus de moyens. Plus la technologie évolue, plus les jeux se modernisent et plus ils demandent du temps d’adaptation et de la main d’œuvre. Deux conséquences : premièrement les coûts de production explosent et il convient d’avoir les reins solides face à des aléas qui conditionnent sa réussite, a savoir comme dans le monde du cinéma, l’accueil que lui réserve les joueurs ; secondement, toujours comme pour le cinéma aujourd’hui, la tentation est forte de baisser les coûts de production en la délocalisant. Une tentation d’autant plus forte que la production française doit faire face aux rigidités du code du travail français. Pas évident de gérer des équipes projets qui peuvent passer d’une surcharge de travail intense à plus de travail du tout. Les 35 heures n‘ont pas facilité les choses. Bon nombre d’intervenants vivent les conditions des intermittents du spectacle face à une réglementation du travail pas du tout adaptée à des  missions ou des projets de réalisation nécessitant des contrats de travail à durée déterminée<a title="" href="#_ftn6">[6]</a>. Rien d’étonnant donc à ce que ceux des studios qui ont le mieux résisté sont ceux qui ont délocalisé au moins une partie de leur production à l’étranger.</p>
<p style="text-align: justify;">Moins soumis aux aléas de la production du secteur, les <em>Serious Games</em> sont une voie d’avenir possible pour les studios<a title="" href="#_ftn7">[7]</a>. Elles réclament des investissements moins importants que le jeu vidéo (on peut parler d’une proportion de un à dix). Elles constituent un excellent levier de diversification et de sécurisation de leurs activités. Quand vous développez un jeu, c&#8217;est tout le studio qui est mobilisé pendant au moins deux ans. Le pari est donc ultra risqué si l&#8217;éditeur refuse finalement le jeu produit ou s’il est boudé par le marché alors que développer un SG mobilise moins de ressources et d’avances de fonds. Une analyse partagée par les dirigeants de <em>Daesign</em>, leader en France du <em>Learning Game,</em> qui a complètement abandonné le jeu vidéo il y a quatre ans pour se positionner uniquement sur le <em>Serious Game</em>.&nbsp;&raquo;<a title="" href="#_ftn8">[8]</a> Son patron, Sébastien Beckc, observe l’exemple anglais pour qui &laquo;&nbsp;<em>La politique qui a été menée depuis quelques années dans l&#8217;éducation autour de l&#8217;utilisation d&#8217;outils électroniques dans les salles de classe, de type tableaux blancs numériques, crée un nouveau marché, et tire les fournisseurs, y compris dans le domaine des serious games</em>.&nbsp;&raquo; En cela Sébastien Beckc souligne le rôle majeur que pourrait avoir l’Education Nationale et les organismes de formation en général dans le soutien aux <em>Serious Games</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le jeu vidéo français, menacé de délocalisation</strong> A défaut d’être compétitifs, les marchés des jeux vidéo mais aussi des SG dédiés à la formation et les simulations associées, tomberont dans l’escarcelle des producteurs étrangers plus avantagés dans ce domaine.  Ce n’est donc pas seulement la production des jeux vidéo qui est en cause mais aussi celle des applications de la RV et des outils de formation en ligne. Après des années d’immobilisme, notre gouvernement s’emploie à rétablir une situation où la France serait dans une meilleure position face à la concurrence. Une initiative bien tardive en regard des conclusions de l’excellent rapport d’alerte de Fabrice Fiers<a title="" href="#_ftn9">[9]</a> de décembre 2003, et de l’annonce dans « <a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/ebgbook.html">eBusiness Generation </a>» dès 1998 des avantages comparatifs pris par la province du Québec dans l’industrie logicielle du jeu<a title="" href="#_ftn10">[10]</a>. A l’époque les sociétés de développement de jeux vidéo s’installaient à <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/jeux-video/20110824.OBS9056/montreal-la-mecque-du-jeu-video.html">Montréal</a> à l’exemple d’Ubisoft.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-2705" title="http.www.videogame-economics-forum.comregistration-infos" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/http.www_.videogame-economics-forum.comregistration-infos-300x165.png" alt="" width="183" height="100" /> Reconnaissant l’importance économique des jeux vidéo, qui  exportent plus de 70% de leur chiffre d’affaires, le secrétaire d&#8217;Etat chargé du commerce, Pierre Lellouche, a souhaité la mise en place d’un plan d’actions de soutien à la production du jeu vidéo français en mobilisant les opérateurs publics compétents pour mieux affronter les blockbusters de la <a href="http://actualite.challenges.fr/Silicon%20Valley/">Silicon Valley</a>.  Une démarche à laquelle sont associés les professionnels sous la houlette du <a href="http://www.snjv.org/">SNJV</a> (Syndicat National du Jeu Video). Présidé par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Gaume">Nicolas Gaume</a> &#8211; figure emblématique du secteur – le SNJV compte fédérer les professionnels du secteur sous la marque « Le Game » afin de défendre les productions hexagonales à l’exportation. Une initiative qui devrait selon Nicolas Gaume, « <em>permettre à l&#8217;ensemble de l&#8217;industrie de se regrouper sous un même étendard pour mieux défendre ses chances à l&#8217;étranger, et mobiliser les différents services publics intéressés à la réussite du secteur. Pas sûr que Nicolas Gaume ait pesé l’efficacité réelle des services publics en question. </em>Car, je le crains, cela ne suffira pas à faire revenir les milliers d’emplois perdus, ni ne limitera une fuite de compétences au bénéfice du <a href="http://www.challenges.fr/monde/20120229.CHA3689/comment-montreal-a-reussi-a-attirer-plus-de-200-entreprises-francaises.html">Canada le plus souvent</a>. <em>D’autant que</em> la Commission européenne résiste aux demandes du gouvernement français de reconduire les exonérations du <a href="http://www.industrie.gouv.fr/portail/pratique/credit-impot-jeux-video.php">crédit impôt recherche</a> qui a permis au secteur de bénéficier d’exonérations fiscales toujours pratiquées au Québec pour attirer les éditeurs de jeu du monde entier.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une contre offensive reste possible dans le <em>Serious Games</em></strong>  Ce qui aurait pu être un des fleurons de l’économie numérique française nous échappera si des décisions plus consistantes ne sont pas prises rapidement. Sur un marché en pleine expansion, les centres de production étant pour une bonne part déjà délocalisées, la question désormais est de savoir comment protéger et maintenir une forte notoriété des réalisations françaises d’une part et attirer les éditeurs pour qu’ils en favorisent la diffusion internationale<a title="" href="#_ftn11">[11]</a>. Les SG ne sont pas à priori soumis aux mêmes aléas marketing et aux contraintes imposées par les équipementiers des consoles de jeux. Par ailleurs la production de SG peut éviter des cycles de modes rapides dévoreuses de capitaux et d’investissements. En clair, le SG devient plus qu’une niche mais un véritable créneau pour le retour des productions françaises sur le devant de la scène de l’économie des biens culturels. La réponse d’évidence classique consistera à renforcer les dispositifs d’aide au financement des studios au moins jusqu’à la réalisation des démonstrateurs par des avances remboursables sur recettes. De plus, il devrait être possible de favoriser les investissements grâce à une politique de défiscalisation similaire aux achats d’actions d’entreprises en création. Ce que Bruxelles ne pourrait empêcher<a title="" href="#_ftn12">[12]</a>. Une option qui obligerait les éditeurs investisseurs à s’implanter dans l’hexagone afin de pouvoir bénéficier de cette défiscalisation. Une politique qui aurait aussi l’avantage de limiter le risque de voir les éditeurs &#8211; qui jouent souvent le rôle des banquiers &#8211; de s’emparer en échange, des droits de licences des studios, d’où la perte prévisible pour ces derniers des franchises et des revenus récurrents. Cette protection des droits d’auteur devient stratégique pour des studios qui resteront propriétaires de leurs productions. Studios qui, un jour ou l’autre,  choisiront de contourner certains éditeurs grâce à la vente directe sur Internet. La distribution par téléchargement permettra alors aux studios de gagner en compétitivité en réduisant leurs coûts de commercialisation qui représentent aux alentours de 20% du budget d’une production vidéo.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-2714" title="make monney" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/make-monney1.jpg" alt="" width="186" height="124" />Toujours, pour attirer les éditeurs, il convient de créer, comme dans la région de Montréal, un véritable écosystème. Peut être une véritable cité des artistes du SG, d’envergure européenne soutenue par des associations d’écoles, d’universités et de centres de formation les plus divers depuis les CCI jusqu’au centres de formation spécialisés dans la Réalité Virtuelle. Centrés sur les jeux vidéos et les applications éducatives et pédagogiques les plus divers, ces organismes peuvent ensemble constituer une puissance de feu économique et un bloc de connaissances.  La <em>french touch</em> déjà reconnue à certaines de nos productions, sera alors capable de maintenir la France au meilleur niveau et d’engendrer des séries de SG rémunératrices, capables d’autofinancer une véritable industrie des biens culturels numériques. Enfin, cette filière devrait pouvoir compter sur le soutien du Plan Numérique qui engage 20 millions d’euros pour soutenir la production des biens numériques et encourage la création de fonds régionaux de soutien aux jeux de simulation afin de favoriser le lancement d’appel à projets en matière de « jeux sérieux ». Dans les années à venir, de nombreuses applications distantes du <em>Serious Games</em> devraient voir le jour dans différents domaines en suivant le décollage du <em>Cloud</em>, et surtout favoriser la démocratisation des usages de la RV à la formation à distance. Aussi peut-on regretter l’encore faible visibilité d’un véritable pôle de compétitivité dédié au « elearning » ou à la téléformation, qui sera sans conteste un gros consommateur de SG. Peut être pourrait-il se former autour du <a href="http://www.citesavoirs.org/cluster-e-learning/cite-des-savoirs/">CNED</a>, dans la Vienne, et devenir une source de financement autant qu’un agrégateur d’expertises du secteur. <em></em></p>
