C’est ce que -selon nos livres d’histoires- répondit Christophe Colomb à ses détracteurs qui estimaient que trouver l’Amérique n’avait pas été si difficile. Il leur demanda en réponse de faire tenir un œuf debout puisque c’était si facile. Aucun n’y parvint. Prenant un œuf dur, Christophe Colomb posa la base de l’œuf légèrement écrasé sur la table. « Quoi de plus facile ! » s’écrièrent–ils. « Certes mais il fallait y penser » répondit-il en les quittant. Lire la suite


L’ensemble des innovations soumises aux entreprises sont le fait de métissage d’idées, de savoirs, d’expériences ou de transferts technologiques qui ont toutes pour dénominateur commun d’être sorti du cerveau d’un nombre croissant d’individus collaborant ensemble. Le saut créatif dépend moins de la connaissance acquise que de la capacité à poser en permanence sur le monde qui nous entoure un regard de curiosité et de questionnement permanent. 

L’utilisation croissante de la créativité des personnels ne manque pas de poser la question de savoir s’il faut récompenser et comment ? Quelques sociétés incluent un programme de récompense dans leur système de gestion d’idées. Sur la base Innovaccor du groupe Accor, sur plus de 10 000 propositions d’idées, 33% ont été récompensées et mises en place. Le salarié qui voit son idée mise en œuvre reçoit une récompense allant de 1 à 60 points (1 point équivaut à 1 heure de salaire du pays). Parmi elles, une centaine de bonnes pratiques sont consultables en sept langues sur le site. Un directeur adjoint d’un hôtel Ibis a eu l’idée de faire éteindre les télés par les femmes de ménage lorsqu’elles font les chambres. L’idée a été estimée génératrice d’une économie potentielle de 300 000 euros /an. Un autre Ibis en Allemagne, en relation avec ses équipes marketing, a proposé à ses clients de jouer le prix de leur chambre aux dés. Cette initiative, limitée dans le temps, avait pour objectif d’accroître la notoriété d’Ibis en Allemagne.