<p> <em>Sources et pour en savoir plus sur les Serious games ou “jeux sérieux</em>”</p>
<p>Le rapport de <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=fabrice%20fries%20jeux%20video&amp;source=web&amp;cd=2&amp;sqi=2&amp;ved=0CCwQFjAB&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.industrie.gouv.fr%2Fpdf%2Frapportjeuvideo.pdf&amp;ei=K0loT8fUOurG0QXStrX8CA&amp;usg=AFQjCNFctWzPHgo3yThxYXXkPjuakyriGQ&amp;cad=rja">Fabrice Fries</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_s%C3%A9rieux">http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_s%C3%A9rieux</a></p>
<p><a href="http://www.serious-game.fr/wordpress/">http://www.serious-game.fr/wordpress/</a></p>
<p><a href="http://www.nicolasfrot.net/2010/11/le-marche-des-serious-games/">http://www.nicolasfrot.net/2010/11/le-marche-des-serious-games/</a></p>
<p><a href="http://www.journaldunet.com/solutions/emploi-rh/analyse/serious-games-les-premiers-retours-d-experience-en-france.shtml">http://www.journaldunet.com/solutions/emploi-rh/analyse/serious-games-les-premiers-retours-d-experience-en-france.shtml</a></p>
<div><br clear="all" /></p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> Enquête de Florian Viel dans un dossier spécial de<em> l’Express</em> de décembre 2011</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref2">[2]</a>  En 2011, les SG sont inconnus pour 74% des personnes interrogées par le <a href="http://www.vento.fr/site/Conseil.html">cabinet Vento</a></p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref3">[3]</a> <a href="http://www.afjv.com/press1106/110623_marche_mondial_jeux_video.php">selon le cabinet d&#8217;étude Idate</a></p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref4">[4]</a> Formation à distance. Un marché estimé à plus de 52,6 milliards de dollars en 2010. Une croissance attendue entre 15% et 30% par an <em>(Etude Cegos 2009) SG : </em>Un chiffre d&#8217;affaires mondial de 1,5 milliard d&#8217;euros en 2010. Un taux de croissance annuel de 47% sur la période 2010-2015.  Un chiffre d&#8217;affaires mondial prévisionnel de 10 milliard d&#8217;euros en 2015. <em>Source : IDATE</em></p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref5">[5]</a> Début 2010, selon le cabinet d’études GFK, 78.4 % des joueurs utilisaient un ordinateur pour jouer, 27 % préféraient utiliser une console de salon et 18.6 % une console portable.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref6">[6]</a> Le rapport de Fabrice Fries note que la souplesse du marché du travail anglais leur permet de faire travailler des effectifs qui peuvent être quatre fois supérieurs à ceux des studios français</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref7">[7]</a> Selon le journaliste Yves Rivoal, Produire des <em>Serious Games</em> leur permet de diminuer les risques: quand un jeu vidéo se négocie aux alentours des 10 millions d&#8217;euros, un <em>Serious Game</em> oscille pour sa part entre 50 et 100 000 €.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref8">[8]</a> La société <a href="http://www.daesign.com/">Daesign</a> a été récompensée en 2011 par le <strong>« Prix Spécial du Jury »</strong> pour son <em>Serious Game</em> « Mission Anti-Trust » développé pour Michelin.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref9">[9]</a> Le rapport de <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=propositions%20pour%20developper%20l%27industrie%20du%20jeu%20vidoe%20en%20franc&amp;source=web&amp;cd=1&amp;ved=0CDMQFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.industrie.gouv.fr%2Fpdf%2Frapportjeuvideo.pdf&amp;ei=JcFhT6zgJ9Sp8QOyz8iQCA&amp;usg=AFQjCNFctW">Fabrice Fries</a> développe de façon précise et détaillée les pertes de compétitivité dues à une organisation de la production et de la diffusion des produits culturels fonctionnant avec des tempos et des règles complètements inadaptés.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref10">[10]</a> Déjà en 97/98 une étude du cabinet KPMG  montrait que le Canada est le second pays le moins cher pour développer des logiciels et des sites d&#8217;e.business. Le coût salarial y est deux fois moins important que celui de la France. Les charges y atteignent 45 à 50% des coûts salariaux contre 15 à 20% au Canada. Montréal surtout constitue un concurrent redoutable car la ville tente d&#8217;attirer des cerveaux afin de devenir un pôle mondial du business électronique. Montréal qui investit de façon considérable depuis des années sur la &laquo;&nbsp;Toile&nbsp;&raquo; pourrait bien réussir à devenir la cité du multimédia, paradoxalement elle le devra peut-être à la société française Ubisoft, un des premiers éditeurs mondiaux qui gravitent dans le cyberespace Québecquois. Extraits Page 173.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref11">[11]</a> Au niveau de la production, la France réalise un chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros dont les deux tiers à l’export. Cette filière du jeu vidéo français fait travailler près de 300 entreprises, qui pour les trois quart d&nbsp;&raquo;entre elles sont des petites et moyennes entreprises (TPE et PME).</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref12">[12]</a> Alors qu’il est d’ores et déjà reconnu que les jeux vidéos dérivés du cinéma et les jeux en général ont un chiffre d’affaires qui devient supérieur à l’industrie cinématographique, les aides diverses à la production de jeux comme de SG sont de 25 fois inférieures.</p>
</div>
</div>
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		<title>L’Homme dans le Robot : la Téléprésence</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 08:49:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans une classe moscovite, un élève très particulier participe aux leçons: Stepan, un robot en plastique monté sur roues, est à l’école pour aider un petit garçon atteint de leucémie en suivant les cours à sa place. Equipé d’une caméra web, d’un micro et d’enceintes, le robot Stepan retransmet en temps réel tout ce qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2689" title="l'homme dans le robot" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/lhomme-dans-le-robot-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />Dans une <a href="http://www.robotblog.fr/robotique-de-service/stepan-un-robot-de-telepresence-qui-remplace-un-enfant-malade-a-lecole-2976">classe moscovite</a>, un élève très particulier participe aux leçons: Stepan, un robot en plastique monté sur roues<strong>, </strong>est à l’école pour aider un petit garçon atteint de leucémie en suivant les cours à sa place. Equipé d’une <a href="http://www.robotblog.fr/tag/camera">caméra</a> web, d’un micro et d’enceintes, le robot Stepan retransmet en temps réel tout ce qui se passe dans la classe vers l’ordinateur à domicile du vrai <em>Stepan</em>, un enfant de 12 ans qui n’a pas le droit de quitter son domicile, son système immunitaire étant trop affaibli.<span id="more-2681"></span></p>
<p style="text-align: justify;">A l’insu souvent du grand public, des communautés savantes et des fanas de robotique, imaginent et découvrent à longueur de temps des applications parfois amusantes, parfois révolutionnaires, mais toujours surprenantes pour un non initié. Ces chercheurs font vivre l’univers des Robots imaginé par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac_Asimov">Isaac Asimov</a>, doué d’une créativité débordante qui en fit sans doute le plus grand penseur du siècle dernier sur les applications de la robotique dans notre quotidien. Depuis les progrès de la robotique, les avancées en matière de télémanipulation et de rétroactions tactiles ont amené l’homme à multiplier les applications de la téléprésence. Les premières expériences de téléchirurgie ont déjà quelques années. La NASA étudie les applications de la téléprésence robotique  pour ses cosmonautes. Des entreprises développent des robots de surveillance pouvant être asservis à des gardiens installés à distance, à l’abri du danger. Même démarche pour les opérateurs dans les centrales nucléaires qui pourront sans risque opérer dans des espaces radioactifs. Ainsi de part le monde, des assistances télécommandées en direct par des opérateurs humains pourront se livrer à des activités très spécialisées dans des environnement hostiles, dans les grands froids des pôles, sous la mer, sous terre, en se <a href="http://www.lalsace.fr/actualite/2012/02/18/la-solution-du-robot">glissant</a> dans des  éboulements de tremblement de terre ou tout autre catastrophe qui semblent se multiplier de par le monde. Des unités robotiques multi spécialisées seront installées un peu partout dans les grands centres de secours afin de pouvoir être mobilisées en quelques instant sans qu’il soit nécessaire d’attendre des jours pour les secours de premier échelon.</p>
<p align="center"><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://suprememastertv.com/flv/cinemaplayer.swf" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="sameDomain" /><param name="flashvars" value="extenral=true&amp;autoplay=true&amp;content=http://video.suprememastertv.com/daily/iPhone_iPod_Touch/2011.06.10/06.10AJAR1730.mp4&amp;width=480&amp;height=360" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://suprememastertv.com/flv/cinemaplayer.swf" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="sameDomain" flashvars="extenral=true&amp;autoplay=true&amp;content=http://video.suprememastertv.com/daily/iPhone_iPod_Touch/2011.06.10/06.10AJAR1730.mp4&amp;width=480&amp;height=360" /></object><br />
<a href="http://SupremeMasterTV.com" target="_blank">SupremeMasterTV.com</a></p>
<p style="text-align: justify;">Mieux encore des robots asservis spécialement à des personnes souffrant d’handicaps spécifiques pourront suppléer partiellement ou totalement à leurs limitations. Voyageurs immobiles, les uns et les autres iront, nouveaux télétravailleurs, nouveaux et étranges <a href="http://www.robotblog.fr/specialiste-robotique/robot-jazz-de-gostai-un-robot-guide-au-festival-futur-en-seine-3440#more-3440">touristes</a>, fréquenter des lieux autrement inaccessibles ou dangereux. Déjà l’industrie des loisirs s’empare des capacités en développement des « sensations à distance » pour enrichir encore les applications de la téléprésence. Aussi, s’il n’est guère difficile de se convaincre que le siècle en cours verra l’explosion de la téléprésence robotique, comment ne pas s’interroger sur la faible visibilité des programmes de recherche et d’application de cette discipline en France. L’industrie française avait pris du retard dans la mise en œuvre robotique dans ses usines, devancée par le Japon, la Corée du Sud, l<a href="http://www.francemondexpress.fr/IMG/pdf/allemagne_secteur_robotique.pdf">’Allemagne</a>. Saura-t-elle se ressaisir en reprenant un leadership encore possible dans les applications de la téléprésence robotique aux multiples ouvertures sur des marchés d’une grande diversité. Chaque nation a le pouvoir de se fixer de grands objectifs industriels. Aujourd’hui, l’urgence n’est pas de rallumer les fours d’Arcelor Mittal à Florange mais d’y développer une branche de la téléprésence robotique où les français peuvent encore, grâce aux travaux de quelques précurseurs, dominer un marché prometteur. Les défis sont nombreux, la concurrence déjà rude, et la dotation du grand emprunt prévue pour le développement des robots humanoïdes français une excellente nouvelle. La création du <a href="Robolution%20Capital%20:%20Cr%C3%A9ation%20du%201er%20Fonds%20d%E2%80%99investissement%20Europ%C3%A9en%20d%C3%A9di%C3%A9%20%C3%A0%20la%20robotique%20de%20service">premier fonds d’investissement</a> européen dédié à la robotique en est une seconde. Le marché des applications de la robotique de service est estimé à<strong> près de 100 milliards de dollars à horizon 2020</strong>. C’est à dire demain. Alors que la France dispose d’indéniables compétences en robotique industrielle et en R&amp;D dans ce secteur, me croirez-vous, je n’ai pas trouvé un seul pôle de compétitivité, pas un seul cluster dédié à la robotique en France ! Pour en savoir <a href="http://www.robotblog.fr/">plus</a></p>
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		<title>Les Auteurs, Créateurs de Biens Numériques, doivent financer leur protection</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au TEDx de Montpellier du 20 janvier dernier, j’ai encore trouvé le moyen de me faire des amis ! J’ai en effet soulevé le problème quasi moral que pose un droit « copyright » qui s’affiche sans droit réel, sans inscription concrète auprès d’un organisme équivalent à l’INPI pour les brevets et qui, de surcroit, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2670" title="tedx(2)" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/tedx22-150x150.jpg" alt="" width="102" height="102" />Au TEDx de Montpellier du 20 janvier dernier, j’ai encore trouvé le moyen de me faire des amis ! J’ai en effet soulevé le problème quasi moral que pose un droit « copyright » qui s’affiche sans droit réel, sans inscription concrète auprès d’un organisme équivalent à l’INPI pour les brevets et qui, de surcroit, ne paie aucun droit pour sa protection ! Une protection qui sera financée par la collectivité !</span><span id="more-2667"></span>Il convient d’être conscient de deux choses. La première est que les contenus circulant sur la Toile représentent des milliards de milliards de pages ou de biens numériques divers, le plus souvent mis en ligne par les internautes. La seconde est qu’affirmer un copyright n’est pas suffisant. La très grande majorité de ce qui circule sur la Toile est libre de droits, mal protégé ou au mieux sous régime Copyleft. Si un bien numérique est sous Copyright, la plupart du temps ce dernier ne « parle pas »! Le statut de l’objet numérique étant flou et l’ayant droit souvent difficilement identifiable. Ce dernier court le risque d’un manque à gagner. Mais de son côté, l’Internaute qui cherche un bien numérique doit faire face à l’immense difficulté de connaitre le statut du bien, d’identifier rapidement l’ayant droit, d’entrer en contact facilement avec ce dernier et de savoir le montant d’un droit éventuel faute de normes en la matière. Les transactions de gestion des droits devient un casse tête et engendre un coût tel que le télé-consommateur fait l’impasse et, soit assure une création originale pour éviter un conflit de propriété, soit utilise le bien en espérant que cela ne donnera pas lieu à contestation. Ce que je fais régulièrement. Quant à l’auteur, si son bien est utilisé sans droit, l’engagement d’une procédure envers un utilisateur non autorisé reste coûteux et aléatoire. Les auteurs dans leur grande majorité ne se font d’ailleurs guère d’illusion sur les droits qu’ils toucheront un jour dès lors qu’un de leur bien numérique circule sur la Toile.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2669" title="tatouage" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/tatouage.jpg" alt="" width="184" height="184" />Les bases de données sur les droits des œuvres des auteurs ne sont pas suffisamment fiables. Dans une société de l’information saturée de biens numériques, il est difficile de trouver le titulaire des droits d’auteur parce qu’il n’y a pas de système centralisé de dépôts des droits d’auteur. Voilà pourquoi je milite pour l’obligation d’un dépôt de copyright renouvelable au moins tous les sept ans  auprès d’un guichet unique afin d’éviter la dispersion et la dilution des informations et des données relatives aux biens numériques sous « copyright ». Cela implique que l’Etat encourage les sociétés de gestion collective qui assurent aujourd’hui la collecte, la répartition, et parfois la promotion d’une œuvre, à la création d’un guichet unique comme l’INPI. Ce qui implique l’étude et la mise en œuvre d’offres en matière de procédures express de tatouages numériques. Les œuvres numériques qui diffusent largement dans les réseaux devraient pouvoir être identifiées et gérées par l’utilisation de procédures extrêmement simplifiées et économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les ayants droits devraient financer leur protection. Les détenteurs de brevets doivent acquitter une annuité de renouvellement pour maintenir en vigueur leurs brevets et ainsi continuer leur exploitation en position privilégiée.  La preuve de ces dépôts et du statut réel du Copyright  est loin d’être aussi claire. Les biens numériques n’ont pas l’obligation d’être tatouées et ils ne paient pas d’annuité de renouvellement pour une durée légale déterminée. Si le renouvellement n’est pas acquitté, la protection doit être définitivement abandonnée. Aux États-Unis, les œuvres d&#8217;auteurs ou de propriétaires américains publiées entre 1923 et 1963 sont dans le domaine public si le copyright n&#8217;est pas renouvelé ou si l&#8217;œuvre a été publiée sans être accompagnée d&#8217;une notice de droit d&#8217;auteur en bonne et due forme. Une loi propose qu’à défaut d’exploitation commerciale dans les deux ans passés les éditeurs n’ont qu’un délai de six mois pour s&#8217;opposer à la gestion collective des ouvrages devenus indisponibles. Qu’attendons-nous pour en faire autant ?</p>
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		<title>Droit d’usage contre droit de propriété : Pour un fair use à la française !</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 14:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fin décembre 2010, la GEMA, équivalent allemand de la Sacem, a sommé par lettre 36 000 crèches et jardins d’enfants de s’acquitter rapidement des droits d’auteur sur les chansons et comptines reproduites ou interprétées en public sans autorisation. Pour ne pas chipoter, la GEMA propose aux éducateurs mélomanes un tarif arrangeant: pour 500 copies de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000080;"><img class="alignleft  wp-image-2660" title="image 1 (594)" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/image-1-594.png" alt="" width="244" height="184" />Fin décembre 2010, <a href="http://www.liberation.fr/monde/01012310372-en-allemagne-les-creches-devront-payer-des-droits-d-auteur-pour-les-chansons-de-noel"><span style="color: #000080;">la GEMA</span></a>, équivalent allemand de la Sacem, a sommé par lettre 36 000 crèches et jardins d’enfants de s’acquitter rapidement des droits d’auteur sur les chansons et comptines reproduites ou interprétées en public sans autorisation. Pour ne pas chipoter, la GEMA propose aux éducateurs mélomanes un tarif arrangeant: pour 500 copies de texte de partitions, un jardin d’enfants public devra verser 56 euros par an, un jardin géré par une église 44,80 euros, hors taxes. A condition que le formulaire prévu soit dument rempli: pour chaque chanson, titre, compositeur, editeur de l’oeuvre avec sa date de diffusion qui devront être consciencieusement relevés. Le tout devant faire l’objet d’un contrôle régulier. L’initiative la plus impopulaire de l’année : «Idiotie bureaucratique », a lancé Bild, le quotidien le plus lu d’Allemagne.  <strong>Mais une Idiotie qui n’aurait pas existée si le fair use était appliqué!</strong></span> <span id="more-2652"></span>Le 20 janvier dernier, au <a href="http://tedxmontpellier.com/">TEDx de Montpellier</a>, en  démarrant mon exposé sur le « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Copyleft">copyleft</a> », j’ai tenu d’emblée à rappeler que c’était la société civile qui avait inventé, contre l’impérialisme du<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Copyright"> copyright</a>, les notions de l’Open Source et du <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Creative_Commons">Creatives Commons</a></em> à l’origine du Copyleft. Je ne crois pas qu’il faille s’en plaindre. Le droit d’emprunt ou d’usage, je le rappelle, respecte le droit de propriété et le droit moral de l’auteur. Cet usage fair use ou « usage loyal » est parfaitement compris aux Etats-Unis, souvent considéré comme le plus contraignant des systèmes en matière de droits d’auteurs. Le fair use vaut pour autant que l’emprunt ne sert pas un intérêt commercial qui pourrait s’apparenter à une confiscation des droits dérivés ou à un parasitisme marchand quelconque. Il se trouve que le numéro du <a href="http://www.courrierinternational.com/">Courrier International</a> du 26 janvier de cette année édite un long papier de Randy Kennedy du <a href="http://www.courrierinternational.com/notule-source/the-new-york-times">New York Time</a>s sur le sujet du pillage et de l’appropriation d’œuvres originales à des fins de représentation artistique. On pourrait résumer ainsi l’intervention de Randy : l’artiste américain  <a href="http://fr.artinfo.com/patrick-cariou-v-richard-prince-le-commentaire">Richard Prince</a> a récupéré les images originales d’un album d’un photographe français connu : <a href="http://www.patrickcariou.com/main_menu.html">Patrick Cariou</a>. Les images utilisées de son livre de photos, <a href="http://www.patrickcariou.com/rasbook.html"><em>Yes Rasta</em></a> par Prince ont fait l’objet de collages qui en détournaient le sens. Attaqué par les avocats de Patrick Cariou, ceux de Prince argumentent qu’il s’agit d’un usage artistique et loyal ( fair use) qui ne pourrait être assimilé à un pillage de l’œuvre ; sauf que cet « usage » lui a rapporté des millions de dollars….</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/AMslbqJiNXk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>Thème et sujet exemplaires que j’avais souhaité aborder au TEDx en reprenant la question d’un ami, peintre de son état. Ce dernier s’interrogeait de savoir la légalité d’une œuvre réalisée sur la base d’une <a href="http://www.ettighoffer.fr/1739/biens-immateriels-pour-un-droit-d%E2%80%99usage-opposable-au-droit-de-propriete">photographie de Ray Charle</a>s. Une question qui était d’actualité alors qu’un amendement vient d’être <a href="http://www.pcworld.fr/2011/11/30/business/loi-copie-privee-senat-definition-exception/522121/">déposé au Sénat</a> qui, pour rendre plus difficile l’utilisation de la copie privée, propose que « <em>Tout acte de copie à des fins privées devient de fait illégal, à moins que l&#8217;utilisateur ne soit en mesure de démontrer la licéité de la source utilisée</em>&laquo;&nbsp;. On devine aisément les dégâts collatéraux d’une telle proposition. Le Bild en parlera peut être… parce que pour ce qui est des médias français, ils regardent ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Où commence le pillage donc le détournement ? Où commence le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fair_use">fair use</a>, donc l’usage loyal ? Selon le droit américain, Le concept de l’usage loyal peut être admis si les coûts induits par la recherche d’un auteur, d’un propriétaire, peuvent dépasser les bénéfices attendus de l’utilisation de l’œuvre <strong>mais aussi s’il y a utilisation désintéressée de l’usage</strong>. Ce qui n’était pas le cas de Richard Prince qui a tiré d’importants bénéfices du détournement de l’œuvre originale de Patrick Cariou qui disposait déjà d’une importante notoriété. Prince tirait, en quelque sorte, une œuvre dérivée et marchande de l’original. <strong>Nous ne sommes plus dans le fair use</strong>, Prince ayant confisqué à son unique profit le travail d’un autre créateur ! Et mon peintre alors !? Eh bien, comme il a fait cadeau gracieusement de son travail et n’en a tiré aucun avantage financier, il bénéficiait du fair use. L’usage était désintéressé.  En conclusion nous devons éviter toute crispation sur le copyright. On semble le comprendre au-delà de nos frontières. L’Irlande s’affranchit d’une vision trop manichéenne du sujet et réfléchit <a href="http://siliconrepublic.com/new-media/item/21695-radical-copyright-law-refor">à moderniser les textes sur les droits d’auteur</a>. Démarche <a href="http://www.numerama.com/magazine/16590-propriete-intellectuelle-et-croissance-la-remise-en-question.html">déjà engagée</a> par la Grande Bretagne. Le Sénat américain et la  MPAA, (association des majors de l’édition musicale) cessent de s&#8217;attaquer directement aux internautes – ce qui n’est pas très populaire &#8211; pour privilégier la poursuite des individus reconnus coupables de distribution illégale de fichiers. Au Canada, les forces de l&#8217;ordre ont cessé de poursuivre les internautes qui téléchargent de la musique et des films et n&#8217;en font pas commerce. Le Parlement européen vient d&#8217;adopter un rapport qui appelle à ne pas criminaliser les consommateurs. Et en France, l’usage loyal qui n’est en rien un droit au pillage sera-t-il toléré? That is question !? Une question qui ne trouvera sans doute de vraie réponse que le jour où nous accepterons &#8211; afin de financer la création artistique &#8211; l’idée de <a href="http://entretiens-du-futur.blogspirit.com/archive/2008/12/08/fdg.html">changer le modèle économique</a> de l’illimité forfaitaire par une tarification des consommations numériques au prorata des quantités de mégaoctets consommés en réservant un pourcentage de cette facturation pour les auteurs. La fin de l’illimité forfaitaire – déjà existant sous des formes variées &#8211; ne sera pas la fin du monde, simplement une vision plus équitable qu’une licence forfaitaire qui tape indifféremment sur tous les internautes. Une solution aussi qui tirera le tapis sous les pieds à tous les partisans de <a href="http://blog.iteanu.com/index.php?post/2011/07/17/Un-hacking-l%C3%A9galis%C3%A9">l’espionnage généralisé</a> des activités des internautes français.</p>
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		<title>Un salarié accuse son employeur de lui avoir volé son patrimoine immatériel !</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 10:53:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visions d'Avenir]]></category>
		<category><![CDATA[bureau virtuel]]></category>
		<category><![CDATA[cloud compputing]]></category>
		<category><![CDATA[espace de travail virtuel]]></category>
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		<category><![CDATA[Réseaux Sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[terminal léger]]></category>
		<category><![CDATA[travail en réseaux]]></category>
		<category><![CDATA[vol de patrimoine immatériel]]></category>

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		<description><![CDATA[L’histoire de Kenneth Rippoll n’est pas banale. Elle pourrait le devenir. Ce salarié attaque son employeur pour « vol de patrimoine immatériel ». Une première. En 2017, Kenneth Rippoll est devenu chef de produit chez Dragons’s Games, la célèbre firme de serious games installée à Boston.  Son métier, très mobile, justifiait que son employeur ait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><em><img class="alignleft  wp-image-2644" title="isx" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/isx1.jpg" alt="" width="91" height="61" />L’histoire de Kenneth Rippoll n’est pas banale. Elle pourrait le devenir. Ce salarié attaque son employeur pour « vol de patrimoine immatériel ». Une première.</em></span> <span id="more-2639"></span>En 2017, Kenneth Rippoll est devenu chef de produit chez Dragons’s Games, la célèbre firme de serious games installée à Boston.  Son métier, très mobile, justifiait que son employeur ait mis à sa disposition un micro-ordinateur portable associé à toute une panoplie de fonctionnalités techniques qui lui étaient spécifiquement dédiées. Dragons’s Games utilisait le « Cloud Computing » pour mettre de l&#8217;énergie informatique à sa disposition pour ses actes de gestion des plus simples aux plus compliqués. Kenneth disposait d&#8217;un portable de travail léger facilitant sa mobilité, détenant les droits d&#8217;accès à ses bases d&#8217;informations et à des fonctions élaborées compte tenu de son niveau hiérarchique. Il disposait en outre des permissions d’accès aux réseaux utilisés par ses différents collaborateurs. En fonction de son profil Kenneth Rippoll,  pouvait accéder aux services en ligne nécessaires à son statut, aux contenus utiles à son activité, aux outils d&#8217;e.collaboration indispensables au suivi des projets dont il avait la responsabilité. Le système du Cloud de l’entreprise reconnaissant chaque utilisateur s’ouvrait sur sa page d&#8217;accueil personnalisée avec les droits d&#8217;accès fonctionnels qui lui étaient autorisés.  Kenneth Rippoll disposait ainsi d’un espace virtuel de travail mis à disposition pour ses collaborateurs et, parfois, des partenaires de l&#8217;entreprise. Tout cela composait une logistique que l&#8217;on pourrait comparer à celle d’un bureau traditionnel et les prestations associées (organisation de voyages, comités divers, banque, secrétariat, vidéoconférences, portail métier, visioréunion, etc.)&#8230; à cette précision près que la grande partie de cette logistique était accessible en ligne par Kenneth grâce à son micro-ordinateur portable via des protocoles protégés. Mais voilà, Kenneth est tombé en disgrâce. Après douze ans de collaboration, on lui reprit son portable et on lui a coupé l’accès au Cloud Computing de sa firme. Du jour au lendemain, Kenneth Rippoll, dont toutes les activités dépendaient du réseau de son entreprise, a été viré. Il a pu à peine récupérer la photo de sa famille mais rien de tous les documents, la mémoire et les savoir-faire qu’ils avaient compilés dans les serveurs de Dragons’s Games.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2647" title="sriimg" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/sriimg20070430_7769141_0.jpg" alt="" width="230" height="165" />Les lecteurs qui s&#8217;intéressent aux films de science-fiction ont pu visionner un jour ou l&#8217;autre l&#8217;histoire d&#8217;un individu confronté à la disparition de ses droits numériques. Sa carte bleue devenait inopérante. Ses numéros de téléphones disparaissaient. Son identité auprès des organismes les plus divers était altérée ou effacée. C’est exactement ce qui s’est passé avec Kenneth. Sans son portable et les accès dont il disposait, il a été « coupé » de sa communauté professionnelle, comme il l’a été de son entreprise. Kenneth Rippoll a découvert avec horreur que la rupture de son contrat de travail n’était pas seulement fonctionnelle (on lui coupait l&#8217;énergie informatique), mais aussi relationnelle (on le coupait aussi de sa communauté professionnelle et de la mémoire de ses activités et de ses relations). Du jour au lendemain, il n’existait plus dans la communauté où il s’était affirmé durant ces dernières années. Ce jour là, Kenneth Rippoll a compris que l&#8217;idée qu&#8217;un réseau de « Bureaux virtuels » dans un cloud n&#8217;était qu&#8217;un réseau informatique de plus était une grave erreur d&#8217;appréciation. Durant des années, lui et ses collaborateurs élargissaient l&#8217;usage du réseau mis à leur disposition à leurs échanges non seulement avec leurs collègues mais aussi avec des collaborateurs d&#8217;autres entreprises, des professionnels les plus divers, des enseignants, des chercheurs. A partir de là, comme le réseau est par nature ouvert, ils multipliaient leurs transactions bien au delà de la sphère professionnelle, avec leurs amis, leurs fournisseurs, leur famille. Ils y allaient se distraire autant que s&#8217;informer. Ils y coordonnaient autant leurs problèmes personnels que professionnels (à 50% selon une enquête récente). Ils y procédaient à des achats autant pour leur entreprise que pour eux. Tout cela, de plus en plus de salariés, de télétravailleurs, le font au travers et grâce à leur poste de travail. En devenant complètement dépendant du Cloud Computing de son entreprise, Kenneth Rippoll a compris trop tard qu’il n’était pas uniquement membre du réseau de l&#8217;entreprise mais aussi d&#8217;une communauté relationnelle qui représentait pour lui un patrimoine précieux constitué durant les douze ans de travail chez Dragons ‘s Games. Patrimoine qui lui avait été brutalement arraché. Voilà pourquoi Kenneth a décidé de confier son affaire à un cabinet spécialisé dans le droit immatériel afin de pouvoir récupérer ses accès à son patrimoine personnel installé dans le Cloud Computing de son ex employeur. Une première…jusqu’à quand !?</p>
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		<title>Les boitiers adsl dans votre salon vous espionneront-ils?</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 08:43:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[blocage IP délicteux]]></category>
		<category><![CDATA[boitier adsl espion]]></category>
		<category><![CDATA[espionnage trafic]]></category>
		<category><![CDATA[surveillance des internautes]]></category>
		<category><![CDATA[surveillance intrusive]]></category>
		<category><![CDATA[traçage des activités des familles]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a déjà quelques temps des abonnés d’Orange ont reçu une proposition de leur opérateur. Il leur était demandé d’accepter que soit analysées leurs transactions sur internet afin de mieux comprendre les liens que privilégiaient les internautes volontaires. L’opérateur aurait alors enregistré et exploité les résultats des navigations du panel des clients volontaires. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000080;"><img class="alignleft size-full wp-image-2634" title="I watch" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/I-watch.jpg" alt="" width="116" height="116" />Il y a déjà quelques temps des abonnés d’Orange ont reçu une proposition de leur opérateur. Il leur était demandé d’accepter que soit analysées leurs transactions sur internet afin de mieux comprendre les liens que privilégiaient les internautes volontaires. L’opérateur aurait alors enregistré et exploité les résultats des navigations du panel des clients volontaires. La demande en soi n’est pas nouvelle. Différents Instituts de sondage spécialisés dans la grande consommation ont déjà sollicité des téléspectateurs volontaires afin de mieux comprendre leurs habitudes et leurs préférences. Des boitiers spéciaux sont alors installés et branchés sur leur téléviseur pour envoyer des informations sur la nature et la durée des consommations télévisuelles. C’est comme cela que ces instituts peuvent donner, quasiment en temps réel, l’importance des audiences respectives des émissions.</span><span id="more-2615"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les progrès techniques offrent aujourd&#8217;hui la tentation de s&#8217;affranchir d&#8217;un usage loyal de ce type de surveillance. La montée des dissidences et des mouvements de résistance des populations face à la violence des Etats, facilitée par les réseaux sociaux, n’a pas manqué de susciter des vocations de firmes qui font métier d’espionner et de surveiller les internautes. On ne s’étonnera donc pas de trouver les opérateurs chinois très en pointe dans les offres de surveillance des blogs, des twits et d’espionnage des flux. Au point que la diffusion d’équipements chinois vendus en Occident et pouvant servir de <a href="http://www.linformaticien.com/actualites/id/22274/les-etats-unis-enquetent-sur-huawei-et-zte.aspx">cheval de Troie</a> est prise très au sérieux par les américains. Le monde du renseignement reste attentif aux visées de l’opérateur chinois <a href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-cloud-bientot--conquerant--de-huawei-46975.html">Huawei</a> en matière de collecte et d’analyse sur le <a href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-cloud-bientot--conquerant--de-huawei-46975.html">Cloud</a>. Espionnage et renseignement économique font bon ménage avec les applications destinées à censurer et identifier des internautes « hors normes ». <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=paladion%20networks&amp;source=web&amp;cd=1&amp;sqi=2&amp;ved=0CB4QFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.paladion.net%2F&amp;ei=DoLjTufmJI27hAfMguTMAQ&amp;usg=AFQjCNFZi0P918_lyk0JZBFlIa0jjLcRxw&amp;cad=rja"><img class="alignleft size-medium wp-image-2627" title="carte-web-en1-500x357" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/carte-web-en1-500x357-300x214.jpg" alt="" width="300" height="214" />Paladion Networks</a>, en plus de tests de tentative de pénétration, assure la télésurveillance des réseaux sociaux et des cybercafés sources de renseignements intéressants. Gros succès commerciaux aussi pour des sociétés comme <a href="http://www.semptian.com/">Semptian</a> – qui débauche les meilleurs informaticiens de la planète &#8211; dans les pays confrontés à la résistance des populations comme c’est le cas en Syrie ou dans des monarchies du Golfe. Bien que très discrètes sur la Toile, les offres d’entreprises très spécialisées ne manquent pas.  <a href="http://miscellaneous-land.over-blog.net/article-les-spyfiles-les-grandes-oreilles-qui-surveillent-les-telecommunications-dans-le-monde-90960309.html">Wikileaks</a> a mené une investigation sur les outils de traçage proposés par nombre d’opérateurs et regroupés sur <a href="http://www.spyfiles.org/">ce site</a>. La tentation de surveillance devient générale pour de bonnes ou moins bonnes raisons. La France saura-t-elle trouver de bons compromis ? Actuellement le débat reste vif sur les modalités de surveillance d’internautes pratiquant régulièrement des téléchargements illicites. Tout naturellement, à l’occasion des discussions préliminaires sur la <a href="http://www.loppsi.fr/">LOPSSI</a> l’idée initiale était d’utiliser la puissance des ordinateurs des opérateurs pour bloquer et identifier les échanges suspects. Mais les opérateurs ne souhaitent pas voir se multiplier les conflits qui les opposeraient aux sites blacklistés. Sans doute n’oublient-ils pas l’affaire de la vente des <a href="http://www.netpme.fr/nouvelles-technologies/185-site-vente-encheres-objets-nazis--suite-affaire-yahoo-en-correctionnel.html">objets nazis sur Yahoo</a> qui a opposé le droit français et le droit américain.  De plus cela les oblige à faire régulièrement le ménage, les IP délictueux changeant aussi rapidement qu’ils sont repérés. Pourtant la création et la mise à jour d’une liste noire des sites à interdire ne semblent pas représenter plus de difficultés que celui du suivi des milliers de cartes bleues frappées d’interdiction tous les jours. Selon les opérateurs, cette surveillance serait sans effet, les vrais délinquants sachant utiliser les dispositifs « d’anonymation » les mettant à l’abri d’investigations pas trop poussées. Et d’utiliser la récente jurisprudence de la Cour de Justice Européenne qui s’oppose à la mise en place <a href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-la-justice-europeenne-condamne-le-filtrage-generalise-des-internautes-46769.html" target="_blank"> d&#8217;un outil de filtrage généralisé à l&#8217;ensemble des internautes d&#8217;un FAI</a> (Fournisseur d’Accès Internet) pour enfoncer le clou. Sauf que l’on oublie de préciser que cette opposition ne concerne que <em>le blocage des échanges peer to peer</em> illégaux et non le fait de mettre sur liste noire des adresses IP visiblement hors la loi: c’est ce que font déjà plusieurs pays. Des organisations privées <a href="http://www.pcinpact.com/news/67385-notification-google-streaming-allostreaming-hadopi.htm?vc=1">font de même</a>. On voit mal pourquoi on fait tant d’histoires. <a href="http://docs.abondance.com/question122.html">La pratique de l’interdiction</a> d’exercer pour des sites illégaux ou des sites responsables de campagnes de spams ne me choque en rien. Je ne suis pas le seul. Les <a href="http://actu.abondance.com/2011/07/11-millions-de-sites-blacklistes-par.html">moteurs de recherche</a> n’hésitent pas à faire la police pour éliminer les IP associés à des pratiques délictueuses. Le débat fait rage aux Etats-Unis relativement à la loi « SOPA » <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/sopa-la-loi-contre-le-piratage-qui-durcit-la-repression_275354.html">contre le piratage</a> qui affecte le commerce des échanges numériques<a href="#_ftn1">[1]</a>. C’est d’ailleurs là qu’il faut pouvoir rassurer les acteurs concernés grâce à un système de filtrage sérieux préliminaire aux demandes de blocage, complété par des possibilités de réclamation et de rectification rapide et efficace. Ceci pour dire ma crainte, si les opérateurs se débarrassent du problème, de voir la surveillance des trafics se déporter dans les boitiers ADSL installés dans les foyers. <strong><em>En d’autres termes au lieu de surveiller et de coincer les sites voyous on surveillera les trafics des internautes.</em></strong> Et il est vrai que le premier équipement capable d’intrusion dans l’intimité d’un foyer est cette box ADSL soit disant protégée par des codes. Difficile pour les autorités publiques d’ignorer un si magnifique instrument d’intrusion dans la vie privée des familles, sous couvert de vertu bien sûr. La bonne conscience est sauve puisqu’il ne s’agit officiellement que de surveiller et d’analyser des trafics relevant de la « sûreté nationale ». Nos internautes sont-ils conscients de ce que – sous prétexte de sauver quelques millions d’euros pour des activités marchandes – l’Hadopi, organisme d’Etat, pourrait devenir la clé d’entrée d’un <a href="http://www.numerama.com/magazine/18609-filtrage-dans-les-box-adsl-et-atteinte-a-la-vie-privee-au-programme-de-l-hadopi.html#ac_newscomment">dispositif de surveillance</a> intrusif grâce à ce boitier. <img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2617" title="131423060846s" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/131423060846s-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />Un rapport très contesté de <a href="http://www.numerama.com/magazine/15668-conflits-d-interets-a-l-hadopi-michel-riguidel-veut-nous-rassurer-maj.html">Michel Riguidel</a> sur les modes opératoires possibles rendu public en avril 2011, explique que &laquo;&nbsp;<em>les URL visités et les noms des fichiers téléchargés en outrepassant la politique de sécurité (?), seront enregistrés dans le journal en clair ou dans le journal chiffré</em>&laquo;&nbsp;. Lequel pourra fournir à la demande d’une autorité publique les historiques de toutes les URL visitées par l&#8217;utilisateur et les comparer à une liste de fichiers qui appartiennent à une &laquo;&nbsp;liste noire&nbsp;&raquo; probablement établie sous le contrôle de l&#8217;Hadopi. Ce que sera ou devrait être cette liste n&#8217;est pas clair et de plus comment l’internaute saura-t-il s‘il est ou non en infraction, alors qu’il suffirait de bloquer un site connu pour ne pas respecter la loi française? Avec cette pirouette, l’Hadopi reporte sur l’internaute la responsabilité d’accéder à des logiciels, des fichiers, des protocoles, des URL, ou des adresses IP de sites interdits par décision de justice ! Bref, une capacité de surveillance et d&#8217;intrusion  manifeste puisqu’il est prévu de pouvoir consulter à distance le journal de surveillance qui serait déporté <a href="http://www.infos-du-net.com/actualite/18364-hadopi-filtrage-box.html">dans la box</a> de l’internaute. En d’autres termes, plutôt que d’associer les sociétés de logiciels anti-intrusion et les sociétés proposant des moteurs de recherche à la mise au point de solutions pouvant limiter ou interdire l’accès aux URL hors la loi, nos gouvernants semblent vouloir utiliser la loi LOPSSI pour mettre la France entière en écoute permanente. Ne manquera que le prétexte. L’histoire des<a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/12/05/on-trouve-de-tout-dans-les-fadettes_1613356_3224.html"> fadettes</a> n’aura été qu’une triste illustration connue du grand public des capacités d’investigation sur le seul fait d’une autorité que se croit ou se dit légitime.  Qu’en dit votre député ? Vous pariez qu’il ne connaît même pas ce sujet ? Dans ce cas envoyez-lui <a href="http://www.google.fr/webhp?hl=fr&amp;tab=nw#q=Amesys&amp;hl=fr&amp;site=webhp&amp;prmd=imvnsu&amp;source=univ&amp;tbm=nws&amp;tbo=u&amp;sa=X&amp;ei=U2fkTsrZLouFhQfwrvXTAQ&amp;sqi=2&amp;ved=0CGwQqAI&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&amp;fp=3386f85920452e35&amp;biw=1393&amp;bih=725">ce lien.</a> Mais si vous lecteurs, vous découvrez le problème, n’allez <a href="http://www.slate.fr/story/47641/youhavedownloaded-telechargements-bittorrent">surtout pas sur ce site</a>. Paranoïa assuré !</p>
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> De grands groupes internet américains s&#8217;opposent au projet de loi SOPA déposé au Congrès américain visant à lutter contre le piratage au prétexte de devoir: &laquo;&nbsp;fournir des outils supplémentaires pour lutter contre les sites internet étrangers &#8216;voyous&#8217; ou violant la propriété intellectuelle&nbsp;&raquo;. On peut s’interroger de savoir pourquoi ces indignés n’ont pas bougé le petit doigt lorsque le droit de copyright est passé récemment à 7o ans et pourquoi encore ils n’aident pas les organisations qui se battent pour généraliser les solutions de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Copyleft">Copyleft</a> qui tendent à promouvoir les droits d’usage des biens numériques!?</p>
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		<title>La stratégie de pointe dans les guerres numériques</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 07:05:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visions d'Avenir]]></category>
		<category><![CDATA[avatar sémantique]]></category>
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		<description><![CDATA[L’informatique aura révolutionné non seulement le monde des entreprises et des affaires mais aussi l’art de la guerre. Parmi les facteurs qui ont bouleversé la vision des conflits possibles nous trouvons les applications de la simulation à des situations les plus diverses. Mais une clé reste constante dans l’ensemble de ces « jeux de guerre », celle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2599" title="Image IE" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/Image-IE1.jpg" alt="" width="116" height="78" /><span style="color: #800000;">L’informatique aura révolutionné non seulement le monde des entreprises et des affaires mais aussi l’art de la guerre. Parmi les facteurs qui ont bouleversé la vision des conflits possibles nous trouvons les applications de la simulation à des situations les plus diverses. Mais une clé reste constante dans l’ensemble de ces « jeux de guerre », celle du renseignement. Guerre économique, renseignements militaires ou espionnage industriel, tout se résume à la possibilité de pouvoir recueillir des informations sensibles, des bruits faibles et significatifs. On définit généralement la stratégie de pointe par la capacité d’une entreprise ou d’une nation (et plus précisément son armée) à disposer d’équipements, d’outils ou de méthodes capables de fournir des alertes avancées sur des évènements en formation. La stratégie de pointe nécessite des sentinelles électroniques, des sentinelles d’un genre nouveau.</span><span id="more-2595"></span>L’histoire du sergent Schmidt dans les années 70, avec les premières photos satellites des bases russes en Allemagne et en Russie, est emblématique de l’évolution indispensable de la surveillance d’un écosystème moderne. Le sergent Schmidt avait la mission de traiter et d’analyser les clichés reçus de la surveillance d’une région de l’Allemagne de l’Est par des satellites américains<a href="#_ftn1">[1]</a>. Au fil des mois, le sergent Schmitt constatait les variations des positions des équipements logistiques de la base et des sites qu’il était chargé de suivre. Savoir que le nombre de tanks ou de véhicules de transport de troupes était passé du simple au double pouvait être intéressant mais pas décisif si on ne savait pas où s’évaporaient les équipements en question lors de leurs mouvements. Il eut l’idée de demander à recevoir les clichés de plusieurs bases sur des étendues territoriales plus vastes. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour obtenir une vision plus intelligible des mouvements des armées russes. Quelques mois plus tard, son Etat Major revoyait son organisation afin de pouvoir suivre la dynamique les flux d’équipements transitant d’une base à l’autre. A la place d’une vision réductrice, binaire des évènements, l’armée américaine disposait d’une vision dynamique des mouvements d’un possible adversaire. Un peu partout dans les entreprises et dans le monde des affaires comme dans celui de la guerre, la surveillance des flux devenait primordiale :<em> la stratégie de pointe imposait des moyens de surveillance avancés.</em></p>
<p style="text-align: justify;">La nécessité d’améliorer les perceptions et l’analyse d’évènements en formation va donner une impulsion particulière au développement d’objets ou d’applications capables de surveillances furtives. Dans les années à venir il faut s’attendre à la dissémination dans des lieux sensibles d’objets d’apparence insignifiante et dotés d’un minimum d’intelligence afin de recueillir des informations. Ce seront des informations de position, d’évaluation de forces, de recueils de renseignements divers. Des objets passifs, difficiles à déceler, capables de télécharger leur moisson vers des objets tout aussi discrets capables de les activer et de relayer leurs renseignements sur plusieurs milliers de kilomètres. Rappelons qu’un objet dit intelligent doit être capable de s’identifier et disposer d’une source d’énergie lui permettant une autonomie importante. Ses capteurs plus ou moins sophistiqués peuvent analyser une température, une lumière plus ou moins intense, des odeurs ou des vibrations (pollution ou signalement de véhicules de passage par exemple), mais aussi d’intercepter des sons particuliers et d’enregistrer une communication. Afin de faciliter leur furtivité, leur émission doit envoyer des flux de données soit en flash, soit en flux limité, vers des relais moins exposés. Avec le développement de « l’internet des objets », l’exploitation d’objets furtifs, dotés d’intelligence et de capacité de communication locale n’est pas en soi une nouveauté. Par contre la conception et la diffusion d’objets virtuels, numériques ayant ces mêmes capacités illustreront une percée significative dans l’art de la guerre numérique et de l’espionnage industriel. <img class="alignleft size-full wp-image-2609" title="teteatete1" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/teteatete1.gif" alt="" width="280" height="189" />Car, au-delà des applications des objets dits intelligents à des fins de surveillance, nous allons assister au développement des  simuls c&#8217;est-à-dire des représentations humaines circulant dans les réseaux sociaux. Ces simuls, incarnation de services d’accueil ou même de prestations simples seront le fait d’avatars. Vos appels vidéo seront pris en charge par des simulations de vous-même, d’une secrétaire, d’un praticien quelconque empêché de vous prendre en direct… ou ne le souhaitant pas. Doté de capacités plus ou moins élaborées, cet avatar de majordome sera ou deviendra un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique">objet sémantique.</a> Un avatar sémantique n’est plus simplement un objet passif qui réagit à des stimuli particuliers. Il devient capable de faire des relations entre des objets, des mots ou encore des personnes et différents évènements. C’est ainsi que la sémantique permet de donner du sens à un ensemble de données en apparence disparates. En d’autres termes, notre sergent Schmidt  a trouvé un compétiteur capable d’explorer et d’analyser un ensemble de données à une vitesse effrayante. Notre avatar sémantique est un objet expert en <em>data mining</em>, en exploration de bases de connaissances. Les utilisateurs avancés communiqueront vocalement avec des avatars d’eux-mêmes vivant dans les ordinateurs afin d’obtenir des réponses pour des recherches avancées. Un jour ces avatars de vous-même, d’un ami ou d’un visiteur, communiqueront entre eux. Vous avez bien lu. Au milieu du siècle, ce ne seront plus seulement les objets matériels qui échangeront entre eux mais aussi leurs avatars sémantiques incarnant des personnages réels. Ils communiqueront entre eux des informations au travers des réseaux intelligents. Mise à jour automatique, mise à niveau d’un suivi spécifique d’une entreprise, d’une innovation, ou traçage de l’avatar d’un individu donné, seront des applications vite courantes. Mais ce qui sera vraiment nouveau à cette époque pas si lointaine ce seront les capacités d’une équipe d’informaticiens à circonvenir ces avatars sémantiques pour les « retourner » à leur profit. L’avatar sera modifié à l’insu de son propriétaire pour délivrer des renseignements sur ses activités. Il pourra l’être au point de participer à une opération de désinformation. Des avatars seront créés pour devenir de véritables leurres afin d’extorquer des informations à des individus ou à des services mal avertis et protégés. Les informaticiens de la prochaine génération devront s’habituer à prévoir, non seulement des pare-feux à ces fantômes virtuels mais aussi des contre-mesures afin de manipuler à leur tour l’avatar espion. La guerre électronique ne fait que commencer. Et ceux de nos responsables qui en sont encore à s’inquiéter des virus pouvant infester leurs ordinateurs me semblent aussi obsolètes que l’étaient les généraux des années 30 qui imaginaient la ligne Maginot comme la meilleure solution face à des tentatives de pénétration des méchants envahisseurs.</p>
<p><strong>Une autre approche, une vision des applications des avatars sémantiques tout aussi dérangeante par Bernard Nadoulek. </strong><a href="http://www.nadoulek.net/Avatars-semantiques.html">http://www.nadoulek.net/Avatars-semantiques.html</a><strong> </strong>et <strong> </strong><a href="http://www.nadoulek.net/Pourquoi-parler-avec-une-machine.html">http://www.nadoulek.net/Pourquoi-parler-avec-une-machine.html</a></p>
<p><strong> </strong></p>
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> A l’époque les américains avaient réussi une percée significative dans le renseignement de la photographique avec le lancement du satellite Keyhole 11. Pesant 11 tonnes KH11, plus tard KH12, utilisait pour la première fois un dispositif de digitalisation des images d’excellente qualité et téléchargées vers les ordinateurs de l’armée au sol.</p>
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		<title>Bureau Virtuel: Être un “pro” de l’intermédiation électronique</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 13:12:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Modes d'organisation]]></category>
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		<description><![CDATA[Mettre un bureau virtuel à disposition n’est plus très difficile. Le plus difficile reste à faire : maîtriser les langages et les pratiques spécifiques à toute activité coopérative distante. Dans une équipe de travail distante, tout va devenir important. La langue, le rôle des documents et des mots utilisées, les représentations formelles ou les modélisations de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong></strong><span style="color: #003300;">Mettre un bureau virtuel à disposition n’est plus très difficile. Le plus difficile reste à faire : maîtriser les langages et les pratiques spécifiques à toute activité coopérative distante. Dans une équipe de travail distante, tout va devenir important. La langue, le rôle des documents et des mots utilisées, les représentations formelles ou les modélisations de procédures, les arbitrages fonctionnels etc.… La limite des retombées d’une démarche de progrès en réseau tient aux délicats équilibres entre le temps dédié au travail distant et le temps dédié aux rencontres physiques. </span><span id="more-2580"></span>En d’autres termes, au fur et à mesure que les documents et les données se structurent, il faut passer du distant au présentiel. Les négociations finales doivent se faire « face to face ». Différemment, les discussions d’échanges d’idées informelles peuvent s’établir et bien fonctionner en mode de travail collaboratif sur de longs délais. Il suffit d’avoir travaillé un peu sérieusement avec un fournisseur de prestations distantes, par exemple un webmaster qui gère et anime les contenus de votre site ou l’informaticien qui assure les développements de vos applications pour avoir une idée concrète des difficultés rencontrées. Les envois d’ordres sont immédiatement et régulièrement suivis de demandes de précisions auxquels vous étiez loin de penser. Cela vous semblait si naturel et facile. Et bien cela ne l’est pas. Expliquer, convaincre, décrire, coordonner des méthodes communes, définir des objectifs ou des résultats, contrôler, n’ont rien de faciles sur un réseau. En face à face, un croquis, un exemple, une précision qui vient d’un signal corporel parfois inconscient contribuent à faciliter la compréhension entre le donneur d’ordre et le réalisateur.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2585" title="maitriser son poste de travail" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/maitriser-son-poste-de-travail.jpg" alt="" width="302" height="281" />Comme les outils qui lui sont dédiés, le travail collaboratif, et ses différentes variations, s’apprennent aussi. Les pratiques du travail en réseaux ne marchent qu’après être passé par une mise en train indispensable. C’est comme d’apprendre à faire du vélo. Il faut apprendre aux salariés l’usage des médiateurs électroniques puis leur laisser la liberté de vagabonder un peu. L&#8217;École Supérieure de Commerce de Paris (ESCP) a mené, en 1995, une recherche sur les caractéristiques du management à distance à travers des entretiens avec des ingénieurs commerciaux d’IBM-France pratiquant le télétravail. Il s’agissait de voir comment le manager remplit son rôle de manière efficace lorsque ses subordonnés se trouvent à distance et utilisent un mode de communication autre que verbal<a href="#_ftn1">[1]</a>. Chaque rôle a été décliné en actions; par exemple celui de leader en diriger, motiver, conseiller, critiquer, évaluer. Puis chaque personne a indiqué comment ces actions s&#8217;exerçaient dans le contexte du nomadisme électronique : entretiens en face-à-face, réunions collectives, messagerie électronique (ou autre médiatisation informatique: <em>groupware</em>, Internet, etc.), téléphone, courrier interne (support papier). Le mode de communication verbal et de proximité restait le plus utilisé par les managers et par les ingénieurs commerciaux pour exécuter les différentes actions définissant leurs rôles. Le mode verbal (face-à-face et téléphone) reste encore largement majoritaire à l’époque (autour de 55%). Plus de la moitié des managers et des ingénieurs commerciaux interviewés (respectivement 57% et 60%) exerce cinq rôles : leader, observateur actif, diffuseur, entrepreneur ou négociateur ; “aussi bien” dans un contexte de nomadisme électronique qu’auparavant. L’observateur actif pour des fonctions de veille marketing, commerciale, stratégique, comptes rendus, fait essentiellement appel à la messagerie électronique. <em>Les actions de recueil d’informations internes ou externes à l’entreprise ou sur des idées et des tendances, privilégient clairement la messagerie électronique, donc le mode d’interaction écrit et à distance </em>(ce qui nous intéresse ici)<em>.</em> Par contre, l’action “exercer des pressions” tend à privilégier l’entretien en face-à-face. Pour la majorité des personnes interrogées la relation électronique n’a pas eu d&#8217;impact négatif sur la qualité de l’exercice des rôles managériaux. On retrouve ici les conclusions auxquelles étaient parvenues d’autres études datant de la fin des années 1970. La messagerie électronique sera souvent retenue pour des informations “objectives”, qui font peu (voire pas du tout) appel aux émotions, où il n’existe aucun enjeu de pouvoir, alors qu’une préférence pour le face-à-face et le téléphone va se manifester dès que la nature de l’information échangée a un caractère plus “subjectif” et implique un jugement de valeurs. La téléconférence convient mieux aux situations de coopération ; discussions, coordination, suivi d’un projet, etc. qu’aux situations conflictuelles: négociations, persuasion, règlements de désaccords. Cette analyse n’a pas vieillit. <em>Résultats : Bureau virtuel ou pas, toutes les interactions interpersonnelles impliquant une forte “subjectivité”, un jugement de valeur ne doivent pas être médiatisé par ordinateur, car elles ne seront pas efficaces.</em> A bon entendeur, salut !</p>
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> Sergio Vasquez-Bronfman, “Le management dans un contexte de télétravail ”, Second Festival européen du télétravail et des télé-activités, 20-22 mars 1997, Serre Chevalier, Systémia 1997.</p>
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		<title>« Certes, mais il fallait y penser ! »</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 10:29:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Ettighoffer</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est ce que -selon nos livres d&#8217;histoires- répondit Christophe Colomb à ses détracteurs qui estimaient que trouver l’Amérique n’avait pas été si difficile. Il leur demanda en réponse de faire tenir un œuf debout puisque c’était si facile. Aucun n’y parvint. Prenant un œuf dur, Christophe Colomb posa la base de l’œuf légèrement écrasé sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #003300;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2568" title="oeuf-de-colomb-illustration" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/oeuf-de-colomb-illustration-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />C’est ce que -selon nos livres d&#8217;histoires- répondit Christophe Colomb à ses détracteurs qui estimaient que trouver l’Amérique n’avait pas été si difficile. Il leur demanda en réponse de faire tenir un œuf debout puisque c’était si facile. Aucun n’y parvint. Prenant un œuf dur, Christophe Colomb posa la base de l’œuf légèrement écrasé sur la table. « <a href="http://locationsibiza.free.fr/site_en_francais/L%27oeuf%20de%20Christophe%20Colomb.htm">Quoi de plus facile</a> ! » s’écrièrent–ils. « Certes mais il fallait y penser » répondit-il en les quittant.</span><span id="more-2567"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Alessandro Mendini</em> est directeur artistique des montres <em>Swatch</em>, un objet très ordinaire soumis à une très forte concurrence. Il a fait venir des designers du monde entier qui viennent se frotter à un sévère cahier des charges pour faire tenir des idées originales sur un cadran de montre. Ici, la grande originalité de <em>Swatch</em> est d’avoir démontré que, plus que son savoir faire industriel ce sont les idées venues du monde entier, venues de métiers et de cultures diverses qui ont fait le succès des collections de la marque. Facile ? Il fallait y penser ! Même sur des marchés difficiles voire saturés, des chefs d’entreprises peuvent conduire des stratégies s’appuyant sur l’innovation pour en faire un atout de leur pénétration sur les marchés. Lors de la perte par quatre des parts de marchés des salles de cinéma suite aux succès de la télévision et du cinéma à domicile, quelques pionniers ont inventé d’immenses salles multiplexes qui ont fait revenir les spectateurs. Plus confortables, disposant d’équipements visuels et sonores incomparables, proposant une gamme de films et de services dérivés importante, les complexes de loisirs dédiés au cinéma sont une réussite qui fait le tour du monde. Il fallait y penser !</p>
<p style="text-align: justify;">Les confrontations stratégiques à venir se déplacent vers les capacités des organisations à inventer. Il suffit de visiter certains sites d’entreprises sur internet pour y trouver une rubrique qui n’existait pas encore récemment : celle des innovations. Autrefois très discrètes, les informations valorisant la participation des entreprises à des avancées techniques, les investissements consentis à la R&amp;D, à ses retombées pratiques, sont mieux mises en valeur. Une communication utile à la fois pour les actionnaires et les partenaires actuels et à venir mais aussi une belle façon de contribuer à l’attractivité de la firme auprès de chercheurs talentueux. Innovascope publiait en février 2005 un rapport sur les politiques d’innovation des grands groupes. A partir de 166 rapports d’activités, cette étude mettait schématiquement en évidence une préoccupation plus significative des groupes cités dans l’étude « <em>de mieux prendre en compte l’innovation comme un levier stratégique de leur développement </em>»<a href="#_ftn1">[1]</a>. En outre, avec la financiarisation croissante des connaissances, des expertises et des licences, nous voyons se multiplier les initiatives en mesure de favoriser les transactions et de constituer un peu partout dans le monde des plates formes de <a href="../../../../../1947/developper-la-commercialisation-de-notre-matiere-grise">commercialisation</a> ou d’échanges d’idées et de savoirs. Plus que jamais les batailles du futur sont celles de la matière grise et des idées originales. Idées issues du brassage et du métissage des cultures, des expériences et des savoirs de multiples acteurs. Reste à maitriser les méthodes et les techniques les mieux à même de faire germer des idées dans les endroits ou les circonstances les plus inattendues. Les entreprises américaines les plus en pointe ont mis en place des réseaux de « jardins d’idées » afin de favoriser la créativité de leurs collaborateurs et de leurs alliés<a href="#_ftn2">[2]</a>. On pourrait imaginer un écosystème dédié, une sorte de parc des idées. Pour le lancer, peut-être pourrions-nous nous inspirer de la méthode du « happening » festif choisie par la ville de Singapour ? En novembre 2002, elle mobilisait quelques 8000 habitants durant une semaine dans un même lieu. Pourquoi ? Pour chercher des idées. Sur quoi ? Eh bien sur tout ! Ce challenge consistant à inviter des gens à imaginer des idées sur des tas de sujets au choix est désormais inscrit au <em>Livre Guinness des Records</em>. Plus de 800 000 idées ont été proposées durant cette semaine. Bien sûr, elles sont inégales, bien sûr, elles ne seront pas toutes mises en pratique. Mais imaginez les liens qu’ont permis ces libres séances de remues méninges ?! Toutes les personnes présentes ont vécu une expérience unique faite de stimulation, d’émulation bon enfant. Une sorte de voyage dans l’imaginaire à la fois individuel et collectif bien moins frustrant que des réunions pseudos rationnelles que nous vivons dans nos entreprises. Imaginez maintenant que nous disposions d’un incubateur virtuel où se brasserait ces idées venues de tous les horizons. Une sorte de parc virtuel où se retrouverait, comme dans les jardins d’idées américains, des fleurs ou des abeilles qui viendraient fertiliser les trouvailles ou les propositions des uns ou des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-2571" title="innova" src="http://www.ettighoffer.fr/IM/innova-300x137.jpg" alt="" width="300" height="137" />L’innovation participative est le mot clé des tendances actuelles. L’innovation est d’abord un état d’esprit. Une liberté de l’esprit insuffisamment stimulé, pourtant la créativité doit devenir une œuvre, une posture collective, un acte participatif à la vie sociale et économique de l’entreprise. La dilution de la matière grise, la dispersion des compétences, la transversalités des savoirs, nécessite de faire se frotter ensemble des pratiques et des connaissances spécifiques et de favoriser la pollinisation des idées et des pratiques, la fertilisation croisée des idées. Que ce soit dans l’ameublement, l’automobile ou l’équipement des habitations, il devient indispensable d’investir en recherche &amp; développement pour trouver des concepts, des composants, des matériaux, des couleurs qui participent à la différenciation des produits. Créatif, le mot clé qui faisait déjà fureur au début des années 70 revient en force avec ses ateliers de créativité. Savoir faire phosphorer ses équipes semble être l’impératif du moment. Il s’agit de se démarquer de son concurrent, de résoudre intelligemment et surtout économiquement des problèmes parfois complexes comme celui consistant à trouver un ingénieux système de portage des matériaux sur les piles du pont de Millau en France. Des concours d’idées mobilisant des régions entières, des quartiers ou des villes vont entrer dans la compétition des idées qui enrichissent l’expérience, apportent des économies d’énergies, répondent à des problèmes pratiques. Sous l’impulsion de son maire, la ville de Malaga a lancé un groupe de créativité associant plusieurs acteurs comme des entreprises, des investisseurs et des scientifiques (un «brainet» intitulé e-27, composant  un groupe de réflexion en réseau) afin de développer un important complexe scientifique et technologique dans la région Andalouse. Financé pour l’essentiel par le secteur privé, il a permis la création de 9 000 emplois très qualifiés depuis sa création en 1992. Dans les années 90, j’ai inventé et lancé l’incubateur virtuel « e-business Génération », puis j’ai travaillé sur le projet de la « bourse aux idées ». Ce projet n’a jamais vu le jour… pas de partenaires, ni de financiers intéressés. Peut être, enfin, trouverons nous avec le développement de l’économie immatérielle, les ressources et les acteurs en mesure de faire entrer la France dans le commerce des idées. Un rêve… mais il faut y penser !</p>
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> <a href="http://www.innovascope.fr/">http://www.innovascope.fr/</a></p>
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<ul>
<li><a href="#_ftnref2">[2]</a> Pour connaître les méthodes de gestion des jardins d’idées vous pouvez vous procurer le chapitre “<em>Anticiper, le futur a de l’avenir !”</em> du livre <a href="http://dunod.ebrochure.fr/netbrain/page7.html">“<em>Netbrain, les Batailles des Nations Savantes</em>”</a> (éditions Dunod 2008) premier prix du club de l&#8217;Economie Numérique. Il est accessible ici <a href="http://www.ettighoffer.com/fr/livres/formnetbrain.html">http://www.ettighoffer.com/fr/livres/formnetbrain.html</a> Ce chapitre traite spécifiquement de la création d’un capital immatériel et de sa valorisation dans les entreprises en s’appuyant sur leurs ressources humaines.</li>
</ul>
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